L'OL féminin en finale de Ligue des Champions ! les lyonnaises ont le niveau, elles !

jeudi 29 avril 2010

Trop peu médiatisé, le football féminin pourrait pourtant redonner le sourire à bon nombre de frustrés du ballon rond au masculin. Car s'il est vrai que les hommes de l'OL ont manqué le coche mardi soir contre le Bayern Munich, les filles, elles, n'ont pas tremblé face aux suédoises d'Uméa : elles sont en finale de Coupe d'Europe !

Uméa : un poid lourd du football féminin.
Le club d'Uméa est considéré comme un gros client au niveau européen. En effet, les féminines ont été sacrées deux fois Championnes d'Europe (en 2003 et 2004), et ont chuté en finale en 2007 et 2008. Lors de cette dernière finale, justement, elles avaient croisé le chemin des féminines de l'OL et les avaient éliminées sans vraiment briller (1-1, 0-0). L'heure était donc à la revanche pour les filles de l'entraîneur Farid Benstiti, qui avaient aussi à coeur de venger les hommes, écrasés ce mardi à Gerland (3-0). Si ce nul acquis hier soir (0-0) en Suède les a qualifiées, c'est qu'elles l'avaient emporté à Gerland pour le match aller (3-2). Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe, qui avaient fait le déplacement, étaient heureux de ce résultat historique pour le club : c'est la première fois qu'une équipe première de l'OL accède à une finale de Coupe d'Europe.

Une vraie solidarité féminine.
Dominant le match et se procurant de nombreuses occasions par Elodie Thomis (33') ou la suisse Lara Dickenmann (41'), les lyonnaises jouaient leur carte à fond. Le score nul et vierge à la pause qualifiait les rhodaniennes, qui restaient attentives toutefois : un but suffisait à Uméa pour se qualifier. D'autant plus que Sarah Bouhaddi, la gardienne lyonnaise, faisait quelques frayeurs à ses coéquipières, sortant de manière hasardeuse hors de sa surface (14').

La rencontre aura été marquée par la blessure de la joueuse d'Uméa Petterson, double buteuse à l'aller et remplacée par Molin (19'). Les partenaires de Shirley Cruz dominaient clairement le match et il s'en fallait de peu pour qu' Amandine Henry ou de nouveau Lara Dickenmann n'inscrivent le but libérateur. Peine perdue mais joie gagnée : au terme de 90 minutes qu'elles auront marqué par une solidité défensive et une solidarité de tout les instants, les joueuses de Farid Benstiti se sont qualifiées pour la finale de la Ligue des Champions.

Elles affronteront les allemandes de Potsdam le 20 mai prochain à Getafe (ESP), deux jours avant la finale masculine à Madrid. Une très belle consolation, en somme, pour le club et le coach Benstiti : la consécration européenne est toute proche. Et on se réjouit de voir que ces lyonnaises-là ont vraiment le niveau !

Mikhaël Defoly


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33ème journée de Ligue 1 / Bordeaux et Lyon au coude à coude (2-2)...

dimanche 18 avril 2010

Au terme d'un match âpre et très engagé, lyonnais et bordelais se sont neutralisés ce samedi 17 avril 2010 au stade Chaban Delmas de Bordeaux (2-2).
Deux points séparaient au classement les hommes de Claude Puel et ceux de Laurent Blanc avant la rencontre ; ce 2-2 ne change pas la donne : Bordeaux reste 5ème, à deux longueurs des lyonnais 3èmes (les Girondins bénéficiant d'un match en moins). Les deux clubs restent donc au coude à coude dans la perspective d'une place sur le podium, mais le titre semble s'être éloigné de manière définitive...

