15ème journée de Ligue 1 / L'OL veut prendre les Rennes de la Ligue 1.

dimanche 29 novembre 2009

Ce soir, dimanche 29 novembre à 21h, l'OL reçoit Rennes à Gerland. Troisièmes de Ligue 1, les hommes de Claude Puel ne sont qu'à un point du leader Auxerrois, battu hier par Paris (0-1).
Le Stade Rennais, quant à lui 10ème, peut enchaîner une deuxième victoire consécutive en Ligue 1 et se rapprocher du podium. Mais après le nul à Grenoble (1-1) et la défaite contre la Fiorentina (0-1), les lyonnais comptent bien retrouver le goût de la victoire ce soir.

Lyon veut être Champion d'Automne.
C'est ce qui est ressorti de la conférence de presse de Claude Puel samedi matin. Annonçant dans un premier temps qu'aucun objectif n'avait été fixé jusqu'à la trêve, le coach olympien a néanmoins tenu à s'accrocher à cette formule : « Si nous pouvons être en tête (nldr: à la trêve hivernale), tant mieux ».
Car l'OL, qui reste sur 5 points pris lors des 5 dernières journées, va aborder un calendrier favorable, avec 4 matchs à domicile pour seulement 2 à l'extérieur. Si Gerland redevient la forteresse imprenable de ces dernières années, l'OL aura donc de grande chances de terminer leader fin décembre. Et histoire de passer Noël avec tranquillité, la dynamique espérée doit débuter dès ce soir, face au Stade Rennais.
Mais ce n'est pas l'adversaire le plus facile qui est proposé aux lyonnais. Rennes, à Gerland, reste sur 4 matchs sans défaites, la dernière victoire lyonnaise remontant à la saison 2004-2005 (2-1). Les deux dernières saisons, l'OL menait avant de se faire égaliser dans les derniers instants du match (1-1 et 1-1). Et l'ombre de John Utaka, auteur d'un triplé pour une claque rennaise infligée aux lyonnais en 2005-2006 (4-1) traîne encore à Gerland. On vous rassure, Utaka n'est plus dans les rangs rennais. Mais le club breton, réputé pour avoir l'un des meilleurs centres de formations, a parfaitement comblé ce départ, et voit cette année l'explosion de Gyan. Ce sera d'ailleurs pour Claude Puel l'un des hommes à surveiller de très près ce soir. « C'est un buteur qui fait des différences. Il est véloce, percutant » argumentait Puel.

Mal en point en défense, l'OL enregistre des retours importants.
L'Olympique Lyonnais, contraint à des défenses expérimentales chaque week-end suite aux nombreuses blessures dans son effectif, sait que la mauvaise dynamique actuelle est en grande partie dûe à la défense. Car Hugo Lloris, qui brille à chaque rencontre, ne peut pas éternellement sauver les Gones. On avait vu les prémisses de grands errements défensifs contre l'OM (5-5), confirmés par le match à Grenoble et celui à Artemio Franchi contre la Fiorentina. Mais la bonne nouvelle vient de quelques retours de blessures importants. Ainsi, Gomis est opérationnel et Réveillère revient dans la groupe. Les deux lyonnais devraient être suivi dans le courant de la semaine prochaine par Bodmer et Gonalons. Clerc quant à lui devrait revenir un peu plus tard à la compétition. Ces retours tombent à pic pour l'OL, qui dans les prochaines semaines s'apprête à affronter Bordeaux, Lille et Monaco.
Claude Puel va donc pouvoir ranger sa truelle et son ciment, « Monsieur Bricolage » va retrouver une défense type d'ici très peu de temps.

Rennes pour enchaîner.
Les Rennais, auteurs d'un bon début de saison (ils étaient 4èmes de ligue 1 à la 6ème journée), ont peu à peu perdu pied, et ont descendu les marches du Championnat au fil des contre-performances. Les dernières en date ? Des défaites sévères contre Valenciennes (3-0) et à Toulouse (3-2), qui ont placé le club breton à la 12ème place de la ligue 1 début novembre. Mais les hommes de Frédéric Antonetti ont connu un sursaut d'orgueil la semaine dernière, et se sont relancé face au Mans (2-1). Trois points qui ont fait du bien à Rennes, mais le coach Antonetti ne veut pas se reposer sur cette seule victoire.
« Il faut faire une série pour que la confiance revienne complètement » déclarait l'ancien Niçois. Et la série ne compte pas s'arrêter à Gerland, où les Rennais arriveront ce soir avec une motivation énorme.
« Je commence à bien connaître mon groupe. On a une équipe compétitive et on va tout faire pour obtenir un bon résultat à Lyon. Il faudra un très bon Rennes ». Voilà les lyonnais prévenus, Rennes en vient pas ce soir pour faire de la figuration. Mais le club arrivera cependant en mauvaise posture au niveau de l'effectif, où quatre joueurs clés manqueront à l'appel. Kader Mangane, qui apporte sa puissance athlétique, et Jérôme Leroy sa qualité technique, ne seront pas sur la pelouse ce soir.
Le gardien Nicolas Douchez est quant à lui très incertain après un choc à l'entraînement survenu samedi, et Jimmy Briand a repris avec la CFA mais n'est pas encore opérationnel pour le haut niveau.
Ce point noir ne doit cependant pas empêcher Rennes de réaliser ce qu'il souhaite entreprendre : poursuivre sa bonne série, entamée la semaine dernière, afin de se rapprocher du podium, et pour enfin faire enfin valoir son statut d'outsider.

Lyon doit donc s'attendre ce soir à une belle opposition. C'est un match difficile qui se présente, après deux 2 contre-performances en Ligue 1 et Ligue des Champions. Aussi, les lyonnais vont devoir rester concentré jusqu'au bout, face à une formation qui nous a habitué à scorer contre l'OL dans les derniers instants. Claude Puel faisait hier appel à des qualités morales et mentales a retrouver et conserver. Du côté des Bretons, l'objectif est clair : à l'image de Sochaux, ou plus récemment de l'OM, les hommes de Frédéric Antonetti savent que l'OL n'est plus maître en Ligue 1 et qu'il y a possibilité de réaliser un coup à Gerland. Entamer une belle dynamique et confirmer les statistiques, tel est l'objectif du Stade Rennais. Ce soir, Lyonnais comme Rennais peuvent donner un vrai coup d'accélérateur à leur début de saison.



Mikhaël Defoly


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Fiorentina / Olympique lyonnais : l’OL perd la tête en Toscane.

mercredi 25 novembre 2009

Après la défaite de l’Olympique Lyonnais le mardi 24 novembre face à la Fiorentina (1-0), les Italiens se qualifient et passent en tête du groupe. L’OL est pour l’instant deuxième, mais aussi qualifié. Liverpool est donc passé à la trappe, malgré sa victoire contre Debrecen (1-0) ; la trappe, c’est l’Europa League cette saison. Petit résumé du match.

L’Olympique lyonnais se déplaçait en Toscane pour consolider sa première place du groupe. C’est raté pour le club de Jean-Michel Aulas, qui s’est incliné au stade Artémio Franchi (1-0), avec un but sur penalty de Vargas. Le penalty sifflé, bien que discutable, donnait un avantage pourtant mérité à la Viola. En effet, les hommes de Cesare Prandelli rentraient bien dans le match et se procuraient de grosses occasions au bout de 10 minutes de jeu.
L’OL, comme contre Grenoble samedi, avait beaucoup de déchet technique et peinait à se procurer des occasions. Le déclic pour l’Olympique Lyonnais était l’entrée en jeu de Lissandro à la place de Bastos (67’), combinée 7 minutes plus tard à la sortie de Govou, peu efficace, pour Delgado. Immédiatement, les lyonnais jouaient plus haut, plus rapidement et il fallait un grand Sébastien Frey pour stopper les assauts Olympiens. Malheureusement, l’OL se réveillait trop tard et l’avantage acquis par la Fiorentina se révélait être décisif.
La Viola, intraitable, réalise donc le Grand Chelem à domicile (3 matchs, 3 victoires). Déception pour l’OL, qui perd la première place du groupe et s’incline pour la première fois de la saison en Ligue des Champions. Pour récupérer leur première place, les lyonnais n’auront pas le choix : ils devront obligatoirement s’imposer contre Debrecen le 9 décembre prochain, lors de la 6ème et dernière journée du groupe E de Ligue des Champions, et espérer dans le même temps un match nul ou une défaite de la Fiorentina contre Liverpool. En cas de match nul de la Fio contre les Reds, l’OL devra même s’imposer contre Debrecen par 2 buts d’écarts. Le destin de l’OL n’est donc plus entre ses mains.

