Ligue 1 / St Étienne - OL : L'OL a le feu... Vert...

samedi 31 octobre 2009

Lyon et Saint-Étienne n'ont pas préparé au mieux ce 98ème derby de l'Histoire. L'équipe lyonnaise reste sur deux défaites retentissantes en Ligue 1, et compte bien retrouver de l'allant et de l'efficacité ce week-end. Les Verts restent eux aussi sur deux défaites consécutives, contre Montpellier (2-1) et Valenciennes (2-0). Autant dire que ce derby arrive à point nommé pour les deux équipes, qui tiennent à se relancer le plus rapidement possible. Saint-Étienne est au bord de la relégation, Lyon au bord du podium. Voici un match qui reste un grand classique de la saison, et plus que jamais un match à réel enjeux.

OL : Un état d'esprit à reconquérir.
Interrogé par le Progrès en début de semaine, Sidney Govou, le capitaine lyonnais, ne mâchait pas ses mots au surlendemain de la déconvenue niçoise: « il faut vite oublier ce match et surtout en tirer les conclusions, notamment sur l'état d'esprit qui a été un peu moyen en début de match ». Le natif du Puy-en-Velay a parfaitement résumé le mal qui ronge l'OL depuis peu : l'état d'esprit. C'était autrefois la force de l'OL, qui gagnait sur des terrains à la limite du praticable, dans des configurations de match négatives ou face à des adversaires sur-motivés. Mais aujourd'hui, le groupe lyonnais, rajeuni par les nombreuses blessures, manque de maturité, d'expérience, de force de caractère. Il est impératif de retrouver cet état d'esprit à la veille de ce déplacement à Geoffroy-Guichard.
Les lyonnais semblaient pourtant avoir retrouvé cette vertu, avec preuve à l'appui des matchs comme ceux de la Fiorentina (1-0) ou la réception de Toulouse (2-1). Mais Sochaux et Nice ont révélé des faiblesses mentales de retour dans l'équipe.

Saint-Étienne : Vaincre le signe indien.
Saint-Étienne n'a plus battu l'Olympique Lyonnais à Geoffroy-Guichard depuis 16 ans. C'est une éternité pour des supporters verts en quête de victoire face à son meilleur ennemi rhodanien. Battus 1-0 la saison passée (but de Benzema), les hommes d'Alain Perrin ont toutefois réduit l'écart de niveau d'avec les Septuple Champions de France lors des dernières confrontations. En effet, eu égard aux scores parfois flatteurs, aucune victoire lyonnaise ne s'est faite dans la facilité au Chaudron. Les difficultés stéphanoises sont semblables aux difficultés lyonnaises en terme de blessures : Ilan, Planté, Varrault, Sanogo, Perrin, Dabo et Monsoreau sont tous passés par l'infirmerie au cours de la semaine dernière. Après un début de saison très délicat (4 défaites et 1 victoire lors des 5 premiers matchs), les Verts ont par la suite su hausser leur niveau de jeu, face à Monaco (2-1) et Bordeaux (3-1). Des « matchs référence » autour desquels le groupe d'Alain Perrin va essayer de s'appuyer samedi soir, pour vaincre le signe indien.

Ce derby s'annonce donc explosif dans un stade de Geoffroy-Guichard comble. Deux équipes en manque de confiance et qui chercheront à s'imposer à tout prix, Saint-Étienne pour s'éloigner de la zone de relégation, l'OL pour rester au contact du leader Bordelais. L'OL à tout à gagner d'une victoire dans le Chaudron, car Bordeaux-Monaco opposera les deux leaders de la Ligue 1, l'une des deux équipes perdra donc des points, si ce n'est les deux formations (en cas de match nul). Demain, malgré tout les antécédents et les discordances entre les deux clubs, les Verts et l'OL auront un objectif commun : la victoire.


Mikhaël Defoly
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Tennis, les résultats du GPTL

mercredi 28 octobre 2009

Le Grand Prix de Tennis de Lyon existe depuis 1987. Peu mis en valeur du point de vue médiatique, il a souvent accueilli des "pointures".
Cette année les internationaux n'ont pas vraiment souhaité faire le déplacement mais le public aura la possibilité de voir évoluer Santoro, Clément ou encore Tsonga qui, bien qu'en petite forme, n'a pas l'intention de faire de la figuration.