"Monsieur Bricolage" a changé ses plans.
Privé de Boumsong, Bodmer, Clerc en défense latérale et de Makoun et Gonalons en milieux de terrain défensifs, Claude Puel devait repenser son 4-3-3 et bâtir son équipe de manière plus offensive. Il optait du coup pour un 4-2-3-1, composé d'une charnière centrale Cris/Toulalan et des latéraux habituels Cissokho/Réveillère. En milieu de terrain, deux "récupérateurs" relayeurs, Källström et Pjanic, offrant des caviars à Bastos (côté gauche), Govou (côté droit), Ederson (dans l'axe) ou Gomis (attaquant de pointe).
Une équipe au schéma tactique alléchant... mais pas assez rôdée : les Bordelais prenaient dès les premières minutes le contrôle du ballon. C'est l'OL pourtant, évoluant en contre, qui se montrait dangereux par Bastos ou Gomis, mais tantôt Ramé tantôt la maladresse de l'ancien Vert préservaient ce score nul et vierge, jusqu'à ce que Chamakh, le bourreau des lyonnais (il a marqué lors de ces quatre derniers matchs face à l'OL), n'inscrive le premier but de la rencontre d'un coup franc bien tiré par Gourcuff (1-0, 25'). Ce but souffre néanmoins de contestations, car sur les ralentis on peut voir que le marocain se débarasse de son vis-à-vis (dans ce cas-là Cris) en le poussant à terre avant d'inscrire le but. Lyon prenait un coup sur la tête mais était surtout révolté face à cette injustice, non relevée par Monsieur Ennjimi ou l'un de ses assistants. Bordeaux terminait la première mi-temps par une dernière frayeur : le magnifique coup franc de Pjanic, légèrement détourné par le mur Girondin, était repoussé en corner après un arrêt exceptionnel d'Ulrich Ramé. Les Bordelais pensaient avoir laissé passer l'orage.

Lyon, frustré et réaliste.
Les Gones revenaient des vestiaires avec de meilleures intentions, plus d'agressivité dans les duels et d'envie sur le terrain. Un changement de cap insufflé aussi par l'entrée en jeu rapide de Lisandro en lieu et place de Govou, blessé (46'). L'argentin motivait ses partenaires à aller de l'avant, et monopolisait l'attention d'une grande partie des défenseurs bordelais ; cette vraie/fausse activité permettait à Ederson, seul, de s'immiscer dans les 30 derniers mètres et de placer une frappe flottante et puissante qui faisait trembler les filets d'Ulrich Ramé (1-1, 55'). Le brésilien, très critiqué entre rhône et saône, a montré dans ce match son meilleur visage : il était d'ailleurs à deux doigts de donner l'avantage à ses co-équipiers à l'heure de jeu, mais après avoir effacé le gardien il trébuchait et ne pouvait pousser le ballon dans les filets aquitains. Hasard ou coïncidence, c'est sur le ballon suivant que Plasil, absolument seul, envoyait une frappe sublime dans la lucarne de Lloris (2-1, 62'). Cris, en bon policier, montait sur un coup franc de Pjanic à 20 minutes de la fin, et lobait Ramé d'un astucieux coup de tête dos au but (2-2, 71'). Il inscrivait son quatrième but de la saison, après ceux inscrits contre Nancy, Paris et Lille. La rencontre, déjà très tendue, allait prendre une dimension particulière.