A l’image de son match à Grenoble samedi dernier, l’OL s’est montré brouillon, poussif et incapable de mettre de l’allant dans le jeu. Les hommes de Claude Puel ont perdu la belle dynamique qu’ils avaient créé en début de saison, et qui leur avait permis d’être leader de Ligue 1 et leader de leur groupe de qualification en Coupe d’Europe. Aujourd’hui, après d’importantes contres performances, l’OL n’est plus ce qu’il était en début de saison. La faute à une défense décimée (Toulalan, Bodmer, Réveillère, Clerc et Cléber Anderson, 5 défenseurs -ou utilisés comme tels par le coach lyonnais- étaient absents lors de ce match de ligue) ; mais pas seulement : Lissandro n’a plus la « réussite Anderlechtoise » de mi-août dernier, et ni Gomis ni Ederson ne parviennent à faire la différence, tant au milieu de terrain que sur le front de l’attaque. Malgré un casting (à priori) ciblé au dernier mercato, l’OL a de vraies lacunes, qu’il va vite falloir combler en vue des prochaines échéances françaises : Rennes, Lille et Bordeaux seront les trois prochains adversaires opposés aux lyonnais.

Au fil du match.
11’ : Double action pour la Fiorentina . Santana contrôle de la poitrine et reprend de volée, le ballon file sur le poteau gauche de Lloris qui était battu. Le gardien lyonnais se rélève in extrémis pour avoir le temps de dévier la frappe de Gilardino, au rebond du poteau.
12’ : Sur le corner de Vargas, la tête de Gilardino vient s’écraser sur le montant droit de Lloris.
28’ : Penalty pour la Fiorentina. Sur une incursion dans la surface de Marchionni, Cissokho est victime de son tacle peu académique. Vargas transforme le penalty sans difficulté (1-0).
79’ : Pjanic expédie un puissant coup franc que Frey parvient tant bien que mal à sortir des deux poings
87’ : Källström sur corner trouve la reprise de Makoun au point de penalty, mais Frey est à la parade.
90+1’ : Lissandro force Frey a une nouvelle parade exceptionnelle, sur un frappe excentrée mais puissante.


Mikhaël Defoly
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Rugby : Essayez la voie ovale !

dimanche 22 novembre 2009

La chronique Rugby de Romain Blachier (22/11/2009)
Amis qui polémiquez sur le foot et les mains d'Henry, mettez-vous au rugby !

Déjà on peut utiliser ses membres supérieurs comme ses pieds sans avoir l'inculte Christine Lagarde sur le dos. Et puis quand l'équipe de France s'impose contre les Samoa, c'est largement, sans chance ni malice ni accroc.


Et puis Lyon a gagné contre Narbonne avec délices, là où les footballeurs de l'OL ont été ennuyeux à Grenoble. Et un derby c'est par exemple Paris contre Paris et pas un pauvre Nantes-Bordeaux dont on ne voit pas vraiment la proximité régionale réelle.

Bref amis du rond, essayez la voie ovale !


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Ligue 1 / Grenoble-OL (1-1) : L'OL... dans le mauvais sens.

Grenoble n'avait pas encore pris un seul point à domicile cette saison. C'est maintenant chose faite, après la venue de l'Olympique Lyonnais qui s'est conclue par un match nul (1-1).
"Décevant" doit être le maître mot de cette rencontre côté lyonnais. Décevant dans le jeu produit, dans les actions amenées, dans l'état d'esprit affiché, dans le scénario du match. Décevant aussi dans la composition d'équipe, où, quoi qu'il dise, Claude Puel a fait preuve de suffisance. Le GF38 à quant à lui affiché des qualités importantes du football : l'agressivité, l'envie, le combat ont pris le pas sur l'insipide talent lyonnais hier soir. Bordeaux, défait à domicile contre Valenciennes (1-0), perd son fauteuil de leader au profit… d'Auxerre, vainqueur de Monaco (2-0). Lyon est troisième, Grenoble toujours bon dernier. Mais que le classement importe peu sur un terrain de football !

Un match de reprise, après une éprouvante trêve internationale.
L'OL a décidément des périodes difficiles chaque saison. En grandes difficultés lors des mois de janvier et février ces dernières années (l'influence d'un grand nombre de Brésiliens dans le groupe y est pour quelque chose), l'OL a trouvé la saison dernière son point faible dans les matchs de Ligue 1 précédant et suivant les matchs de Coupe d'Europe. Et cette année, le club a semble-t-il trouvé une nouvelle manière de décevoir ses supporters : les matchs de reprise après les trêves internationales (l'OL avait perdu contre Sochaux 2-0 lors de la reprise après une trêve internationale en octobre dernier). Certes, la dernière trêve a été éprouvante pour les organismes, les matchs des sélections nationales étant pour la plupart décisifs.
Mais à ce problème de fraîcheur physique et mentale, Claude Puel a pensé trouver de bonnes solutions. Dans la tactique d'abord, il concoctait un 4-2-3-1 alléchant. Sur le terrain ensuite, il titularisait pour la première fois de la saison Kolodziejczak en latéral défensif gauche, reformait la charnière centrale Boumsong/Cris en l'absence de Toulalan et formait un autre duo, offensif cette fois, qui avait beaucoup à prouver : Ederson était dans l'axe, associé à Delgado sur l'aile offensive gauche.
Un « rafistolage » à la Puel, qui n'a pas fait ses preuves.
Cris était fautif sur l'égalisation de Ljuboja (73'), et Ederson peinait à influer sur le jeu lyonnais, comme le faisait Juninho ou comme le fait depuis le début de saison le très bon Pjanic. C'est d'ailleurs le jeune bosnien qui remplaça le brésilien à la 77ème minute de jeu. Seuls Kolodziejczak et Delgado donnaient raison à leur coach, les deux lyonnais étant à l'origine et à la conclusion de l'ouverture au score Olympienne (68'). Mais que ce match fut laborieux et difficile !
Govou, en grande forme face à l'OM il y a deux semaines, retombait dans ses travers et ne concrétisait pas une occasion lyonnaise pourtant franche à la 33ème minute. Son remplacement par Gomis à l'heure de jeu changea le dispositif tactique de Puel, l'OL repassant dans son bon vieux 4-4-2. Les lyonnais étaient dépassés dans l'envie et dans l'agressivité par des Grenoblois entreprenants et ambitieux, mais l'entrée de Gomis apportait cependant un léger mieux (l'ancien Stéphanois tout près d'inscrire le deuxième but de son équipe à la 74ème minute de jeu, mais après avoir effacé Le Crom, le retour de Matsui empêchait le ballon de finir dans les filets). L'équipe dirigée par Claude Puel, devenue très offensive avec le dernier remplacement de Kolodziejczak par Bastos (77'), était cependant en vrai manque de cohésion. « Logique » a-t-il affirmé peu après. Treize joueurs manquaient au groupe durant les deux dernières semaines. Dans ces conditions, difficile de créer une cohésion dans le jeu. Mais s'il manquait la cohésion pour tous, il manquait aussi la technique pour certains ; Clerc se montrait en très grande difficulté tout au long du match, ratant tacles, relances et écopant logiquement d'un carton jaune pour un tacle sévère sur Romao (86'). L'égalisation était dès lors méritée pour un Grenoble métamorphosé face à un OL méconnaissable.

