30ème journée de L1/ OL-Grenoble (2-0): l'OL éteint la lanterne.

dimanche 28 mars 2010

Tenu en échec à l'aller (1-1), les lyonnais ont retenu la leçon et, même si ce fut laborieux, ils ont livré une prestation d'assez bonne qualité. Les hommes de Claude Puel ont une nouvelle fois fait la différence en seconde période, par ses sud-américains Bastos et Delgado.
Grenoble a tenu le choc et aurait même pu revenir au score en toute fin de match, sans un Lloris une nouvelle fois exceptionnel. Grenoble a fait douter Lyon : c'est bien sur tout sauf rassurant avant le 1/4 de finale de Ligue des Champions, programmé mardi contre Bordeaux.

Une première mi-temps insipide.
Gerland attendait beaucoup des Gones, qui restaient sur 3 matchs consécutifs sans victoire dont une frustrante défaite au Vélodrome (2-1). Comme souvent, les lyonnais ont déçu en première période. Ils ont eu du mal à se mettre en route face à des Grenoblois motivés et bien regroupés ; seul Bodmer, dès la 3ème minute de jeu, parvenait à inquiéter Maubleu, le jeune gardien isérois. Mais ce qui inquiétait, surtout, était la piètre qualité technique des lyonnais. Ederson, Gonalons et Makoun en milieu ne faisaient pas le lien entre la défense et l'attaque, et s'illustraient de bien mauvaise façon en faisant perdre, par maladresse, un nombre incroyable de ballons. Façon "coach", ça donne cela : "Il nous a manqué un peu de rythme en première mi-temps, et même si les joueurs étaient appliqués, on a manqué de justesse dans les enchaînements. On a abusé des ballons aériens au lieu de jouer plus juste".
Du coup, Gerland grondait un peu devant ce triste spectacle, digne de l'OL-Boulogne ou du Toulouse-OL de ces dernières semaines, et Grenoble prenait peu à peu confiance, se découvrant davantage pour jouer autrement qu'en contre. Au final, une première mi-temps assez triste sous une légère pluie qui favorisait la vitesse du jeu. C'est d'ailleurs sur ce petit avantage là que l'OL allait étouffer les hommes de Bazdarevic.

Bastos is back.
De retour, après une blessure qui l'a tenu éloigné des terrains durant trois semaines, Michel Bastos a été l'artisan de la victoire lyonnaise. Opportuniste, il l'a été sur la remise de Gomis en retrait, après une frappe repoussée d'Ederson pour ouvrir la marque en force (1-0, 48'). Passeur décisif, il aurait pu l'être si Jean II Makoun avait été plus prompt dans la surface (52' et 67'). Il a surtout apporté une touche athlétique et une vitesse qui a manqué aux lyonnais ces derniers temps. En manque de souffle, il a été remplacé peu après l'heure de jeu par le joker de luxe, "Chelito" Delgado. Makoun, qui a évolué dans une position plus offensive qu'à l'habitude (comme contre le Réal Madrid), laissait lui sa place au jeune et talentueux Pjanic.
Gomis, quant à lui, a loupé quelques occasions (51', 56') et a été remplacé par Lisandro Lopez. L'attaque des gones était renouvelée et lancée dans un seul but : celui de tuer le suspens du match.
Car Grenoble prenait le jeu à son compte au fil de la deuxième mi-temps et était dangereux, notamment par Ljuboja. Sans conséquences.

Les remplaçants, encore et toujours décisifs.
C'est à se demander si l'OL est capable de l'emporter sans ses deux jokers argentins Lisandro Lopez et Delgado. Car une fois les deux hommes rentrés, le match a pris une tournure exclusivement rouge et bleue. Le GF38 a pourtant eu l'occasion d'égaliser en toute fin de match, par Courtois (86') mais sa frappe était bien détournée par Lloris ; en face, le novice Maubleu ne pouvait rien sur le crochet et la frappe du droit de Delgado, bien décallé par Pjanic (2-0, 90'). Le match était plié, malgré une dernière tentative audacieuse d'Akrour (91'). Toulalan, lui, loupait le 3-0 à la dernière minute de la rencontre sur un bon service de Lisandro. L'argentin s'est d'ailleurs montré à son avantage, eu égard à ses dernières sorties peu prolifiques.