Bordeaux pas très fair play.
La fin de rencontre houleuse a été déclenchée par une réaction très peu fair play des Bordelais, eux-mêmes qui réclamaient à la Ligue il y a peu une équité sportive totale concernant les jours de récupération pour la double confrontation de Ligue des Champions. Mise en situation : Lyon part en contre, mais Chamakh est à terre dans la moitié de terrain lyonnaise. Delgado décide alors (même si ce n'est pas à lui de le faire) de mettre le ballon en touche. Le litige provient de ce fait de jeu : sur la remise en jeu, là où il est de bon ton de rendre le ballon à l'adversaire qui l'a volontairement mis en touche, les Bordelais ont joué crânement leur chance, attaquant et débordant côté gauche par Trémoulinas. Les lyonnais, autant surpris qu'indignés, réagissaient avec colère et Réveillère, d'un tacle assassin sur ce même Trémoulinas, se faisait expulser. Le Bordelais, victime d'un geste impulsif sur le lyonnais, était également expulsé par l'arbitre Monsieur Ennjimi. Les 22 acteurs s'échauffaient et Chaban Delmas devenait le théâtre d'une bagarre générale aussi ridicule qu'inutile. Jussié, pour clore le spectacle en beauté, prenait lui aussi un carton rouge, pendant que Pjanic restait au sol, victime d'un violent coup de Chalmé au niveau du larynx. Une chose est sure en tout cas : lyonnais comme les bordelais ne sortent pas grandis de cette mascarade.

Se posent dès lors plusieurs questions : face à de tels manques de fair play et de sportivité, Bordeaux mérite-t-il d'être Champion de France ? Les bordelais trouveront-ils les arguments nécessaires pour expliquer aux enfants, encore innocents des enjeux du haut niveau, qu'il faut faire preuve de respect de l'adversaire en toutes circonstances ? Ils ont fait preuve d'un manque de savoir-vivre et d'un réel manque de classe : la même classe d'écart entre un quart de finaliste et un demi-finaliste de coupe d'Europe, en somme.

Occasions du match :
5 : frappe puissante et croisée de Bastos, bien détournée par Ramé.
21 : tête piquée de Gomis, juste à côté des buts Girondins.
25 : but de Chamakh de la tête sur un coup franc de Gourcuff (1-0).
41 : coup franc de Pjanic que Ramé sort de sa lucarne d'un bond spectaculaire.
52 : Gomis frappe au-dessus des buts de Ramé.
55 : but d'Ederson, qui profite de l'appel de Lisandro pour avancer plein axe et placer une frappe lourde au ras du poteau droit de Ramé (1-1).
62 : but de Plasil, pas attaqué, qui prend sa chance aux 30 mètres d'une frappe pleine de puissance et tendue qui file dans la lucarne de Lloris (2-1).
71 : but de Cris d'une tête lobée sur un coup franc de Pjanic (2-2).


Mikhaël Defoly



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33ème journée de Ligue 1 / Bordeaux-Lyon : Retour risqué en Gironde...

samedi 17 avril 2010

10 jours après l'épique qualification européenne de l'OL aux dépends des Bordelais (3-1, 0-1), le club de Jean-Michel Aulas effectue un retour en Gironde dans l'optique moins glorieuse (mais toute aussi importante) d'une conservation de podium en Ligue 1. 
En effet, les Bordelais, 5èmes avec 56 points (et un match en moins), peuvent se rapprocher du podium s'ils l'emportent contre un OL toujours 3ème, avec 58 points. C'est une rencontre capitale qui oppose lyonnais et bordelais, un duel palpitant entre le septuple vainqueur du Championnat (entre 2001 et 2008) et son logique successeur au palmarès, la saison dernière ; d'autant plus que la fin de saison des deux équipes se décidera peut-être sur ce match...

La confiance en ligne de mire.
Dans cette confrontation, tout va être question de confiance. Elle sera à acquérir pleinement pour l'OL, à quatre jours du plus important match de son histoire européenne à Munich, ou à retrouver du côté bordelais, dans l'espoir d'une fin de saison canon qui les propulserait, si ce n'est Champion de France, au moins sur le podium de la Ligue 1. L'enjeu n'est donc moindre pour aucune des deux équipes, qui devraient se livrer une bataille engagée : duels, intensité physique, domination mentale sont autant de critères qui, comme au match aller (victoire de Bordeaux 1-0), devraient faire la différence ce samedi 17 avril 2010.