Les résultats du 27 octobre :
Marc GICQUEL (FRA) bat Jérôme HAEHNEL (FRA) 6/1 6/4
Kevin ANDERSON (RSA) bat Simon GREUL (GER) 6/4 4/6 7/6
Michael LLODRA (FRA) bat Lamine OUAHAB (ALG) 6/1 6/2
David GUEZ (FRA) bat Rajeev RAM (USA) 6/2 6/4
Ivan LJUBICIC (CRO) bat Martin VASSALLO ARGUELLO (ARG) 6/3 6/4
Albert MONTANES (ESP) bat Fabrice SANTORO (FRA) 6/4 6/4
Benjamin BECKER (GER) bat Paolo LORENZI (ITA) 6/2 6/2
Jo-Wilfried TSONGA (FRA) bat Kevin KIM (USA) 7(5)/6 7(5)/6
Arnaud CLEMENT (FRA) bat Oscar HERNANDEZ (ESP) 6/1 6/3

Les matchs de jeudi 29 octobre :
Ivan Ljubicic (CRO) - Nicolas Kiefer (ALL)
Paul-Henri Mathieu (FRA) - Marc Gicquel (FRA)
Michaël Llodra (FRA) - Juan Monaco (ARG)
Arnaud Clément (FRA) - Benjamin Becker (ALL) (6-4 / 6-3)
Jo-Wilfried Tsonga (FRA) - Olivier Rochus (BEL)
Gilles Simon (FRA) - David Guez (FRA)

Les quart de finales
Arnaud Clément (FRA) -Jo-Wilfried Tsonga (FRA) (5-7 / 6-4 / 7-6)
Ivan Ljubicic (CRO) - Florent Serra (7-6 / 6-2)
Michaël Llodra (FRA) - Marc Gicquel (7-6 / 6-4)
Gilles Simon (FRA) Julien Benneteau (7-6 / 6-3)


Les demi-finales
14h: Clément - Ljubicic (2-6 / 4-6)
16h: Llodra - Simon (6-7 / 6-3 / 7-6)


Finale dimanche 1er novembre
Llodra - Ljubicic (5-7 / 3-6)
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Football / L1 NICE - OL (4-1) : C'est l'effet Vercoutre ?

samedi 24 octobre 2009

La chronique football de Mikhaël Defoly (24/10/2009)
L'OGC Nice a infligé une véritable correction à l'Olympique Lyonnais ce samedi 24 octobre (4-1). Apathiques, inoffensifs, clairement en manque de fraîcheur, les lyonnais n'ont jamais sû se montrer dangereux et capables de revenir dans la partie. Nice se donne de l'air et profite des défaites du Mans à Bordeaux (3-0), de Boulogne contre Monaco (3-1) et de St Étienne contre Valenciennes (2-0) pour sortir de la zone de relégation. Les hommes d'Ollé-Nicolle sont 14ème de Ligue 1 et font un bond en avant, tout l'inverse de l'OL qui perd deux places et se retrouve 3ème ce soir. Retour sur une claque lyonnaise ô combien surprenante.
 