Avec cette victoire, l'Olympique Lyonnais se rassure mathématiquement en vue de la Coupe d'Europe, mais n'a pas brillé à Gerland. Quatrième de Ligue 1 avec 54 points, Lyon reste au pied du podium, toujours derrière Bordeaux, Montpellier et Auxerre. L'impact est donc assez faible quant on sait que tout les autres clubs vont jouer ce dimanche 28 mars. L'apport psychologique, lui, est grand. Bordeaux a perdu la finale de la Coupe de la Ligue face à l'OM (3-1), et Lyon recommence à gagner à Gerland au bon moment. Il y a donc deux dynamiques contraires, qui viendront s'ajouter au duel entre la sérennité bordelaise face à l'expérience lyonnaise de la Ligue des Champions. Le GF38, quant à lui, confirme qu'il est une équipe difficile à battre, parce qu'il développe du jeu, mais se heurte à la poisse (les deux gardiens titulaires "out", par exemple). Nul doute qu'avec un compteur bloqué à 15 points, les Isérois vont tout droit en Ligue 2. Cependant, en jouant comme ils ont joué la plupart du temps cette saison, on ne se fait pas trop de soucis pour eux, l'avenir devrait très vite se re-dessiner en Ligue 1.


Mikhaël Defoly



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30ème journée de Ligue 1 / OL-Grenoble : Gare aux quarts !

vendredi 26 mars 2010

Lyon reçoit la lanterne rouge Grenobloise pour le compte de la 30ème journée de Ligue 1, samedi 27 mars à 17h00. A cette occasion, l'OL espère lancer son sprint de fin de saison, mais surtout emmagasiner de la confiance et retrouver une réussite fuyante ces derniers temps, à quelques jours du 1/4 de finale de Ligue des Champions.
Grenoble n'a pas vraiment d'objectif, si ce n'est de terminer sa saison sur une note d'espoir et d'optimisme en vue du prochain exercice, qui se déroulera, sauf énorme surprise, en Ligue 2.

Un match qui a beaucoup fait parler cette semaine.
Vous n'avez sans doute pas échappé à la polémique de cette semaine, concernant la date du match de l'Olympique Lyonnais contre Grenoble. Initialement décallé par la Ligue (sur la demande de l'OL) au vendredi 26 mars (20h00), en prévision du 1/4 de finale de Ligue des Champions à disputer, celle-ci s'est déjugée après le tirage au sort et a de nouveau programmé de match de l'OL samedi, en fin d'après-midi. Seulement, il y a dans cette histoire plusieurs hics, qui illustrent d'une bien mauvaise façon le déclin de la Ligue.
Première chose : cette polémique est née d'une requête bordelaise, donc à priori un adversaire pas concerné par le match. A priori, car c'est dans un souci d'équité sportive et de temps de récupération équivalent que Laurent Blanc a téléphoné à Frédéric Thiriez, le patron de la Ligue (rappelons que Lyon affronte Bordeaux en 1/4 de finale de Ligue des Champions, et que les Girondins joueront leur match samedi soir). Jean-Michel Aulas a, à cette occasion, dénoncé des "arrangements" entre Bordeaux et la LFP, des propos peu appréciés par Frédéric Thiriez qui lui a renvoyé la balle en regrettant son "manque de fair-play" et son acharnement "contre les décisions qui ne reposent que sur l'équité sportive".
L'Olympique Lyonnais a alors fait pleuvoir les communiqués, critiquant en grande partie la Ligue, son fonctionnement et ses "atermoiements". Mercredi soir, Jean-Michel Aulas a saisi le CNOSF (Comité Olympique Français), lequel a conseillé au Président de l'OL d'en rester là avec les recours et d'accepter le décalage du match au samedi, en n'omettant pas cependant l'idée que la Ligue s'occupe des frais supplémentaires engendrés par sa décision.
D'autant que pour les lyonnais, comme pour les bordelais, l'affaire est entendue : tout repose sur une incompétence de la Ligue, qui aurait du prévoir l'éventualité d'un quart de finale Lyon/Bordeaux. Elle ne l'a pas fait et a donc pénalisé l'OL dans sa préparation, puisque les Olympiens ont dû revoir leur planning.