L'OL veut retrouver la gagne avant le Bayern.
Tenu en échec la semaine passée contre Lille (1-1), l'Olympique Lyonnais n'est depuis trois matchs plus aussi serein qu'il ne l'était au cours du mois de mars. Nervosité, défaites, nombreux blessés, une dépression orageuse semble s'immiscer dans le club et perturbe le bel horizon pourtant promis aux Gones ces derniers temps. Une victoire contre Bordeaux serait donc primordiale pour faire le plein de confiance (et de points) à quelques jours d'aller affronter à l'Allianz Arena le Bayern Munich. Car, aussi près soit-il du sacre européen, l'objectif numéro 1 de l'OL reste l'acquisition d'une place sur le podium de la Ligue 1, de manière à disputer la prochaine édition de la Ligue des Champions.

 Les rhodaniens savent donc ce qu'ils ont à faire mais restent prudents face à des adversaires qu'ils ont connu meilleurs : "Malgré ce que je peux lire, je trouve Bordeaux pas si mal. C'est juste une bête blessée, et comme toute les bêtes blessées, elle sera dangereuse, remontée et voudra absolument faire un résultat" explique Bafé Gomis. Pour contrer les élans de la bête blessée, l'OL pourra compter sur le soutien de l'Homme fort du moment : Michel Bastos. En effet, le Brésilien enquille buts sur buts : Grenoble, Bordeaux, Rennes, l'ancien lillois porte son total toutes compétitions confondues à 14 réalisations cette saison, un total plus qu'honorable. Il sera probablement aligné par Claude Puel, à moins que le coach lyonnais ne veuillent l'économiser avant la bataille franco-allemande de mercredi.

L'OL devra composer à Bordeaux sans Boumsong, Makoun, Bodmer, Clerc (tous quatre blessés) et Gonalons (suspendu après son carton rouge obtenu contre Lille), ce qui permet à Cléber Anderson, Lovren, Kolodziejczak et Abenzoar de faire leurs entrées dans le groupe.

Bordeaux : un temps de crise.
A Bordeaux, rien ne va plus. Les hommes de Laurent Blanc enchaînent défaites sur défaites, et lorsqu'ils gagnent, c'est pour avoir le goût amer d'une élimination européenne dans la bouche. L'entraîneur bordelais, de plus en plus agascé envers ses joueurs, a déclaré vouloir changer de tactique avec ceux-ci, argumentant que le mal était essentiellement psychologique. Les Girondins, à l'image de l'OL la saison dernière qui s'était fait étrillé par Barcelone (1-1, 2-5), doivent se remettre rapidement de leurs émotions européennes et se recentrer uniquement sur le Championnat. Il faut dire que les déconvenues s'additionnent en deuxième partie de saison : perte du leadership en Ligue 1, défaite face à Marseille (3-1) en finale de Coupe de la Ligue, élimination par Lyon en 1/4 de finale de Ligue des Champions...

 Bordeaux, qui pensait avec ambition réaliser un doublé (voire un triplé), se retrouve à l'heure actuelle avec la perspective pesante mais réelle d'une saison blanche. Une nouvelle fois défait en milieu de semaine au Mans (2-1), les partenaires de Gourcuff ne veulent pas se poser trop de questions : ils visent les trois points contre l'OL, victoire qu'ils avaient obtenu la saison dernière à Chaban Delmas (1-0). Mais ils seront privés pour ce match de Carrasso, Keira, Sertic, Cavenaghi, Fernando et Planus, tous à l'infirmerie.

Lucide mercredi au sortir d'une nouvelle défaite au Mans, Henrique avançait des éléments de réponse sur la mauvaise passe bordelaise : " La saison n’est pas finie, cela va être dur mais ce n’est pas impossible. Il faut au moins accrocher l’UEFA Champions League. Nous n’arrivons pas à marquer et nos erreurs défensives permettent à l’adversaire de le faire. Les deux buts que nous prenons ce soir [au Mans, ndlr], nous pouvons les éviter. Ce sont les même qu’à Paris ou Nancy". Paris et Nancy, ou deux autres défaites des Girondins depuis début avril. Le bilan comptable est donc très mauvais pour le Champion en titre, qui pointe avec un match en moins à 9 points du leader marseillais.
Autant dire qu'un résultat différent d'une victoire serait perçu à Bordeaux comme la fin définitive de la course au titre.