L'OL, c'est le jour et la nuit.
Entre l'OL flamboyant de Liverpool et cet OL là, les supporters auront vite fait leur choix. Malheureusement, c'est sur une pelouse de Ligue 1 que le club lyonnais jouait ce soir, et l'équipe, très peu renouvelée depuis mardi (seuls Vercoutre, Gonalons et Ederson faisaient leur entrée dans l'équipe type), ne donnait pas satisfaction. Le début de match était équilibré, entre des Niçois entreprenants et des Lyonnais percutants. Makoun était d'ailleurs le premier à se mettre en action, mais sa reprise de volée passait juste à côté des buts d'Ospina, le gardien niçois. Une première occasion lyonnaise à laquelle répond le premier but de la partie : sur un double duel gagné par les Azuréens (Rémy face à Cissokho, puis Bagayoko qui passe devant Cris et reprend d'une tête victorieuse le centre de l'ancien lyonnais), Nice ouvrait la marque (1-0, 17ème).
L'OL, comme contre Sochaux, encaissait un but en début de match et se mettait dans une situation de réaction. Mais tout le mental (ou presque) parti à Anfield Road, l'OL souffrait et Nice était à deux doigts de doubler la mise à la 22ème minute, sur une action confuse entre Réveillère et Vercoutre. Les hommes de Claude Puel devenaient fébriles ; ainsi ils commettaient des imprécisions techniques et s'énervaient : Cissokho prenait un carton jaune.
L'OL allait cependant traverser une bonne période, mais ni la frappe de Makoun ni le coup-franc de Pjanic n'allaient inquiéter l'OGC Nice. Au contraire, ce sont les Aiglons qui allaient doubler la mise, et avec l'aide des lyonnais s'il-vous-plait ! Sur un long dégagement en direction des cages de l'OL, Cissokho déviait de la tête pour Vercoutre, qui ne s'emparait pas du ballon. Celui-ci filait sur l'ancien Gone (et si convoité maintenant) Loïc Rémy, qui s'enfonçait dans la surface et centrait fort à ras-de-terre devant le but ; Cissokho, revenu défendre à toute vitesse, poussait le ballon dans ses propres filets (2-0, 41ème). Un ancien lyonnais permettait à un néo-lyonnais de marquer un but, on voit là toute la solidarité du club. La mi-temps était sifflée, et le «festival Rémy» ne faisait que commencer.
 
Rémy, en véritable chef d'orchestre, exécutait une marche funèbre à son ancien club.
Loin des Chopin, Beethoven et autres Schubert, Rémy récitait tout de même une partition à en faire frémir un opéra entier. Passeur décisif sur le premier but, passeur involontaire sur le deuxième, il était dans tous les bons coups. Puel, dans un souci d'offensive, changeait son raisonnement tactique, et son équipe, en faisant sortir Cissokho à la mi-temps, remplacé par Bastos. D'un 4-3-3 classique, l'OL se transformait en un 3-5-2 inédit et ultra-offensif (Makoun, Gonalons, Pjanic, Govou et Bastos au milieu, avec Lisandro et Gomis en pointe). Cela n'effrayait nullement les hommes d'Ollé-Nicolle, qui continuaient à attaquer, forts de leurs deux buts d'avance.
Hellebuyck frappait aux buts mais ce n'était pas cadré pour l'ancien Stéphanois (50'). La première frappe cadrée des lyonnais survenait à l'heure de jeu, par Bastos qui prenait sa chance. Sans réussite. Puel continuait son raisonnement d'attaque et faisait entrer Ederson à la place de Gonalons (66ème). Seul bémol : l'équipe, dépourvue d'une défense stable, allait encaisser un troisième but sur un contre Niçois. A la 69ème minute de jeu, Mounier servait Hellebuyck qui n'avait plus qu'à ajuster Rémy Vercoutre pour le 3-0. Nice assommait définitivement l'OL. Ils ne s'en remettraient pas.

Opération réussie pour l'OGC Nice.
Le dernier quart d'heure était un poil plus animé, car les joueurs lyonnais voulaient, dans un semblant d'orgueil, sauver l'honneur en marquant un but. Govou y parvenait presque ; il touchait la barre des Niçois sur un centre tir involontaire (73ème). Mais le héros de ce match, Loïc Rémy, ne pouvais pas fêter pleinement ses retrouvailles avec son ancien club sans signer de son petit but (rappelons qu'il est le «Monsieur 50% des buts de Nice»). La chance et le talent lui souriait à la 75ème minute, lorsqu'il se servait d'un raté de Makoun et d'une mauvaise sortie de Vercoutre pour glisser le ballon au fond des filets vides (4-0). L'humiliation était totale pour un Olympique Lyonnais abattu.
Lyon parvenait tout de même à réduire la marque par Ederson (84ème minute, 4-1), mais c'était anecdotique ; le cœur n'y était plus. L'OL s'inclinait pour la deuxième fois de la semaine en Ligue 1, qui plus est lourdement et sur la pelouse du 19ème (avant ce match). Ollé-Nicolle et ses joueurs ont quant à eux rempli leur contrat : ils la tiennent, cette victoire de prestige !
  