Et Grenoble dans tout ça ?
Elle est bien sympa, l'histoire entre les lyonnais et les bordelais... mais Grenoble dans tout ça ? Pierre Wantiez, le directeur général du GF38, s'est exprimé jeudi matin, visiblement très en colère du peu de considération que lui a apporté la Ligue, et son Président Frédéric Thiriez. En effet, à aucun moment "l'homme à la moustache" n'a contacté le club isérois dans cette polémique ; à aucun moment les grenoblois n'ont été consultés. "Si on est considéré comme une quantité négligeable, on va rappeler à certains qu'on existe" a déclaré M. Wantiez. Les supporters grenoblois aussi sont en colère : certains avaient posé des jours de congé pour se déplacer à Lyon vendredi. On comprend dès lors que cette affaire ait beaucoup fait parler, un peu à l'image du classico OM-PSG décallé au dernier moment par la Ligue en octobre dernier, en pleine période de Grippe A. Là aussi, la Ligue avait montré son incompétence et son "fonctionnement tortue", attendant le matin même du match pour l'annuler (cela avait provoqué des violences de supporters parisiens descendus à Marseille avant l'annonce de la Ligue).

Pour ce qui est du match "Lyon-Grenoble", au final il y a eu beaucoup de bruit pour pas grand chose, puisque si c'est la forme qui a largement été contestée, la décision, sur le fond, parait totalement logique.

Le match : Lyon pour s'envoler avec vigueur, Grenoble pour atterir en douceur.
Lyon, sixième de Ligue 1 et à qui il reste neufs matchs à disputer, "neuf finales" (terme employé par Maxime Gonalons), affronte l'un des adversaires les moins coriaces qui pimentent sa fin de saison. En effet, Grenoble est la lanterne rouge, bon dernier depuis le 29 août et une défaite à Saint-Etienne (1-0). Le derby semble donc déséquilibré, mais la mémoire ne nous manquant pas, souvenons nous que le rapport de force était le même lors du match aller, et que les grenoblois, en infériorité numérique, avait tenu en échec l'OL au Stade des Alpes (1-1). Ce match nul avait inauguré la lente mais profonde descente aux enfers des lyonnais, fin novembre et durant tout le mois de décembre. Alors histoire de briser la superstition (et d'effacer la statistique : 2 points pris sur les 3 derniers matchs), les lyonnais comptent rebondir et marquer... les esprits. Ils enregistreront les retours combinés de Bastos et de Makoun, mais déplorent encore l'absence de Boumsong.
Toulalan, du coup, pourrait débuter de nouveau en défense centrale. Grenoble quant à lui sait que l'OL n'est pas dans une grande forme et qu'il peut troubler l'ogre rhodanien dans son antre gerlantuesque. Même si les dirigeants Isérois ne se cachent plus et envisagent très sérieusement la descente, il ne leur serait pas désagréable de créer la surprise de la 30ème journée. Le GF38 devra du coup batailler sans Jemmali, Paillot, Kucukovic et Feghouli, mais surtout sans ses deux premiers gardiens Viviani et Ronan Le Crom, suspendu pour le premier, blessé pour le deuxième.
C'est donc Brice Maubleu, 20 ans, qui va faire son baptème du feu à Gerland. Avec 15 points, Grenoble est pour l'instant l'une des pires lanterne rouge de Ligue 1. L'objectif de la fin de saison pour le GF38 est donc d'attérir en douceur sur la plaine de la Ligue 2 vers laquelle ils dérivent inexorablement.

Mikhaël Defoly.


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Un scooter Skycruiser à gagner au grand jeu MBK

mardi 23 mars 2010

skycruiser

Sportif, maniable et performant, le MBK skycruiser 125cc est un scooter haut de gamme. Exceptionnel par ses performances techniques, il l'est aussi par le confort apporté, non seulement au pilote, mais aussi au passager. Doté d'une motrice 4 soupapes à refroidissement liquide et injection électronique, ce nouveau modèle fait déjà rêver beaucoup d'habitués... des embouteillages en ville !

Mais le MBK Skycruiser 125cc est semble-t-il aussi efficace sur la route qu'en centre ville, pour se faufiler entre les voitures... Il fait preuve d‘une excellente tenue de route.
Sur le plan du design, MBK a misé sur une esthétique aux lignes sportives et élégantes, ses formes flattent le regard et attirent l’oeil. "Le Skycruiser est un petit bijou doté d’un équipement complet et d’un look tendance" confie une utilisatrice.