Est-ce donc cet OL, version 2009-2010, qui a battu Liverpool à Anfield Road (2-1) ?
Méconnaissable, on vous dit. Coach Puel n'était pas content à la fin du match. Et on le comprend. Le but encaissé par les lyonnais était le 17ème du nom en Ligue 1 cette saison, beaucoup trop selon Cris, le défenseur brésilien qui revenait peu après le match sur ces problèmes défensifs : « C'est dur à accepter. Ces dernières saisons, on était soit la première soit la deuxième meilleure défense du championnat. Cette saison, on n'est pas loin d'être la pire. Si on veut être champions, on n'a pas le droit de prendre autant de buts que ça. Il faut être plus concentré, plus agressifs ».
L'OL est la treizième équipe en terme de buts encaissés, et ce malgré les exploits de Lloris et les étonnantes performances de Toulalan en défense centrale ! C'est bien évidemment insuffisant, inquiétant même. Se pose ici la véritable question du mercato : ne fallait-il pas « mettre le paquet » sur un recrutement défensif ? L'OL est parti du principe que la meilleure des défenses était l'attaque. Mais il a oublié que ses précédents titres se basaient avant tout sur une défense très solide. C'est peut-être cela qui a sonné la fin de l'hégémonie lyonnaise sur la Ligue 1.

Grenoble a fait « le match de sa vie » (selon Cris).
D'entrée, ou presque, Grenoble donnait le ton. Juan, sur corner, plaçait sa tête sur la transversale de Lloris (12'). Les locaux dominaient totalement l'OL en ce début de match. Le club de Jean-Michel Aulas souffrait de la rapidité des grenoblois à se projeter vers l'avant, tout comme de la fébrilité de ses latéraux défensifs. Ronan Le Crom n'avait pas beaucoup de travail, mais Hugo Lloris non plus ne s'employait pas vraiment. C'était un match terne et sans rythme. Le rythme, ce sont les entraîneurs qui allaient l'apporter à travers leurs changements. Puel, d'abord, en faisant rentrer Gomis à la place de Govou (56'). Bazdarevic, ensuite, en décidant de remplacer Batlles par Ljuboja (67'). Gomis redynamisait l'équipe Olympienne, et Ljuboja était le messie de Grenoble à la 72ème minute de jeu. Peu après l'expulsion de Laurent Courtois, victime d'un geste d'humeur (70'), le serbe se défaisait de la charnière Cris/Boumsong et ajustait Lloris du droit. L'égalisation était mérité, non pas parce que Grenoble méritait forcément d'égaliser, mais parce que l'OL ne méritait pas de l'emporter.
Après les catastrophes en cascades dont a été victime le GF38 ces derniers temps, la poisse semblait avoir changé de camp. L'OL, qui menait à 11 contre 10 face au dernier de Ligue 1 se faisait rejoindre à un quart d'heure du terme de la partie. Scénario peu plaisant (et peu commun) pour le Septuple Champion de France. Le club Isérois a quant à lui réussi à tenir tête à l'OL et entame bien cette reprise du championnat. Le maintien passe-t-il par de tels résultats ? Assurément. Et vu la joie des 15000 supporters du Stade des Alpes hier soir, ils l'avaient bien compris.

Le 2ème contre le 20ème de Ligue 1 (avant ce match), c'était bien une confrontation à priori déséquilibrée qui se préparait au Stade des Alpes. Mais la hargne et l'envie des Grenoblois ont surpassé la suffisance lyonnaise. L'OL, avec la contre-performance bordelaise, avait de nouveau l'occasion de s'emparer seul du fauteuil de leader : c'est raté ! En concédant encore un match nul (1-1), après le 5-5 face à l'OM, les lyonnais, s'ils font parfois le spectacle, n'avancent plus en Ligue 1. C'est donc Auxerre qui en a profité pour jouer à fond sa carte d'outsider surprise et s'installer en unique leader. Grenoble a quant à lui retrouvé des qualités et des vertus morales et mentales. Comme un signe, les faits de matchs, autrefois contraires, leur ont cette fois été favorables. Mecha Bazdarevic peut être fier de ses joueurs, qui n'abdiquent pas et se battent. L'OL n'a bien sur pas préparé au mieux son déplacement du côté de Florence mardi soir. Mais pas de grosse crainte cependant ; quant il s'agit de Ligue des Champions, les lyonnais trouvent souvent une toute autre motivation...


Mikhaël Defoly


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Ligue 1 / Grenoble-OL : Un déplacement trop facile pour l'OL ?

samedi 21 novembre 2009

Très dangereux déplacement au Stade des Alpes ce samedi 21 novembre à 19h ! La formule fait doucement rire, je vous l'accorde, surtout lorsque l'on connait les difficultés du GF38 cette saison en Ligue 1. En 6 matchs à domicile, les Grenoblois n'ont obtenu aucun point.
Pire encore, ils étaient à deux doigts de battre le record européen du plus mauvais début de saison, en enchaînant 11défaites consécutives en autant de matchs de Ligue 1. La vérité du terrain est criante : à quelques heures de recevoir son voisin lyonnais, Grenoble ne glane qu'un petit point et est fort logiquement lanterne rouge. Mais chaque match a sa vérité. Ce soir, lyonnais, forts de leur seconde place, devront justement se méfier du GF38. La trêve internationale a pu renforcer le groupe grenoblois, qui n'a rien à perdre, contrairement aux hommes de Claude Puel qui, eux, veulent rester au plus près de Bordeaux.

Grenoble, malade, croit-il encore au maintien ?
Indiscutablement, Grenoble est malade. Un bilan chiffré catastrophique, un groupe amoindri par les blessures, un coach atteint par un certain fatalisme, un Directeur Général délégué (Pierre Wantiez) qui, tout en maintenant le coach en place, devient nerveux avec les supporters : le diagnostic est sans faille, Grenoble est malade. Des symptômes plus qu'inquiétants, donc, mais un léger mieux depuis quelques matchs. Contre Nancy, le GF38 menait au score avant de se faire rejoindre et de perdre dans des circonstances difficiles (but de Jemmali contre son camp, 1-2). Contre Lille, ensuite, deux poteaux et deux blessés pour Grenoble, qui perdait... 2-0. Et Jemmali, cette fois-ci, était expulsé. On a aperçu une amélioration à Monaco, où les hommes de Mecha Bazdarevic ont bataillé ferme pour ramener le point du match nul (0-0), le point de l'espoir. Car contrairement aux résultats sportifs, l'espoir, lui, est toujours là, comme l'affirmait Laurent Battles récemment : « Le maintien ? Oui, on y croit. Il le faut absolument parce que d'autres équipes vont souffrir. Beaucoup de joueurs vont partir à la Coupe d'Afrique des nations. Nous avons 200 supporters qui sont venus à Monaco, un club qui travaille, avec des employés. Nous avons un contrat, nous sommes professionnels, nous avons des familles... C'est tout un ensemble qui fait qu'on n'a pas envie de laisser tomber».

Le club Isérois s'attache à des valeurs morales, et enregistre des retours importants dans l'effectif.
Le club Isérois s'attache donc à des valeurs, une force morale et mentale que les joueurs doivent garder pour, pourquoi pas, rêver au maintien. De plus, le discours de Mecha Bazdarevic passe encore auprès du groupe. Une donnée non négligeable, qui signifie que le club n'est pas totalement en crise. Mais encore « une tuile » (selon l'entraîneur), l'effectif est amoindri et très atteint par les blessures, dont deux importantes : Cesar et Tadic. Grenoble enregistre néanmoins les retours de Dieuze et Ljuboja. Un petit plus pour le groupe, à n'en pas douter.
Avec cette trêve internationale, le club a bénéficié d'une relative paix de la part de la presse. Il a donc pu travailler dans la tranquillité. Attention donc à Grenoble qui risque de montrer un nouveau visage ce soir.