Fatiguée, en manque d'imagination, de création, de mouvement, l'équipe lyonnaise paraissait bien fade. Les hommes de Claude Puel se sont empêtrés sur le terrain du Stade du Ray, endroit où ils restaient invaincus depuis la saison 1995-1996. Nice respire un peu mieux avec cette victoire, et a rendu une copie (presque) parfaite. Ils ont dominé les lyonnais dans tous les compartiments du jeu, et méritent indiscutablement leur victoire. C'est une soirée à vite oublier pour les Gones, qui ne reprendront le chemin de l'entraînement à Tola Vologe que mardi.
Quelques jours de récupération avant un marathon qui s'annonce périlleux : Marseille et Liverpool viendront à Gerland, et dès la semaine prochaine se profile déjà un fameux derby contre St Étienne : la défaite, cette-fois ci, sera interdite.
 

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L'OL se déplace à Nice le samedi 24 octobre à 19h

vendredi 23 octobre 2009

Après un milieu de semaine européen, Lyon retrouve la Ligue 1 ce week-end avec un déplacement du côté de Nice.
Toujours leaders, malgré leur défaite samedi dernier (contre Sochaux, 2-0), les Gones voudront rapidement retrouver la victoire en Ligue 1. Les Aiglons, corrigés la semaine dernière à Lorient (4-1) et 19èmes de Ligue 1, se retrouvent dans l'obligation de prendre des points et chercheront à se faire pardonner de leurs supporters. Pour cela, une victoire contre le Septuple Champion de France ne serait pas de refus, victoire qui n'est plus arrivée depuis 1995. Présentation d'un match à réels enjeux :

Un choc des extrêmes.
Nice n'était plus habitué à un tel classement depuis quelques années. Actuellement 19ème de Ligue 1, l'équipe niçoise navigue en général en milieu de tableau, comme en témoignent ses deux dernières saisons (9ème et 8ème de Ligue 1). Mais ce début de saison est raté, pour plusieurs raisons. La première, c'est le changement d'entraîneur : Frédéric Antonetti parti, c'est Didier Ollé-Nicolle, en provenance de Clermont, qui s'installait chez les Aiglons. Bien sûr ce n'est pas le changement d'entraîneur en lui-même qui reflète le classement actuel, mais le départ de l'emblématique entraîneur azuréen a été combinée à une mauvaise gestion d'effectif.
L'OGC Nice n'a pas encore stabilisé sa défense
Kanté, Rool et Hognon partis, l'OGC Nice n'a pas encore stabilisé sa défense, qui demeure du coup la pire défense de Ligue 1 (20 buts encaissés en 9 matchs). Offensivement, l'ancienne doublette lyonnaise Rémy-Mounier ne fait pas d'étincelles non plus, et « l'affaire Rémy » du mercato a fragilisé le président Maurice Cohen aux yeux des actionnaires du club. Enfin Nice est la 19ème équipe de Ligue 1 à domicile depuis le début de la saison (4 matchs, 1V, 1N, 2D). En bref, Nice, avec ce mauvais début de saison, est clairement en crise.

Six victoires pour l'OL (et deux matches nuls) en huit confrontations
Lyon est toujours leader de Ligue 1, malgré son revers la semaine dernière. A égalité de points avec Montpellier (qui se déplacera à Rennes samedi à 21h), l'OL veut rester leader à la faveur d'une victoire au Stade du Ray. C'est d'ailleurs un stade qui réussi bien aux lyonnais ces dernières années, car sur les 8 dernières confrontations en Ligue 1, ils sont repartis 6 fois vainqueur, pour 2 matchs nuls.
Les hommes de Claude Puel ont donc clairement leur chance, d'autant plus que Cris, sonné mardi soir lors d'un choc avec Kuyt, fera son retour dans le groupe. Il y aura cependant deux absents pour ce match : Hugo Lloris et Kim Källström, qui souffrent tous deux des adducteurs. L'Olympique Lyonnais est cette saison la 2ème équipe à l'extérieur, comptabilisant deux victoires et deux matchs nuls en 4 matchs disputés.