Pour son lancement officiel en mars 2010 MBK organise un concours. Tentez de gagner ce nouveau modèle en cliquant ici : http://www.mbk-skycruiser-125.fr/

Bon à savoir :
Si vous gagnez le gros lot, sachez que vous ne serez pas abandonné seul(e) sur les routes : MBK dispose d'un vaste réseau de revendeurs spécialisés (plus de 500 points de vente) dans l'ensemble de la gamme de véhicules, du 50cc au 125cc, proposée par la marque.
Sur son site internet, la société indique d'ailleurs que "MBK a pour vocation de satisfaire pleinement ses clients par la qualité, l’innovation, la technologie et le design de ses produits".

Vous en verrez de toutes les couleurs
Dans quelques mois, si la campagne de promotion lancée par la marque fonctionne, les rues de nos villes devraient se remplir de ce nouveau véhicule. MBK propose une gamme de coloris très variée, des scooters branchés pour les jeunes et des scooters adaptés aux attentes des adultes, chacun des produits met la barre très haut dans sa catégorie et ne manque pas d'appuyer sur le confort et la sécurité.
N'hésitez pas à tenter votre chance, en participant au jeu-concours. Le site internet du nouveau modèle est en ligne ici : http://www.mbk-skycruiser-125.fr

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Ligue 1 : 29ème journée / OM-OL (2-1): L'OL est tombé au Vélodrome

lundi 22 mars 2010

Dominateurs en première période, les lyonnais n'ont pas su l'emporter face à l'OM, confrontés à leur manque d'efficacité (deux poteaux). Justifier

Lloris, pris à défaut par deux fois sur des frappes puissantes, n'a pas maintenu l'OL à flots. Ce sont Kaboré et Taïwo qui ont offert une victoire importante à leur club, malgré la réplique de Gomis... trop tardive. Avec les victoires de Bordeaux, Montpellier, Auxerre et (donc) l'OM, Lyon est relégué à une insipide 6ème place. Pour l'instant.

Lyon en panne de réussite...
Déjà visible à Boulogne et contre Saint-Etienne les semaines précédentes, l'attaque de l'OL souffre en ce moment d'un mal aussi imprévisible que rageant : la réussite. Contre Marseille, les lyonnais ont touché par deux fois les montants de Mandanda (Delgado 12' et Pjanic 46'), avant de craquer sur le but de l'OM, ballon contré à l'origine, et celui de Taïwo en poteau rentrant. Il y a de quoi être déçu de ce match, que les lyonnais avaient pris par le bon bout, avec des occasions de Pjanic, Källström et Govou dans les 20 premières minutes. Marseille laissait passer l'orage et réagissait par une frappe de Kaboré à la 36ème minute de jeu. C'était la seule réelle occasion d'un Marseille encore effrayé par la perspective d'une nouvelle défaite à domicile, après l'élimination jeudi dernier de l'Europa League par le Benfica Lisbonne (1-1, 1-2).

Marseille Trop Puissant.
Pjanic a encore touché la barre dès le retour des vestiaires d'une frappe du droit soudaine (46'), mais c'est bien Marseille qui prenait le jeu à son compte. Lucho, de mieux en mieux dans le match, délivrait presque involontairement le ballon à Mamadou Niang, lequel ratait le cadre de quelques centimètres (59'). Lyon ne respirait plus et Gomis remplaçait Govou, non sanctionné par Claude Puel pour ses dernières déclarations dans la presse.
Le Vélodrome a poussé ses joueurs et Kaboré prenait sa chance de loin : sa frappe, contrée au départ par Cris, lobait Lloris et entrait dans les buts (1-0, 68'). L'OM, malgré son match de milieu de semaine, retrouvait le sourire et poussait pour inscrire le deuxième but de la délivrance, mais Brandao ne parvenait pas à tromper le portier International français (70').

Contre toute attente, l'OL revenait dans le match avec un but de la tête de Gomis, sur un coup franc lointain de Källström (1-1, 80'), mais la joie fut de courte durée : sur la reprise, Taïwo a mis en application son habituelle "frappe de mule" qui, cadrée, transperçait les filets de l'OL après avoir heurté le poteau droit de Lloris (2-1, 81').