L'OL, après un 5-5 inoubliable face à l'OM, doit rester au contact de Bordeaux.
On l'a tous encore en tête, ce match formidable face à l'OM. Mais il va falloir maintenant se reconcentrer et repartir motivé au Stade des Alpes. C'est là le danger qui guette les lyonnais. Car avec un à priori ultra favorable (la victoire Grenobloise dans un célèbre jeu de paris en ligne est cotée à 7), l'OL ne doit surtout pas se reposer sur ses lauriers.
Claude Puel argumentait en conférence de presse : « Si on n'est pas prêts dans la tête, on peut perdre n'importe où, y compris chez le dernier. Tout le monde s'attend à ce qu'on gagne, mais ce ne sera pas une partie de plaisir. On doit répondre présent, notamment dans l'état d'esprit. ». Un état d'esprit qui avait fait défaut aux lyonnais après la dernière trêve internationale (défaite 2-0 à Gerland contre Sochaux). Dès lors la prudence est de mise.
Certes, Grenoble est lanterne rouge. Certes, ils sont au fond du trou. Mais l'OL ces dernières années s'est souvent montré grand seigneur dans des confrontations prétendues déséquilibrées. Attention donc à ne pas prendre ce match à la légère. L'objectif est de gagner bien sur, mais au delà de ça il est surtout de rester au contact de Bordeaux. Les Girondins, qui recevront Valenciennes à 19h, ne comptent qu'un petit point d'avance sur l'OL. Au niveau de l'effectif, Toulalan, blessé, sera remplacé par Jean-Alain Boumsong. C'est le seul changement important dans l'effectif de l'OL, qui, le précise Claude Puel, s'est trouvé « amputé » de 13 joueurs durant la trêve internationale. « C'est la spécificité des grands clubs » l'a rappelé le coach. Une formule qui plaira au Président Aulas.

Grenoble n'a jamais battu l'OL au Stade des Alpes.
En trois petites confrontations, le GF38 n'est jamais parvenu à battre l'OL au Stade des Alpes. Auteur d'un 2-2 durant la saison 1960-1961, la formation grenobloise s'est depuis inclinée à deux reprises, 2-1 en 1962-1963 et 2-0 la saison dernière. Une victoire serait donc historique, un argument supplémentaire, s'il en fallait un, pour motiver les joueurs du GF38. L'OL s'engage donc sur un terrain glissant.

C'est donc un match compliqué qui attend les lyonnais. Compliqué surtout par la caractéristique de son adversaire du soir : Grenoble n'a pas encore gagné à domicile cette saison. Une donnée rare qui va motiver les hommes de Bazdarevic. Une donnée, aussi, qui risque de coûter cher aux Olympiens s'ils manquent de combativité. Le scénario d'avant match ressemble étrangement à la confrontation entre la France et l'Irlande de mercredi dernier. Des Irlandais/Grenoblois qui n'ont rien à perdre, face à des Français/Lyonnais ultra favoris. Mais attention à la surprise : si les hommes de Claude Puel ne sont pas présents d'entrée, les prolongations ne seront pas là ce soir pour les sauver, comme elles ont pu sauver l'Équipe de France. Et puis surtout, c'est Grenoble qui aurait bien besoin d'un coup de main...

Mikhaël Defoly.



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France-Irlande (1-1 a.p.) : Jusqu’au bout du suspens !

jeudi 19 novembre 2009

Retour sur France Irlande, un match nul qui a permis la qualification des bleus pour le Mondial d'Afrique du Sud.
La joie était immense, à l’annonce du but validé de William Gallas (1-1, 103ème minute). Les Français exultaient, persuadés qu’ils avaient fait ce qu’il fallait pour la qualification en Coupe du Monde. Pourtant, dès le résultat acquis, la joie laissait place à de la déception. Déception d’une équipe de France dominée, brouillonne, dépassée par les évènements et absente du rendez-vous musclé donné par les Irlandais. Ni Jean-Pierre Escalette, ni Noël Le Graët n'ont d'ailleurs caché leur déception d'une qualification acquise de cette manière. Car le but, inscrit par William Gallas à la fin de la première période de prolongations, est très contesté (et contestable) ; Thierry Henry s'est pris d'une envie « Maradoniesque » de toucher le ballon de sa main, avant de servir Gallas pour le but de la qualification. Retour sur un match fort en tension, qui a laissé peuples français et irlandais trembler, et vu l'Équipe de France obtenir sa qualification au bout du suspens.

Un jeu musclé d'entrée !
Comme redouté, la République d'Irlande était soutenue le 18 novembre par près de 15000 supporters Verts. Le match, d'une importance grandissime, accueillait aussi de nombreuses personnalités, acteurs du football (Zinedine Zidane, Fabien Barthès, Laurent Blanc, Gérard Houiller, Jean-Michel Aulas, Thierry Rolland...) comme personnalités politiques (Nicolas Sarkozy et François Fillon étaient entre autre présents). Saint-Denis avait donc fait le plein. La rencontre débutait doucement mais Julien Escudé, sortait à la 9ème minute de jeu (remplacé par Sébastien Squillaci) suite à un coup de coude involontaire d'Evra. On apprendra un peu plus tard que le défenseur Sévillan a le nez cassé.

Changement obligatoire donc pour Raymond Domenech dès les dix premières minutes de jeu. C'est peu après qu'intervenait la première véritable occasion du match, à mettre à l'actif des Français ! Sur un contre amené par Gignac côté droit, le toulousain servait Gourcuff dans l'axe qui se démarquait et se mettait face au but d'une petit roulade. Il donnait ensuite à Anelka qui, à une touche de balle, trouvait Henry dans la surface (11'). Mais l'ancien Gunners centrait en retrait et ne trouvait aucun coéquipier. C'était néanmoins la première action offensive construite du 11 Tricolore. Et les Bleus, très en jambe en ce début de match, obtenaient un corner que Lassana Diarra, à la retombée du ballon, ne parvenait pas à concrétiser en ratant deux fois sa reprise de volée (13'). Un coup franc était cette fois sifflé en faveur de l'Équipe de France. Nicolas Anelka prenait sa chance, mais le ballon, contré, atterrissait sur Gignac dans la surface, lequel frappait à son tour, sans plus de réussite (15'). Le premier quart d'heure était donc largement Bleu. Mais après cette bonne entame, les hommes de Raymond Domenech allaient baisser la garde et laisser l'Irlande prendre le dessus.

Une domination irlandaise... et un but.
Dès la 20ème minute, les Irlandais allaient attaquer sans complexes. Bakary Sagna, en difficulté, essuyait plusieurs assauts offensifs des hommes de Trapatonni. De nombreux centres passaient devant les cages de Lloris sans trouver preneur dans les airs mais, pour sa septième sélection, l'International Français s'étendait de toute sa classe pour repousser un ballon dangereux des pieds de Keane (24'). Le lyonnais était dans la continuité de sa dernière prestation à Croke Park samedi 14 novembre 2009. Les Français peu à peu perdaient pied dans cette rencontre et ne bataillaient plus face à l'agressivité des Irlandais. La technique était française, mais gâchée par une baisse de concentration coupable (passes ratées, mauvais marquages, mauvais contrôles..). Du coup l'Eire en profitait pour monopoliser le ballon. A la demi-heure de jeu, la possession de balle était en leur faveur, à 56% contre 44% pour la France. Peu après, ils allaient traduire cet avantage sur le terrain. En effet, à la 32ème minute, Duff s'infiltrait (encore!) sur le côté gauche et centrait à ras de terre pour le capitaine Robbie Keane, qui ouvrait la marque face à un impuissant Hugo Lloris ! La République d'Irlande menait 1-0 et ce n'était pas totalement immérité pour les hommes de Trapatonni, qui dominaient dans la construction du jeu et dans l'offensive une Équipe de France fragile et pleine d'imprécisions.