Mikhaël Defoly




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OL-Lille 1-1 : Lyon entre le vrai et le "Frau" (32ème journée de Ligue 1)

lundi 12 avril 2010

Flamboyant cette saison 2009/2010 en Ligue des Champions, l'OL de Claude Puel peine toujours autant à briller en Ligue 1. Dernier exemple en date ce dimanche 11 avril, où les lyonnais ont concédé un match nul décevant à Gerland (1-1). Virevoltants dans le premier quart d'heure, les lyonnais se sont peu à peu fait endormir par le jeu nordiste, mais ont trouvé les ressources mentales pour égaliser au cours de la deuxième période.

Lyon montre son double visage.
L'objectif pour l'OL était clair : se recentrer sur le Championnat de France et profiter des faux pas bordelais et montpellierrains de la veille pour conforter sa place sur le podium. Les joueurs, vaillants et courageux mercredi dernier, étaient fatigués ; Claude Puel faisait donc tourner l'équipe, alignant une peu complémentaire défense centrale Cris/Lovren et un côté gauche occupé par Källstrom en latéral défensif et Ederson sur l'aile offensive. Un 4-2-3-1 complété par Delgado et Pjanic en soutient de Lisandro Lopez.

"Chelito" Delgado se procurait la seule réelle occasion lyonnaise de la première période à la 45ème minute de jeu, en déviant de la tête un ballon qui passait de peu au-dessus de la transversale de Landreau. Véritablement, Lyon affichait son autre visage, celui décevant de la Ligue 1, le "Mister Hide" de l'hexagone. Car face au LOSC, club au jeu aussi rugueux que technique, les rhodaniens ne sont pas parvenu à répondre avec emprise sur le match. Lloris s'illustrait sur une tête de Rami (38'), un tir à bout portant d'Hazard (52') ou encore une frappe puissante de Balmont en fin de match (88').

 Il ne pouvait que s'incliner, cependant, sur le but de Frau, l'ancien lyonnais qui frappait soudainement et dont le ballon, contré, finissait sa course le long du poteau (0-1, 62'). C'était un peu la concrétisation d'une éphémère domination lyonnaise face à un bloc nordiste compact et dangereux, notamment par son trio offensif de grande qualité Gervinho-Hazard-Frau.

Lyon n'arrivait pas à faire le jeu à domicile et n'égalisait que sur un coup franc de l'excellent Pjanic repris victorieusement de la tête par Cris (1-1, 70') : "le Policier", en forme actuellement, remettait les deux équipes à égalité. Beaucoup de cartons jaunes, deux cartons rouges (Costa pour Lille, Gonalons pour l'OL), un jeu hâché, le match s'embourbait dans un style "viril mais correct" peu aguichant. Au final, le bémol de la soirée, excepté le résultat, restera les sorties de Lovren et Bodmer sur blessure. Un nouveau casse tête pour la défense centrale de l'OL se prépare dans la tête de coach Puel.