Un maximum de réussite donc pour les Marseillais qui laissaient éclater leur joie à la fin du match : avec ce résultat, les Phocéens se relancent totalement dans la course au titre, profitant du faux pas de Lille contre Bordeaux et dépassant l'OL, son adversaire du soir.

Une première en 2010 pour l'OL.
Lyon ne s'était pas incliné en Championnat depuis le début de la phase retour, la dernière défaite remontant au 23 décembre dernier contre Montpellier. En janvier, les Gones avaient alignés trois victoires de rang, puis un match nul contre Toulouse pour repartir sur trois nouvelles victoires en février. Mais depuis mars, on fait la soupe à la grimaçe côté rhodanien. Deux matchs nuls avec des regrets, à Boulogne et contre Saint-Etienne, puis cette défaite contre l'OM (1-2), qui ne laisse plus grand suspens pour le titre de Champion de France : il ne sera probablement pas pour Lyon cette saison. Cris le confirmait hier soir : "Pour le titre, oui c'est devenu compliqué. Là, on est à cinq points du leader qui compte un match en moins. Maintenant, il faut travailler pour chercher la troisième place". Le capitaine l'a dit : Lyon ne pense plus au titre, mais à une place sur le podium, synonyme d'une qualification en Ligue des Champions pour la saison prochaine. Et même cette perspective semble difficile pour l'OL, qui va se heurter à une fin de championnat compliquée : des déplacements à Rennes, Bordeaux et Montpellier et la réception de Lille, Monaco et Auxerre, entre autre. Un avantage cependant pour certains, qui argumentent : grâce à ces confrontations directes, l'OL a encore son destin entre ses mains ; il sait ce qu'il lui reste à faire s'il veut finir au minimum sur la troisième marche du podium.

Les rhodaniens vont déjà devoir faire le travail lors du quatrième (et dernier) derby de la saison, en recevant Grenoble vendredi. A l'aller en novembre, ils avaient manqué de prendre la tête du Championnat en faisant un résultat nul (1-1). Ils sont aujourd'hui loin de la première place. C'est à se demander si les lyonnais, au final, ne comptent pas trop sur leur historique capacité à réussir ses fins de saisons. A l'issue de la saison, le club pourrait paradoxalement réaliser une première depuis près de 13 ans, tant sur le plan positif (se qualifier en 1/2 finales de Ligue des Champions) que négatif (terminer hors des places européennes en Ligue 1). Attention au double tranchant de la Coupe d'Europe...


Mikhaël Defoly.



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Ligue 1, 28ème journée / Lyon-Saint-Etienne (1-1) : Des regrets à plus d'un titre...

dimanche 14 mars 2010

Le 99ème derby de l'Histoire entre l'OL et Saint-Etienne restera dans les mémoires comme celui des regrets. Bordeaux, Montpellier et Auxerre, tout trois tenus en échec un peu plus tôt dans la soirée, offraient à l'OL l'occasion de revenir à hauteur de points des co-leaders Girondins et Montpelliérains. La défaite du Mans (contre Nice, 1-0) laissait la possibilité aux Verts d'accroître leur avance sur la zone de relégation. Au final, ni lyonnais ni stéphanois ne sont parvenus à profiter des résultats de leurs concurrents. Une soirée qui laisse des regrets aux deux rivaux régionaux, à plus d'un titre.

Les lyonnais ont exactement reproduit le même type de match que face à Madrid mercredi dernier. Comprenez par ceci qu'ils ont réalisé une première mi-temps de piètre qualité, laissant leur adversaire prendre l'avantage, puis qu'ils se sont remobilisés en seconde période pour parvenir, dans le dernier quart d'heure, à égaliser. Contre le Réal Madrid, le buteur héros était Pjanic ; c'est Lisandro cette fois qui a endossé son costume de sauveur, à la réception de la tête d'un long centre de Toulalan (79'). Il parvenait enfin, après deux tentatives avortées (59', 73'), à trouver la faille dans la défense des Verts, souffrante mais efficace face à Toulalan (57', 70', 84'), Cris ou encore Gomis (67').
Oui, les lyonnais ont fait une très bonne deuxième mi-temps, répondant enfin aux attentes des 37000 spectateurs de Gerland. Mais la prestation d'ensemble a été mitigée, en partie bien sur à cause d'une première mi-temps désastreuse. Une équipe rhodanienne brouillonne, maladroite, en manque d'inspiration, et face à un bon adversaire : l'ASSE. Les Verts qui entamaient bien mieux le match, à l'image d'un énorme raté de Rivière, seul à 3 mètres des cages et qui tirait à côté (17'). Il était néanmoins signalé hors-jeu, après coup. Ce n'était que partie remise pour l'attaquant stéphanois qui libérait les Verts peu avant la mi-temps, d'une tête à bout portant sur un centre de Bergessio (39').