Le public du Stade de France, avec cette ouverture au score, commençait à gronder. Mais, enfin, les hommes de Raymond Domenech allait se montrer dangereux en cette fin de mi-temps. Sagna, sur le côté droit, crochetait son défenseur et centrait pour Henry qui frappait au but, contré ! (39'). Les Bleus revenaient bien en cette fin de mi-temps et reprenaient possession du ballon (58% contre 42% pour l'Irlande). Ils n'étaient pourtant toujours pas dangereux, et l'arbitre sifflait la mi-temps sur l'avantage au score des Irlandais (1-0).

Une Govou dépendance ?
Dès le retour des vestiaires, l'Irlande se procurait une occasion mais les Français se dégageaient tant bien que mal. A 1-0, une égalisation qualifiait les Français. Mais à 2-0, il fallait alors marquer à deux reprises pour l'Équipe de France. Il était donc impératif de garder le plus petit écart au score pour les Bleus, mais l'Irlande poussait à tout prix sur les buts de Lloris. La France jouait en contre et Gignac, servit dans la surface, frappait aux buts de Given. C'était une nouvelle fois non cadré (50'). Anelka lui aussi prenait sa chance de loin, mais le gardien écossais stoppait bien la balle dans les airs (54'). Gignac était de nouveau contré sur un beau mouvement à trois (56'). Raymond Domenech sentait l'impuissance de son attaquant. Il décidait alors de le remplacer peu avant l'heure de jeu par Sidney Govou. C'était une tactique payante pour le sélectionneur des Bleus, car Govou, à peine entré en jeu, apportait technique et fluidité dans le jeu offensif de l'Équipe de France. Le lyonnais apportait également son expérience du haut niveau, primordiale dans de tels matchs. Henry puis Gourcuff voyaient leurs centres repoussés par la défense Irlandaise, l'Eire qui allait manquer de peu le K-O à l'heure de jeu. En effet, Duff, seul face à Lloris, manquait son face-à-face et le score ne bougeait toujours pas. Sur le dégagement, Henry face à Given ne trouvait lui non plus pas le chemin des filets (61'). Trapatonni, sentant que le vent commençait à tourner, décidait de faire deux changements : il remplaça Whelan et O'Shea respectivement par Gibson et Mac Shane (63' 66'). Govou faisait un bien fou aux Bleus, à l'origine et donnant l'impulsion des actions offensives françaises : il transmettait à Anelka qui donnait à Gourcuff, lequel écartait pour Sagna dont le centre en retrait était repoussé par l'inamovible défense irlandaise (68'). C'était le renouveau de l'Équipe de France.

Les Français reprennent la main !
Gourcuff sur coup franc, travaillait son ballon mais ne trompait pas la vigilance de Given (71'). La minute suivante, Anelka déviait un ballon de Sagna, mais pas assez pour que le ballon fasse mouche. L'Irlande avait pourtant la balle de match à la 73ème minute. Gallas, qui manquait son tacle, laissait Keane se présenter seul face à Lloris. Mais, impérial comme depuis le début de la saison, le gardien lyonnais obligeait l'attaquant irlandais à pousser trop loin son ballon et à filer en sortie de but. La fatigue aidant, les passes se faisaient moins précises et les contrôles moins subtils. La France essayait de trouver la solution en faisant tourner le ballon au sol, ce à quoi répondaient les Irlandais de gros coups de pied de dégagement. Une grossière erreur de Lassana Diarra laissait Keane à 30 mètres frapper aux buts, mais heureusement sa frappe était trop puissante et son ballon filait dans les tribunes (90'). On allait tout droit vers les prolongations, Given repoussant une ultime tentative de Thierry Henry (93').

Peu d'actions durant les prolongations
Durant les prolongations, peu d'actions en vérité : Anelka et Evra se heurtaient aux Irlandais, Govou marquait un but, annulé par l'arbitre pour un hors-jeu pas évident (102'), mais la véritable polémique qui enfle de plus en plus est le but égalisateur, survenu à la 103ème minute de jeu. Sur un coup franc de Malouda, Thierry Henry récupérait dans la surface et servait Gallas pour le but tant attendu ! Seul hic : avant de servir Gallas, Henry avait amorti le ballon de la main dans la surface. Des ralentis pourtant flagrants, mais monsieur l'arbitre devait certainement avoir l'œil ailleurs, puisqu'il accordait l'égalisation française. La tension s'accumulait et les Irlandais jetaient leurs dernières forces dans la bataille. Lloris dût s'employer à plusieurs reprises dans les airs. Enfin, l'arbitre sifflait la fin du match dans la confusion la plus totale.

Une décision d'arbitrage contestable
L'Équipe de France jouera donc bel et bien la Coupe du Monde en Afrique du Sud l'été prochain. Le chemin aura été sinueux, long et semé d'embûches, mais les Bleus s'en sont sortis sur un coup du sort, un coup de pouce (ou de main!) du destin dirons-nous côté français. Pour les Irlandais, la déception est immense. Cette décision contestable d'arbitrage est un peu le symbole de deux années de combat anéanties. Les hommes de Trapatonni se sont hissés en deux ans au niveau du Champion du Monde Italien et du Vice-Champion du Monde Français.

La frustration en est d'autant plus grande. La fédération Irlandaise de Football a déposé une réserve sur ce match et transmis une requête à la FIFA, afin de demander à ce que le match retour soit rejoué entre les deux équipes. Il y a cependant peu de chance que leur demande aboutisse, la vidéo n'étant pas encore démocratisée dans le football.
Paradoxalement, enfin, à la vue des différentes critiques et opinions exprimées au lendemain de la qualification des Bleus, l'Équipe de France semble tout de même la grande perdante de cette soirée mémorable.


Mikhaël Defoly.

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France-Irlande : les Bleus « à la Trap’ » ?

mercredi 18 novembre 2009

Ce soir (mercredi 18 novembre 2009) l’Equipe de France, pour le match retour des barrages, reçoit l’Irlande au Stade de France. Vainqueurs 1-0 à l’aller samedi dernier, les Bleus jouent ce soir leur place en Coupe du Monde.
Mais l’avantage acquis à l’aller est trompeur. En effet, face à une formation qui jouera sans complexes, les hommes de Raymond Domenech devront apprendre à gérer le score, sans pour autant déjouer. Un enjeu risqué pour une place en Afrique du Sud, tel est le challenge de ce soir. Au risque de passer à la trappe.

Les Bleus au stade de France, presque toujours vainqueurs.
Durant leur campagne de qualification, les Bleus ont presque fait un sans-faute à Saint-Denis.
En 5 matchs, ils ont remporté les 3 points face à la Serbie (2-1), la Lituanie (1-0), les Iles Féroés (5-0) et l’Autriche (3-1), et se sont fait accrochés par la Roumanie (1-1). L’équipe de France est donc (presque) intraitable à domicile dans les matchs décisifs. Voilà de quoi rassurer la nation française et les plus pessimistes.
L’Eire, quant à elle, s’est illustrée difficilement à l’extérieur lors des qualifications. De petites victoires en Géorgie (2-1) et à Chypre (2-1), des matchs nuls au Monténégro (0-0), en Bulgarie (1-1) et, le plus élogieux, en Italie (1-1), et aucune défaite au compteur depuis que Trapatonni est aux commandes de la sélection. Ce sont donc des scores peu offensifs, mais qui caractérisent la façon de jouer de l’équipe Irlandaise. Samedi, l’issue du match s’est jouée sur un coup de chance. Mais la chance, on le sait en football, il faut la provoquer. Le coach italien de l’Eire a déclaré à de multiples occasions que le match nul aurait été équitable. Il a aussi réussi à trouver les mots auprès de son groupe. Le capitaine Robbie Keane, par exemple, est persuadé que tout est encore possible.