Un enjeu important pour Nice.
Le club Azuréen, s'il gagne contre l'OL aura la possibilité de passer devant quelques concurrents à la descente (tels que Lens, Boulogne et Le Mans). Ces trois clubs là auront fort à faire ce week-end, car Boulogne recevra Monaco (surprenant 4ème de Ligue 1), Le Mans se déplacera à Bordeaux et Lens recevra Toulouse. Autant dire qu'une victoire niçoise serait certainement une très bonne opération en vue du classement. Un argument qui risque donc de sur-motiver les joueurs.

Lyon cherchera a surfer sur la vague de son succès à Liverpool.
Le plus difficile pour Lyon est d'assurer la transition Ligue des Champions/Championnat de France. Car s'il brille sur la scène européenne, le club de Jean-Michel Aulas a connu un petit coup de mou à Gerland la semaine dernière, et espère bien se ressaisir. Pour cela, Lyon compte bien surfer sur la vague de son succès mardi dernier à Liverpool (2-1). Les deux héros d'Anfield, Delgado et Gonalons, sont dans le groupe. Le coach Puel, auteur (selon les dires de son Président) d'une « causerie exceptionnelle » à la pause contre Liverpool, semble lui aussi prendre confiance, et ses choix s'avèrent payant ; son coaching gagnant mardi le prouve. Mais en Ligue 1 cette année, Lyon n'a jamais vraiment été brillant, malgré son leadership. Il est temps de réaliser un match référence. Pourquoi pas au Stade du Ray ?

A la veille d'une série de matchs capitale pour le club lyonnais (St Étienne, Liverpool, Marseille), il est temps de retrouver une aisance « made in Ligue 1 ». Lyon n'est plus le patron du Championnat de France, il ne possède plus cette hégémonie hexagonale, ne domine plus son sujet comme il le faisait avant, mais Lyon gagne encore. Une victoire lui permettrait de rester leader de Ligue 1. Nice souffre en ce début de saison et prendre les 3 points face à l'OL serait le bienvenu : cela donnerait une dynamique aux joueurs, remotiverait le groupe et relancerait les Aiglons dans ce Championnat.
Plus que jamais, Didier Ollé-Nicolle compte sur ce match pour inverser les données. Il sait que, comme contre Sochaux, l'OL partait ultra-favori. Et on sait ce qu'il est arrivé...


Mikhaël Defoly



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Lyon - Sochaux (0-2) : L'OL avait la tête ailleurs...

samedi 17 octobre 2009

La chronique football de Mikhaël Defoly (17/10/2009)
Comme souvent dans le foot, tout est question de météo. Dépression, intempérie, éclaircie, soleil radieux, le moral d'une équipe de football ressemble bien souvent à un phénomène météorologique.
Des passages nuageux peuvent par exemple laisser place à un rayon de soleil (Sochaux), de la même manière qu'un ciel dégagé peut se noircir en un éclair (Lyon); c'est un peu ces brusques changements qui rapprochent le temps du football. La victoire Sochalienne (2-0) hier a sonné comme un coup de tonnerre à Gerland. Le public a grondé un temps, avant de se résigner : il est des soirs où certains éléments sont contre vous.
Retour sur un match pluvieux qui aura pourtant vu un homme, à lui seul, illuminer Gerland de son aura: Clint Eastwood, de passage à Lyon pour le Festival Lumière, donnait en effet le coup d'envoi fictif du match.

Un système lyonnais inédit... mais qui ne paye pas.
Pour ce match de reprise, très important dans l'optique du déplacement à Liverpool mardi, Claude Puel alignait d'entrée de jeu ses quatre recrues estivales (Cissokho, Bastos, Gomis et Lisandro), dans un système en 4-4-2 très peu utilisé cette saison. La défense centrale était composée de Réveillère, Cris, Toulalan et Cissokho. Le manque d'automatismes se liait à des imprécisions techniques, et Lyon était très timide dans son début de match. La première occasion était néanmoins à mettre à l'actif des Gones, mais le ballon, dégagé par Richert sur son propre défenseur (Faty), filait à côté des buts. Les deux milieux récupérateurs, Toulalan et Gonalons, participaient activement aux constructions lyonnaise, mais le pressing haut des sochaliens empêchait une bonne circulation du ballon.