Les Stéphanois sont passés tout prêt de l'exploit : non pas celui de s'imposer à Gerland, mais simplement celui de dire "stop" à 17 années de disette dans les derbys. Pour l'OL, c'est la moindre des consolations que de rester invaincu contre les Verts, car, et c'est bien normal, la déception était présente au sortir du match : "Je regrette la première période où nous n'avons pas mis assez d'intensité et de rythme", explique Claude Puel. "Cette semaine, je pense que nous avons fait ce qu'il fallait dans une épreuve, la Ligue des champions, mais pas dans le championnat. Nous laissons passer quatre points sur les deux derniers matches mais j'ai plus de regrets sur le match à Boulogne (le coach lyonnais fait référence au 0-0 obtenu la semaine dernière à Boulogne, ndlr)".

A noter les entrées très positives (encore) des deux argentins lyonnais Lisandro (45') et Delgado (60'). Remarquez, difficile de faire pire que les inexistants Govou et Ederson, présents dans les couloirs dès le coup d'envoi. Pjanic, sans doute fatigué de son match à Santiago Bernabeu, à laissé sa place à Delgado dès la mi-temps (46'). Lovren, qui effectuait son retour dans la composition d'équipe lyonnaise (en partie grâce à l'absence de Boumsong), n'a pas vraiment marqué des points, coupable sur le but de Rivière. Källström nous a offert ses habituelles passes ratées, et Gomis sont indémodable démarrage en côte... sur sol plat (comprenez qu'il est lent, très lent au démarrage).

L'enseignement de ce match est que l'OL, encore une fois, n'a pas été capable de saisir sa chance pour revenir sur les leaders de la Ligue 1. On en viendrait presque à croire que l'ex Septuple Champion de France fait exprès de passer à côté des occasions qui se présentent. A plusieurs reprises cette saison, les hommes de Claude Puel ont eu la possibilité de revenir sur Bordeaux, parfois même de les dépasser, mais à aucun moment ils n'ont eu le résultat escompté.

Si l'OL n'est pas Champion, ou pire, s'il ne termine pas sur le podium fin mai prochain, il saura à qui s'en tenir... Face à un Saint-Etienne séduisant en première période, les lyonnais ont su trouver les ressources physiques et mentales pour revenir dans la partie, mais il manquait encore un petit quelque chose pour s'imposer. Espérons que ce "quelque chose" ne leur manque pas au Vélodrome la semaine prochaine, dans un match (déjà) décisif en haut de classement : Marseille-Lyon.


Mikhaël Defoly.




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Ligue 1, 27ème journée / Boulogne - Lyon (0-0) : L'OL sans mordant

dimanche 7 mars 2010

Pas vraiment impressionnant, les lyonnais. Sur la pelouse du 19ème de Ligue 1, les rhodaniens n'ont pas su faire la différence et auraient même pu voir rouge si le boulonnais Marcq, en toute fin de match, s'était montré plus précis.
C'est un score nul et vierge décevant, car le résultat en lui-même s'additionne d'une manière peu convaincante. Signe d'un certain malaise, le match qui se profile contre le Réal Madrid a peut-être "plombé" quelques lyonnais se sachant déjà hors course.