L’Irlande y croit dur comme fer.
Sur les 5 dernières confrontations entre l’Irlande et la France au Stade de France, les Irlandais ne sont jamais parvenus à ramener meilleur résultat qu’un nul. Les Bleus restent sur un 0-0 en 2004, et leur dernière victoire sur l’Eire remonte au 28 octobre 1980 (2-0). Malgré ces statistiques peu en leur faveur, les Irlandais y croient dur comme fer. Le 4-4-2 défensif proposé par le sélectionneur Italien a fait ses preuves face à de faibles formations. Mais sera-t-il suffisant face à l’Equipe de France, ou le système de jeu atteindra-t-il ses limites ? Samedi dernier déjà, on a entrevu dans le jeu Irlandais des failles que les Bleus peuvent exploiter. Un jeu défensif agressif mais pas de reconstruction offensive, l’Eire se contentait de repousser les assauts français.

Mais un parfum de « Mac Fadden » traîne encore au Stade de France. Souvenez-vous, ce joueur écossais qui, d’une frappe de 40 mètres, avait donné la victoire à sa nation (1-0) ! Et le Nigéria, en juin dernier, qui avait vaincu les Bleus à Saint-Etienne ! (1-0). Le staff de l’Equipe de France le sait. Saint-Denis transcende les visiteurs, qui souvent réalisent de grands matchs face aux Bleus. Dès lors, il faudra se méfier de ces Irlandais sur-motivés et bien décidés à partir en Afrique du Sud l’été prochain.

C’est donc un match capital qui oppose ce soir les Bleus et la République d’Irlande au Stade de France. Une marrée verte est attendue dans les tribunes, où l’on craint que, comme en 2004, entre 20 000 et 30 000 spectateurs Irish donnent de la voix. Mais les Bleus, contrairement aux hommes de Trapatonni, démarreront ce soir en étant qualifiés. Une donnée qui risque de changer la façon de jouer de l’équipe. « Pas du tout » déclare Raymond Domenech. Qu’on se le dise, pression ou pas, les Bleus ce soir joueront pour la gagne.

Mikhaël Defoly.


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Barrages CDM 2010 / Irlande-France (0-1) : C'est presque fait !

dimanche 15 novembre 2009

L'Équipe de France s'est imposée samedi 14 novembre (1-0) à Croke Park face à la République d'Irlande, grâce à un but de Nicolas Anelka.
Les Français, sur la lancée de leurs derniers résultats positifs, ont largement fait jeu égal avec les Irlandais. Mieux même, ils ont pris l'avantage dans le jeu, avant de maîtriser (plus ou moins) sereinement l'avantage au score. Raymond Domenech peut souffler un grand coup : les Bleus ont aujourd'hui un pied et demi en Afrique du Sud.

Composition France : Lloris, Evra, Abidal, Gallas, Sagna, A. Diarra, L. Diarra, Henry, Gourcuff, Anelka, Gignac (Malouda, 90').
But : Anelka (71')

Composition Irlande : Given, O'Shea, Dunne, St Ledger, Kilbane, Whelan, Lawrence (Hunt, 80'), Andrews, Duff, Doyle (Best, 71'), Keane

Une longue période d'observation.
Croke Park était totalement acquis à la cause Irlandaise, avec 73000 supporters Verts contre 1000 « petits » supporters français. La Marseillaise était respectée, et l'engagement fait par les Irlandais.
On assistait à une longue période d'observation, qui voyait les Français contrôler le ballon face à des Irlandais un peu attentistes. Nul doute que les Bleus, présents dans les duels, étaient bien rentrés dans le match. Le premier corner était à leur avantage (4'), et c'est Thierry Henry qui se chargeait de le frapper ; le capitaine était d'ailleurs désigné pour frapper tous les coup-de-pied arrêtés du match. Le temps passait et les 10 premières minutes de jeu étaient franchies sans avoir vu de véritables occasions de but. Les Irlandais, notamment par Kevin Doyle, partaient vite en contre sur des balles de récupération. Le jeu de ce premier quart d'heure se faisait exclusivement au sol. Gignac, signalé hors-jeu, marquait d'une belle frappe lointaine dans les filets de Given (10'). Il donnait la première impulsion de ce « match diesel ». Peu après, un centre de Doyle, dévié par Gallas, filait dans les gants d'Hugo Lloris (13'). Gignac était en forme dans ce début de match et centrait fort à ras-de-terre (17'), un ballon repoussé pour donner le deuxième corner de l'Équipe de France, pas dangereux.
Le match était lancé.

Un redoublement d'occasions.
Les Bleus continuaient à avancer progressivement vers les cages de Given, mais ni Thierry Henry sur coup franc (23') ni Gourcuff (25') ne trompaient la vigilance du portier Irlandais. La première véritable occasion intervenait peu avant la demi-heure de jeu, et était à mettre à l'actif des hommes de Trapatonni ; sur un long ballon en direction des buts de l'Équipe de France, Doyle déviait de la tête pour Robbie Keane, qui butait sur Hugo Lloris. La frappe contrée revenait sur Lawrence, qui inexplicablement manquait le cadre devant les buts vides ! (27'). Les Bleus s'en tiraient bien, et étaient de nouveau menacés à la 30ème minute de jeu lorsque Doyle, encore très actif, servait Andrews. Le latéral droit, seul dans l'axe aux 18 mètres, enroulait sa frappe qui frôlait le montant droit de Lloris. Les hommes de Raymond Domenech obtenaient leur première véritable occasion de but par Thierry Henry, qui obtenait un contre favorable dans la surface avant de frapper instantanément, à côté des buts de Given (38').
Les 73000 supporters de Croke Park se sont fait entendre à la 41ème minute, moment où l'Équipe d'Irlande obtenait son premier corner de la partie. Un peu d'appréhension dans les rangs français, que l'on connait fébriles en défense sur les coup-de-pied arrêtés. D'autant plus que c'est la principale force des Irlandais, décisifs sur 7 de leurs 12 buts lors des qualifications. Le ballon était cependant mal frappé, et les français se dégageaient sans encombre.
L'arbitre allemand, monsieur Brych, sifflait la mi-temps de cette rencontre sur le score nul et vierge de 0-0.

La prise en main des Bleus.
Dès le retour des vestiaires, les Français jouaient plus haut et multipliaient le jeu à une touche de balle. Les onze Irlandais étaient acculés dans leur moitié de terrain, et formaient dès lors un bloc très compact, difficile à franchir. Par moments, les Bleus parvenaient à pénétrer dans les « remparts défensifs Trapatonniens », mais Gourcuff, par une frappe trop écrasée (53'), et Lassana Diarra en demi-volée (55') n'inquiétaient toujours pas le peuple irlandais. Anelka (57') tentait lui aussi sa chance d'une frappe de loin, cadrée mais bien interceptée par Given. Les deux équipes revenaient avec de meilleures intentions. On commençait à voir de belles phases de jeu offensives pour les Bleus, qui faisaient par la même occasion courir le ballon, et l'on se demandait si les Irlandais tiendraient physiquement la cadence.
Visiblement, Doyle, dans tous les bons coups, tirait son équipe vers le haut, et obligeait Lloris à s'imposer dans les airs (63'). Cependant, le jeu Irlandais ne se développait plus que par des dégagements au loin des assauts français. Cette méthode de refus du jeu allait bientôt leur être fatale.

Une concrétisation numérique.
A la 71ème minute de jeu, sur un splendide jeu à trois, Lassana Diarra traversait le terrain horizontalement et servait Yoann Gourcuff qui, d'une subtile déviation à une touche de balle, trouvait Anelka, seul dans la surface. La frappe du Bleu, déviée par le talon de St Ledger, finissait au fond des filets après avoir touché le montant droit de Given. Totale réussite donc pour l'Équipe de France, qui ouvrait le score à Croke Park (1-0, 71').
Ce but anéantissait durant quelques minutes l'ambiance au Stade, et les français prenaient définitivement l'avantage dans le jeu. Gignac, peu en réussite, s'infiltrait dans la surface et obtenait un corner (77'), une nouvelle fois mal exploité par les Bleus. Les hommes de Raymond Domenech étaient à deux doigts de doubler la mise, mais Gignac se précipitait et loupait les buts vides (79').
L'Eire allait avoir un sursaut d'orgueil dans les 10 dernières minutes. Un corner obtenu (82'), une frappe de Best ratée (85') ou une énorme occasion d'égalisation de Welhan, sur une erreur défensive d'Abidal (89') ; Lloris, heureusement, était encore présent. La fin de match était maîtrisée par les Français, qui faisaient tourner le ballon et attendaient patiemment le coup de sifflet final de l'arbitre.