Le LOSC, tout sauf un Hazard...
Si les lillois ont livré une bonne prestation d'ensemble, ce n'est pas le fruit du hasard, mais d'un Hazard : Eden Hazard, ce jeune belge qui fait de plus en plus parler de lui. Redouté, très attendu, le jeune milieu de terrain a exprimé tout son talent sous les yeux d'un Jean-Michel Aulas que l'on imagine désireux de l'intégrer à l'effectif lyonnais ; il aurait pu ouvrir la marque dès la 5ème minute de jeu s'il avait cadré sa frappe. Lille peut compter sur des joueurs très talentueux qui font dès lors de sa formation l'une des meilleures de France.
Grand outsider jusqu'à la trêve, le LOSC de Rudy Garcia a depuis retrouvé un niveau de jeu moins brillant, et une 6ème place au classement. Mais ils ne sont qu'à 3 points du podium, et envisagent bien sur de décrocher une place européenne. Le match de ce dimanche les a conforté dans cette idée. Lyon occupe quant à lui la troisième marche du podium, distancé par Auxerre et Marseille. La semaine prochaine, les lyonnais retourneront à Bordeaux dans un match qui s'annonce très tendu. Entre un parfum d'élimination de Coupe d'Europe et celui de bataille pour le titre national, Lyon trouvera forcément à Bordeaux un adversaire taille XXL avant l'aller/retour contre le Bayern Munich en 1/2 finale de Ligue des Champions.


Mikhaël Defoly.





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Ligue 1, Lyon-Lille le 11 avril : Attention, hot Dogues !

samedi 10 avril 2010

Incroyable demi-finaliste de Ligue des Champions, au terme d'un match épique ou ils ont brillé par leur abnégation, les lyonnais repartent "tambour battant" vers la Ligue 1. 
A Gerland, ils recoivent Lille ce dimanche 11 avril 2010 dans un match qui sonne déjà comme décisif. Après les louanges à l'encontre de sa qualification européenne, Lyon se doit de terminer fort sa saison et vise sans langue de bois au minimum une place sur le podium.

Un amer souvenir au match aller.
Tout supporter lyonnais se souvient bien de la déconvenue du match aller, à Lille. Menant 3-1 à la mi-temps (grâce à un triplé de Lisandro), les lyonnais s'étaient fait rejoindre pour finalement s'incliner dans les derniers instants du match (3-4). L'OL avait alors bien mal entamé un mois de décembre catastrophique, qui allait le placer à la trêve sur la sixième marche du classement. Quant à Lille, cette victoire avait donné un moral d'acier aux Dogues, qui avaient terminé la phase aller sur une impressionnante série de victoires. 
Aujourd'hui, les dynamiques se sont pour le moins inversées. L'OL, 2ème, a retrouvé depuis janvier le goût de la victoire et reste pour l'heure la meilleure équipe de la phase retour. Lille est quant à lui 6ème et n'a pris que 7 points sur les 15 derniers mis en jeu. Un total moyen qui coïcide bien sur avec la forme étriquée des Dogues en ce moment. Le LOSC, excepté une belle victoire contre Montpellier fin mars (4-1), n'a plus impressionné depuis un court succès à Rennes mi-février. Entre temps, les hommes de Rudy Garcia ont éliminé Fenerbace de la League Europa (2-1, 1-1) mais n'ont pas créé la surprise face à Liverpool (1-0, 0-3). Une élimination, combinée à celles en début d'année contre Marseille en Coupe de la Ligue (3-1), mais surtout Colmar aux tirs au buts en Coupe de France (0-0, 10 t.a.b. à 9). Lille, qui s'annonçait donc comme l'équipe surprise de la mi-saison, n'a pas supporté le départ de Gervinho pour la CAN en janvier et a perdu pour le moment son statut d'outsider, en témoigne sa récente défaite à Valenciennes dans un derby enlevé (1-0).