A Lyon: un côté gauche actif, un couloir droit inexistant.
C'est sous un vent fort et glacial que lyonnais et boulonnais entamaient la partie. Boulogne avait pour politique de prendre sa chance dès qu'il le pouvait, aussi Cuvilier, au bout de 30 secondes de jeu, frappait un ballon facilement capté par Lloris ; le ton était donné. Boulogne gardait la balle dans les premières minutes, profitant de l'inexistant milieu de terrain rhodanien. L'OL parvenait tout de même à développer un semblant de jeu à gauche, avec son couloir Cissokho-Bastos très actif. Trop actif, peut-être, en comparaison du côté droit Réveillère-Govou peu en jambe ; le déséquilibre était flagrant.
Les lyonnais, sans Toulalan en milieu de terrain, étaient mangés dans les duels : le capitaine Marcq en profitait pour passer entre Makoun, Bodmer et Boumsong, et adresser une frappe dangereuse, qui passait de peu au-dessus des cages d'Hugo Lloris (12'). La première occasion de Boulogne survenait peu après, lorsque Cuvilier passait dans la défense lyonnaise comme dans du gruyère et butait au dernier moment sur Hugo Lloris, bien sorti de sa cage (18'). C'était un premier avertissement.
Claude Puel, dérangé par l'instabilité de ses couloirs, décidait de faire permuter les offensifs. Ainsi, Govou passait à gauche et Bastos rejoignait le couloir droit. Mais cet essai de rééquilibrage était contre productif, car l'attaque, qui auparavant fonctionnait d'un côté, était maintenant stérile, à gauche comme à droite.
Au milieu, ce n'était guère mieux : Makoun reculait trop, fébrile, et Bodmer, pour son retour sur le terrain, se montrait un peu trop friable dans les duels. Heureusement, lot de consolation : la charnière Cris-Boumsong était affutée et efficace. Gomis, amorphe, ramassait un carton jaune pour simulation juste avant la mi-temps. Les nombreux corners lyonnais en fin de première mi-temps ne trouvaient que les gants et la maladresse de Bédénik, le jeune gardien boulonnais.

Boulogne sans complexe aurait pu l'emporter.
Porté par un Cuvilier, un Marcq et un Kapo très en forme, l'USBCO aurait pu ouvrir la marque à plusieurs reprises. Mais l'OL, qui restait sur 530 minutes d'invincibilité (avant ce match) n'était pas pris à défaut. Avec un Makoun plus avancé (à la sauce "Réal Madrid"), Kapo avait tout le loisir de s'enfoncer dans les 25 derniers mères des rhodaniens, et de semer le trouble (52', 55'). Il était, à quelques centimètres près, le premier buteur de la partie d'une reprise de volée à 7 mètres des cages d'Hugo Lloris.
Plus de peur que de mal pour des lyonnais toujours aussi inattentifs, ou penseurs, en tout cas, à la rencontre de mercredi. Peu avant l'heure de jeu, Bodmer, bien servi par Bastos (revenu à gauche), tentait l'extérieur du pied droit : à côté des cages de Bédénik (57'). Claude Puel faisait basculer l'équipe en 4-4-2 : la paire argentine Delgado-Lisandro prenait la place de Govou et de Bodmer. Les deux originaires d'Amérique du Sud allaient, à défaut d'inverser la tendance, apporter un peu d'allant et d'envie à leurs coéquipiers. A l'origine, ou directement acteurs des 4 dernières occasions lyonnaises (62', 64', 76', 82'), ils apportaient une vraie fraîcheur à ce onze de départ fatigué.
Lachor, très remonté envers l'arbitre en fin de match, prenait un carton rouge (91'). Pjanic remplaçait Bastos. Le secteur offensif était renouvelé, mais crédité de trop peu de temps pour vraiment s'imposer et faire la différence. Au contraire, c'est Marcq, qui, dans un dernier élan d'optimisme, frappait à côté des cages lyonnaises après une mauvaise relance de Cris (93'). Les lyonnais ont eu chaud. Ils sont passé tout près de la correctionnelle.

De la même manière qu'en novembre dernier (contre Grenoble), Lyon a loupé l'occasion de s'installer en tête de la Ligue 1. Avec 50 points, ils restent derrière Bordeaux et Montpellier, qui s'affontent dimanche à 21h, mais restent aussi à la merci de Marseille. Si les Phocéens l'emportent dimanche, ils éjecteront l'OL du podium ; ce n'est donc pas un bon résultat de la part des lyonnais. Le premier accroché chez le dernier de la phase retour, voilà un résultat peu prévisible, mais qui témoigne une nouvelle fois de l'instabilité de l'OL.
Pour sa défense, on peut penser que pas mal de cadres se sont économisés en prévision de mercredi, et que la plupart des rhodaniens avaient la tête ailleurs. En même temps, quant on connait le calendrier à venir des Olympiens (Madrid, Saint-Etienne, Marseille), sans cautionner ce genre d'attitude, on peut comprendre qu'un peu de démotivation se soit faite sentir face à Boulogne. Maintenant, sur les trois prochains matchs, les Gones n'ont pas le droit à l'erreur.