Voilà donc une victoire très importante, remportée dans la douleur par l'Équipe de France (1-0). Le score importe peu au fond, seule la manière est importante et les Bleus, bien que moins flamboyants que face à l'Autriche ou aux Féroés, ont affiché une maîtrise supérieure aux Irlandais. L'optimisme est donc de rigueur après ce match. Raymond Domenech quant à lui prône la prudence : « il reste encore un match ; 90 minutes où tout peut se passer ».

Au Stade de France, mercredi, les Bleus devront confirmer la victoire acquise samedi soir. Histoire de vibrer encore un peu, et de donner l'occasion à Domenech de prouver que la finale de 2006 n'était pas un coup de chance. La qualification pour la Coupe du Monde est en route...


Mikhaël Defoly


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Photos, mobilisation à Lyon pour organiser l'Euro 2016

vendredi 13 novembre 2009

Le championnat d'Europe de football est le troisième plus grand événement sportif mondial. Tous les quatre ans, il réunit les amateurs de football de toute l'Europe et, au travers des retransmisisons télévisées, du monde entier.

La tenue du tournoi a un impact économique certain pour le pays hôte., avec le déplacement de plus de dix mille journalistes. En 2008 par exemple, on a calculé que l'Euro a généré une création de valeur économique (tourisme, restauration, hôtellerie, transports, sécurité...) de plus de 500 Millions d'Euros.

Pour 2016, quatre candidats sont déclarés : la France, l'Italie, la Norvège/Suède (candidature couplée) et la Turquie. Le cahier des charges pour l'organisation est particulièrement compliqué.

L'agglomération lyonnaise est la première à créer un comité de soutien à la candidature (voir la vidéo ici)

Les prochaines dates à retenir : le 15 février 2010, remise du dossier de la FFF à l'UEFA, entre mars et mai 2010, visites de la commission d'évaluation de l'UEFA, le 25 mai 2010 remise du rapport d'évaluation final de l'UEFA et enfin le 27 ou 28 mai 2010, choix du pays hôte pour 2016.



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Ligue 1 / Lyon-Marseille (5-5) : Deux Olympiques au sommet !

lundi 9 novembre 2009

Exceptionnel match à Gerland. Spectacle, buts, émotions, retournements de situation, l'OL et l'OM ont offert à la chaîne cryptée et aux spectateurs de Gerland un véritable festival offensif.
Tous se sont régalés : spectateurs, téléspectateurs, joueurs, journalistes ; tous... sauf les deux entraîneurs. Didier Deschamps et Claude Puel n'ont en effet pas apprécié que leurs équipes respectives fassent preuve d'autant de laxisme défensif. Mais comment jeter la pierre à l'une ou l'autre équipe lorsque l'on voit le match et le résultat ? C''était beau, rapide, technique, et truffé de faits de matchs qui, assemblés, ont donné lieu à la plus belle rencontre de Ligue 1 de la saison (assurément). Retour sur un match qui aura marqué les esprits :

Ils étaient prévenus, les lyonnais. Marseille se déplaçait à Gerland en mode « Ligue des Champions », et la dernière prestation Phocéenne avait donné le tournis à Zurich, pour une victoire très large, 6-1. Et lorsque Didier Deschamps déclare le match des deux Olympiques comme un match de Coupe d'Europe, comprenez que l'armada offensive marseillaise cherche à le prouver numériquement. C'est en 4-3-3 classique que les marseillais se présentaient face à l'OL, avec un milieu composé de Cheyrou, M'Bia et Abriel, et une attaque menée par Niang et Koné sur les côtés, et Brandao seul en pointe. Didier Deschamps cherchait à imposer sa tactique sur la pelouse, et non à contrer le 4-2-3-1 lyonnais concocté par Claude Puel. Ainsi, Makoun et Källström étaient devancés par Govou, Pjanic et Ederson, alors que Lissandro Lopez était seul en pointe.

Le match commençait sur les chapeaux de roues et Pjanic d'une reprise acrobatique ouvrait la marque dès la 3ème minute de jeu (1-0). Marseille ne baissait pas la tête, et bien au contraire c'est Diawara qui s'élevait plus haut que tout le monde pour placer la sienne, hors de portée de Lloris (11', 1-1). Le match s'emballait, et Sidney Govou, adepte des buts d'anthologie face à Marseille, redonnait l'avantage aux siens par une remontée solitaire de près de 40 mètres ; la lucarne tremblait sous sa frappe du gauche (14', 2-1). Marseillais et Lyonnais connaissaient par avance le résultat de Bordeaux, défait au Stadium Lille Métropole (2-0). La victoire de l'une ou l'autre des deux équipes permettait donc de recoller aux Girondins (pour Marseille) ou de passer en tête du Championnat (pour Lyon). L'ambition était là, la technique aussi. Petit à petit, Lyon prenait l'ascendant en milieu de terrain, et contrôlait son avantage au score. Seule une frappe de Koné (22'), contrée, donnait quelques frayeurs à Lloris. Les Marseillais étaient malheureux dans leurs choix offensifs et perdaient les duels en milieu de terrain. Mais l'OL, à l'exception d'une frappe de Källström (32'), n'était pas décidé à mettre l'OM K.O.

Juste avant la mi-temps, Cheyrou déclenche une frappe dont lui seul à Marseille a le secret. Le ballon flottant part de 25 mètres et dévie au dernier moment de sa trajectoire, une étonnante similitude d'avec les coups-franc de maître Juninho. Lloris, pris dans son élan, ne peut que repousser du bout des gants le cuir qui file dans les buts lyonnais (44', 2-2). Les Sudistes rentraient aux vestiaires avec ce match nul pas totalement immérité.

La deuxième mi-temps partait sur les mêmes bases que la première.
Abriel, décalé côté gauche, centrait immédiatement pour Koné qui reprenait instantanément de l'extérieur du droit. Le ballon filait à toute vitesse en direction des cages d'Hugo Lloris qui, malgré sa détente, ne pouvait que constater le troisième but marseillais (2-3, 47'). Les hommes de Didier Deschamps étaient en réussite, tout l'inverse d'Hugo Lloris, qui vivait une soirée difficile, à une semaine du match qualificatif de l'Équipe de France face à l'Irlande. Heureusement, le gardien international reprenait du poil de la bête et s'imposait face à Brandao dans un face à face périlleux (54') : le naufrage était retardé. Niang était à deux doigts de marquer son traditionnel but à Gerland, mais sa reprise de la tête sur corner passait à quelques centimètres du poteau.

Intervenaient alors les changements : Ederson, très discret, était remplacé par Bafé Gomis (55'), pendant que Koné, touché lors d'un choc avec Cris, laissait sa place à Mathieu Valbuena (57'). Lisandro obligeait Mandanda à une parade réflexe à ras-de-terre, pendant que le quatrième arbitre et son panneau lumineux obligeait Cheyrou à sortir au détriment d'Edouard Cissé (68'). Källström quittait lui aussi la pelouse, et favorisait le système lyonnais en 4-4-2 avec l'entrée en jeu de Michel Bastos (68'). Il restait alors 25 minutes à jouer (en comptant le temps additionnel). Ces vingt-cinq dernières minutes resteront gravées dans l'histoire des OL-OM !