Sochaux prend l'avantage au score... et sur le terrain.
Sochaux, en 4-5-1 avec l'attaquant tchèque Sverkos en pointe, soutenu par un quatuor offensif composé de Mikari, Gavanon, Nogueira et Maurice-Bellay, gênait les lyonnais. C'est alors qu'intervenait le premier but de la rencontre (17'), sur un corner tiré côté gauche. Lloris boxe le ballon qui rebondit sur Gonalons, et est repris victorieusement du bout du pied par le défenseur de sochaux Jacques Faty. Le cafouillage monstre profitait donc aux Doubistes, qui menaient 1-0 à Gerland. Lyon réagissait dans la foulée, avec une frappe de Lisandro, contrée par l'ancien lyonnais Jérémie Bréchet, reprise aussitôt par Gomis, mais le ballon filait une nouvelle fois à côté du montant de Teddy Richert (20').

S'en suivait une domination doubiste. Sverkos et Perquis inquiétaient Lloris dans les airs, l'OL répondait par Lisandro Lopez et Gomis, mais aucun des deux lyonnais ne trouvait le cadre. Lisandro, en reprise depuis une semaine, ne retrouvait pas pleinement ses sensations. Il n'était pas aussi tranchant qu'en début de saison.
L'arbitre Monsieur Thual invitait les vingts-deux joueurs à rentrer aux vestiaires, sous les sifflets de Gerland.

Le nouveau visage de l'OL.
Dès le retour des vestiaires, l'OL montrait un nouveau visage. Claude Puel procédait à un changement d'entrée de jeu, Pjanic remplaçant Delgado, assez malheureux hier soir. Immédiatement, les effets se faisaient sentir: Bastos centrait pour Pjanic, qui prenait sa chance avec une frappe croisée à ras-de-terre; le ballon passait à quelques centimètres des buts (51'). Lyon insistait et jouait en attaque-défense. Bastos, très habile en frappes lointaines, tentait d'égaliser, mais sa frappe des 25 mètres passait une nouvelle fois à côté des buts. Statistique affolante : les lyonnais n'avaient encore cadré aucune de leurs frappes (65'). Sochaux reculait petit à petit, mais la défense tenait bon malgré les assauts de plus en plus pressants des attaquants lyonnais.
Puel faisait un double changement offensif, et tentait donc pour ainsi dire « le tout pour le tout » : Lisandro était remplacé par Taffer, et Ederson prenait la place de Jean II Makoun. Peu après arrivait la première frappe cadrée des lyonnais, signée Ederson (72'), mais la première action vraiment dangereuse intervenait une minute plus tard, lorsque Taffer centrait pour Gomis, lequel était à quelques millimètres de pousser le ballon au fond des filets. A un quart d'heure de la fin du match, Bastos tapait le montant de Teddy Richert. C'était la dernière occasion lyonnaise, le signe que le match ne tournerait pas en faveur des Gones.

Un coup de grâce signé Privat.
Petit à petit, Gerland se vidait. Des spectateurs meurtris, frustrés de voir un tel spectacle, un tel jeu, un tel résultat. La toute fin de match n'était pas là pour leur redonner le sourire: le sochalien Privat, tout juste entré en jeu, trompait Lloris à la 89ème minute sur un contre (2-0). La messe était dite. Les lyonnais ne remporteraient pas ce match, ils ne remporteraient pas même le point du match nul. Une dernière frappe de Gomis (92'), largement au-dessus, finissait d'anéantir les derniers espoirs lyonnais.

Dominée, brouillonne, passive, les presque 37000 spectateurs présents hier soir à Gerland ont pu observer une triste équipe lyonnaise. Les hommes de Claude Puel se sont montrés attentistes face à une vaillante formation sochalienne. Francis Gillot et ses hommes ont quant à eux réussi leur pari : réaliser un coup à Lyon.
Petit lot de consolation tout de même pour l'OL : Bordeaux, défait à Auxerre (1-0), laisse le Septuple Champion de France à la première place du classement. Comme un symbole avant-gardiste, la pluie avait fait son apparition avant le début du match. Symbole d'une triste soirée pour la capitale des Gaules. La pluie, avant le tonnerre : une question de météo, on vous dit !