Mikhaël Defoly










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LIGUE 1 / 27ème journée : Lyon prépare le Real Madrid... à Boulogne !

vendredi 5 mars 2010

Quelques jours avant le match à Madrid, l'OL de Claude Puel se déplace à Boulogne samedi 6 mars à 19h. Les lyonnais ont un réel coup à jouer, car ils peuvent, en cas de victoire, devenir leader provisoire de la Ligue 1, en attendant la confrontation dimanche entre les co-leader Bordelais et Montpelliérains. Mais l'OL ne se voile pas la face ; certes la reprise en 2010 est très positive, mais les hommes de Laurent Blanc comptent deux matchs en moins. Boulogne, de son côté, veut croire au maintien.

L'OL y va pour la gagne.
Victorieux à quatre reprises en déplacements depuis 2010, Lyon se rend à Boulogne avec un seul objectif clair : celui de remporter les trois points. Face à une formation au plus mal, qui n'a plus connue la victoire en Ligue 1 depuis le 6 décembre 2009 (c'était contre Lens, 2-1), les rhodaniens apparaissent logiquement comme favoris de la rencontre. Ils auront sans doute à coeur de confirmer ce statut et de prouver qu'ils sont vraiment revenus dans la course au titre. Mais pour cela, il va falloir rester dans la dynamique actuelle : développer du beau jeu tout en alliant plaisir et résultat, pour un enjeux simple : la victoire.
Pour ce qui est de l'animation offensive, Claude Puel pourra compter sur le retour dans le groupe de Delgado. L'argentin, qui n'a plus joué depuis son match d'exception contre le Réal Madrid, sera frais et disponible. Il sera peut-être aligné d'entrée de jeu sur le terrain, à la place de Sidney Govou, qui a joué mercredi avec l'Equipe de France face à l'Espagne. Jérémy Toulalan, qui a joué lui aussi, pourrait être ménagé en vue du choc contre les Galactiques, à l'inverse d'Hugo Lloris qui sera dans les cages. Autre motif de satisfaction : des onze internationaux lyonnais éparpillés aux quatre coins de l'Europe, aucun n'est revenu blessé à Lyon. Claude Puel pourra donc compter sur un effectif au complet, si l'on tient compte de l'indisponibilité (maintenant) habituelle de François Clerc et de Cléber Anderson.

Boulogne : pour la beauté du geste.
Boulogne/Lyon, ça n'y parait pas mais ça a quelque chose d'historique. Comme une ambiance particulière, comme une rencontre importante, comme... une première confrontation. C'est en effet la première fois que les lyonnais vont fouler la pelouse du Stade de la Libération pour jouer contre Boulogne. Les hommes de Laurent Guyot ont donc envie d'offrir à leur public une victoire de prestige face au club des années 2000. Pourtant, il ne sera pas simple de vaincre les lyonnais : l'USBCO est la pire formation de Ligue 1 à domicile ; c'est aussi, à ce jour, la moins bonne équipe de la phase retour. Enfin, histoire d'aller jusqu'au bout dans l'opposition de styles, Boulogne sera privé d'une partie de son attaque, puisque le buteur maison Gregory Thill est absent pour une blessure à la cheville, et que Daniel Moreira va entamer un programme de rééducation. Le 19ème de Ligue 1 pourra tout de même compter sur Grégory Cuvilier, qui a inscrit 2 buts et fait 2 passes décisives depuis le début de la saison : c'est l'atout offensif numéro 1 du club du Président Wattez.

L'Olympique Lyonnais va donc préparer son choc de Galactiques... à Boulogne. C'est une rencontre déséquilibrée sur le papier (et au classement), mais attention justement à la suffisance côté lyonnais : on a déjà vu pareille configuration de match se terminer en eau de boudin (contre Grenoble le 21 novembre dernier, par exemple (1-1)). Là aussi, Lyon avait eu la possibilité d'être leader, mais avait laissé s'échapper des points capitaux. Les hommes de Claude Puel ne doivent donc pas récidiver dans l'erreur, et auront sans doute la tête à Madrid ; pas de soucis si leur talent, lui, est à Boulogne.


Mikhaël Defoly



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