Lyonnais et Marseillais sortaient d'une semaine compliquée, où ils ont dû enchaîner Championnat et Ligue des Champions. Du coup, en cette fin de match, la fatigue se faisait sentir, et cela pesait largement sur le jeu. Les espaces se créaient, les longs ballons devenaient monnaie courante : on cherchait surtout à sauter les lignes, afin de se projeter le plus rapidement possible vers l'avant. Cris concédait un corner à la 80ème minute de jeu. C'est le tournant du match. Ce corner, bêtement concédé, amenait une reprise au premier poteau de Brandao, qui donnait un avantage que l'on pense alors définitif aux Marseillais (2-4, 80'). Delgado remplaçait Govou (80') sous les yeux de supporters lyonnais médusés. Une victoire aurait permis aux Gones de s'emparer du fauteuil de leader. Au lieu de cela, les lyonnais s'orientaient inévitablement vers une défaite à domicile face au rival Marseillais. Mais cette année plus que jamais, l'OL finit fort ses matchs. Et c'est Lisandro, « L'Homme qui valait 24 millions », qui le prouvait une nouvelle fois : en trompant Mandanda d'une pichenette, d'abord, (3-4, 81'), puis en transformant le penalty accordé par Monsieur Bré suite à une main de Heinz dans la surface (4-4, 84'). En trois minutes, l'ancien attaquant de Porto montrait que son but face à Liverpool, en milieu de semaine, annonçait son retour au plus haut niveau.

Le match s'emballait et c'est tout Gerland qui se prenait à croire à un incroyable cinquième but rhodanien. Et il arrivait, ce cinquième but ! Lisandro lançait Pjanic côté gauche, qui transmettait astucieusement à Bastos, seul dans la surface ; sa frappe du pied gauche trompait Mandanda (5-4, 89'). Un match fou fou fou qui entraînait Gerland dans un tourbillon de folie, vite interrompu par le dernier cafouillage du match. A l'ultime minute, Lloris repoussait une frappe de Niang (93'), mais ne pouvait rien sur la pression marseillaise, et Toulalan, bousculé par M'Bia, poussait le ballon dans ses propres filets (5-5, 93'). Un dénouement à l'image du match : inédit, fou, incroyable.
Les amoureux du ballon rond se sont régalés. Enfin, un choc (annoncé comme tel) a tenu toutes ses promesses. Y aurait-il des airs de Premier League en Ligue 1 ?

Ce match très attendu s'est donc terminé sur un score aussi surprenant qu'inédit : 5-5. Un tel score en Ligue 1 ne s'était plus vu depuis 52 ans, ce qui montre bien non seulement la pauvreté des scores de Ligue 1, mais surtout le niveau du match. Qualité, technique, physique, tactiques ont rythmé une rencontre très plaisante. Preuve en est que ce match était exceptionnel, même certains joueurs (Bastos, Pjanic) se sont emballés aux différents micros des médias, événement que l'on ne voit que très rarement. Paradoxe ultime, Lloris et Mandanda s'affrontaient pour cette rencontre dans un duel de meilleur gardien. Avec 5 buts encaissés par les deux portiers internationaux, peu importe qui sera titularisé à Croke Park, puis au Stade de France : Giovanni Trapattoni n'a certainement raté aucune miette de leurs erreurs.

Mikhaël Defoly

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Ligue des Champions : Lyon / Liverpool, L’OL joue sa qualif’ !

mardi 3 novembre 2009

Deux semaines après l’héroïque victoire lyonnaise à Anfield (2-1), les hommes de Rafael Benitez viennent à Gerland dans un esprit revanchard et avec une obligation de résultat. En effet, une défaite face à l’OL anéantirait presque entièrement leurs espoirs de qualification. Mais le club de Jean-Michel Aulas veut et peut assurer sa qualification. Pour cela, un petit point lui suffit. « Hors de question de jouer le nul » martèlent ensemble Claude Puel et les leaders de l'équipe. Lyon se mettrait-il enfin à jouer crânement sa chance en Ligue des Champions ?

Que vaut vraiment Liverpool ?
Défait une nouvelle fois en "Premier League" ce week-end face à Fulham (3-1), Liverpool est au plus mal. Le club reste sur une série de 6 défaites lors des 7 derniers matchs, une statistique affolante à laquelle les Reds n'étaient pas habitués. 6èmes de "Premier league" et à 9 points du leader (Chelsea), ils sont actuellement 3èmes du groupe E de Ligue des Champions, éliminés de la Cup mercredi dernier par Arsenal (2-1). Pour le club Anglais, qui veut à tout prix réussir sa saison, bien mal engagée en Championnat, la Ligue des Champions est donc la seule compétition susceptible de redonner le sourire à ses supporters Reds. Seulement, après un court succès face à Debrecen (1-0), les hommes de Rafael Benitez se sont inclinés sur la pelouse de la Fiorentina (2-0), puis sur leur pelouse contre Lyon (2-1) ; leur qualification en 1/8èmes de finale est compromise.

Pourquoi le club Anglais, vainqueur de la compétition en 2005, est-il dans une telle position en Championnat et dans cette poule de qualification ?
Certains parlent d'un mercato estival mal géré, avec entre autres une mauvaise gestion des départs d'Arbeloa et de Xavi Alonso. Le coach espagnol, quant à lui, préfère parler de son effectif plutôt que de ceux qui n'y sont plus. Il déplore le nombre de blessés. En effet, Lyon a pu observer l'absence de Fernando Torrès et la présence d'un diminué Steven Gerrard il y a deux semaines. Bis repetita mercredi soir, où Steven Gerrard, Fabio Aurelio et Johnson seront absents. Quant à Fernando Torrès, Aquilani et Agger, ils sont incertains ! Une équipe donc diminuée pour affronter l'OL.
Une équipe aussi en manque de confiance. Mais pas de pression particulière pour les joueurs et leur coach. «On a toujours été très forts quand on s'est retrouvés dos au mur » affirme Rafael Benitez. Attention donc aux dernières gesticulations d'un Champion en crise.

L'OL : pour la gagne !
Jérémy Toulalan le disait dans L'Équipe récemment, Claude Puel aussi le rappelait mardi : l'OL ne jouera pas pour viser le nul. Une petite phrase comme pour motiver les troupes autour d'un objectif commun : la victoire. C'est pourtant un discours inédit qui est tenu là ; on n'avait pas l'habitude d'entendre autant d'assurance avant un match européen face à un cador (on se rappelle de l'« exploit inter-planétaire » espéré par le Président Aulas à la veille de Barcelone-OL la saison dernière).
Mais c'est un nouveau OL dans cette Ligue des Champions. Un OL qui gagne, un OL qui marque, un OL leader de son groupe... Les lyonnais savent qu'un match nul les qualifiera, mais ils visent surtout le maintien de la première place du groupe. Ainsi, l'adversaire des 1/8èmes de finale se révèlerait peut-être un peu plus abordable que Barcelone ou Manchester United sur les deux dernières saisons.
Une victoire ce soir, et c'est presque la première place qui s'offre à l'OL. Mais face à eux, les lyonnais auront des Anglais surmotivés. Réussiront-ils à contrer la folie vengeresse d'une équipe qui joue sa dernière chance ? Lyon peut le faire. La victoire dans le derby face à St-Etienne a ranimé l'orgueil Olympien. Reste à obtenir un bon résultat ce soir pour emmagasiner la confiance nécessaire à la réception de Marseille dimanche.

C'est donc l'acte 2 entre Liverpool et l'OL ce soir.
L'acte 1, soldé par un happy-end lyonnais, a laissé des traces dans les rangs de Liverpool. Des traces au classement également car l'OL se présentera face à l'ogre anglais en tant que leader du groupe. Lyon a retrouvé une dynamique, Liverpool est face au mur ; l'issue de ce match est plus qu'incertaine. Maintenant, assez parlé, et place au match ; messieurs, c'est à vous jouer !


Mikhaël Defoly
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