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Ligue 1, l'OL reçoit Sochaux samedi 17 octobre à 19h (*)

vendredi 16 octobre 2009

Out la trêve internationale et les parcours qualificatifs de Coupe du Monde : la Ligue 1 reprend ses droits samedi. Le leader lyonnais va réceptionner Sochaux, 14ème du championnat et espère enchaîner une septième victoire consécutive à Gerland, toutes compétitions confondues.

Sochaux ne s'est plus imposé à Gerland depuis 18 ans. Voilà une statistique qui ne va pas rassurer une formation doubiste quatorzième et en plein doute, à la veille d'un déplacement à Lyon. L'OL, quant à lui, est en pôle position, leader avec 1 point d'avance sur Bordeaux, à la faveur d'une victoire à Lens (2-0), avant la trêve. Un groupe lyonnais donc en confiance, qui va récupérer ses sept internationaux et quelques retours de blessure importants (reprise de l'entraînement pour Lisandro et Delgado...), face à une formation doubiste qui peine et est quelque peu malheureuse ces derniers temps.

Un déplacement périlleux à Liverpool
Lyon cette saison fait carton plein à domicile. Oubliée, la saison passée, ou 19 points s'étaient envolés de Gerland. Depuis début août, le constat est royal : aucun des six adversaires des lyonnais (Ligue des Champions comprise) n'est reparti invaincu de Gerland. Tous ont subi la nouvelle loi, entrée en vigueur le 15 août, et adoptée par la majorité des supporters : à défaut d'être efficace à l'extérieur, Lyon doit être Roi à domicile. Enfin, la machine doit se remettre en route samedi, avant un déplacement périlleux à Liverpool mardi.

Sochaux quant à lui fait un début de saison irrégulier. Timoré diront les moins contrariants. Toujours est-il qu'il est bien difficile de cerner cette équipe. Vainqueur lors de la première journée à Auxerre, le groupe sochalien s'est depuis incliné à 5 reprises, dont 3 fois à l'extérieur (à Montpellier, Lille et Nancy), pour seulement 2 victoires supplémentaires. Des statistiques insuffisantes, au moment où les hommes de Francis Gillot tenteront de se relancer face au leader du Championnat.

Lyon-Sochaux, c'est un match comptant pour la 9ème journée de Ligue 1, une rencontre déséquilibrée si l'on en croit le classement, et qui risque donc, à l'instar de ces dix dernières années, de tourner à l'avantage des Gones. Mais attention au FC Sochaux Montbéliard qui vient à Lyon avec une idée précise en tête : l'emporter, pour enfin lancer son début de saison. Alors, après les défaites de Valenciennes, Nancy, Lorient, Toulouse, la Fiorentina et Anderlecht à Gerland, quid de Sochaux ?

Mikhaël Defoly
(*) Michaël Defoly est le nouveau chroniqueur "football" de LYonenFrance. Vous le retrouverez désormais régulièrement dans nos pages Sports accessibles directement sur http://www.LYon-Sports.fr


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Rugby, deux semaines de pause !

dimanche 4 octobre 2009

La chronique Rugby de Romain Blachier (04/10/2009)


Le TOP 14 va fermer deux semaines. Mais rassurez-vous, on ne sera nullement privé d'ovales ces deux prochains samedi et dimanche.

Point du tout. D'ailleurs les lyonnais qui jouent un degré en-dessous jouent contre Auch. Pour l'élite on va voir nos toulousains, clermontois et autre perpignanais se jetter dans d'accueillants bras ecossais, anglais, irlandais ou italiens...

Avant de fermer le bar, les berjalliens ont largement dominé des albigeois dont le peu de ballons propres montre un niveau trop juste pour l'élite.

Albi semble condamné à être collé au plancher avant une inévitable relégation. A leurs côté, un rang juste au-dessus, de très ennuyeux montpelliérains...

C'est en tout cas l'aventure du courage qui continue pour Bourgoin et on ne pourra que s'en féliciter, avec de jolies fulgurances comme les éclairs de Benjamin Boyer, qui risque de suivre le chemin de Parrat (présent au stade ce vendredi pour saluer ses amis) et aller exercer son génie sous d'autres cieux en fin de saison...

Courage les gars, l'usure n'est jamais loin, même des coeurs les plus vaillants.


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