Du LOSC à l'OL, il n'y a qu'un pas...
Ce ne serait offenser aucun des deux clubs que de dire que l'un forme des joueurs talentueux et que l'autre les achète, car c'est un peu la tendance de ces dernières années et c'est la loi du marché : le talentueux LOSC travaille pour le riche OL. Abidal, Keita, Bodmer, Makoun, Bastos pour les joueurs, Claude Puel et tout son encadrement au niveau de la direction, sont autant de personnalités lilloises aujourd'hui lyonnaises. On ignore pas non plus la complicité des deux clubs, symbolisée par les frères Seydoux, Michel (Président du LOSC) et Jérôme (deuxième actionnaire à l'OL après Jean-Michel Aulas) entretenant des relations parfois ambigües que pas mal de gens dénoncent. 
Reste que les relations entre les deux clubs sont au beau fixe et que le LOSC possède en Eden Hazard le bijou rêvé par l'OL ; un bijoux qui sera sans doute loin, très loin de la Ligue 1 d'ici peu de temps (des clubs anglais et espagnols s'intéressent à lui), mais bel et bien présent dimanche sur la pelouse rhodanienne. Côté lyonnais, ni Boumsong (absent 3 semaines), ni Cissokho ni Makoun ne seront présents. Le camerounais ne pourra donc pas fêter ses retrouvailles avec son ancien club au contraire de Bastos, l'homme en forme de l'OL qui sera très surveillé.

Lille, la bête noire ? Pas vraiment à Gerland.
Longtemps, les observateurs ont noté (à juste titre) que le LOSC était l'une des bêtes noires de l'OL en Ligue 1. Mais à y regarder de plus près, on se rend compte que les lyonnais n'ont que très peu de fois été pris à défaut par les nordistes à Gerland. 
Hormis deux défaites (dont la plus récente remonte à la saison 2005-2006 (3-1)), Lyon s'est imposé à quatre reprises ces 10 dernières années et a concédé quatre matchs nuls. A Gerland, d'ailleurs, lyonnais comme lillois restent sur deux matchs nuls consécutifs (1-1 et 2-2 la saison dernière, à l'occasion du 1000ème match de Jean-Michel Aulas à la présidence du club). Dans cette rencontre décisive, ce dimanche, autant dire que les équipes vont jouer pour la gagne ; un match nul les pénaliserait certainement, tant le haut de tableau se tient à peu de choses.
 Mine de rien, après Bordeaux en Ligue des Champions mercredi, le LOSC revêt aussi une importance particulière pour les lyonnais, car s'ils veulent tenter de nouveaux exploits européens la saison prochaine, il leur faut d'abord finir cette saison sur le podium, donc écarter progressivement les candidats aux trois premières places. Lyon l'a fait à Rennes la semaine dernière. Ils s'attaquent maintenant à Lille, avant d'aller défier successivement Bordeaux, Monaco, Montpellier et Auxerre. Que des candidats au podium, en somme...

Mikhaël Defoly.






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32ème journée : RENNES-OL (1-2) : La Bretagne, ça vous gagne !

dimanche 4 avril 2010

Peu en vue lors de la première période, l'Olympique Lyonnais a su relever la tête en seconde mi-temps pour revenir au score et arracher une victoire importante contre Rennes. Les Bretons ont fait déjouer l'OL durant les 45 premières minutes mais n'ont pas tenu face aux assauts (et au talent) lyonnais de Bastos et Lisandro, entre autre. Les deux sud-américains, déjà buteurs contre Bordeaux en milieu de semaine, ont récidivé pour le plus grand bonheur de Jean-Michel Aulas : l'OL est temporairement leader de la Ligue 1!

Une première mi-temps à oublier pour l'OL.
C'est malheureusement devenu monnaie courante avec l'OL : les mi-temps se suivent et ne se ressemblent pas. Absents des débats lors de la première période, les lyonnais ont joué un tout autre match en deuxième mi-temps, plus percurtants, plus offensifs, plus sûrs d'eux, aussi. Ce détail serait insignifiant s'il n'était pas récurrent, seulement depuis janvier, Lyon alterne le bon et le moins bon dans le même match : Madrid, Saint-Etienne, Grenoble ou encore Marseille ont démontré la capacité de l'OL à souffler le chaud et le froid lors de chaque rencontre. Parfois, cette tendance lunatique laisse des regrets (Saint-Etienne (1-1) ou Marseille (1-2)), et parfois l'adversaire n'en profite qu'à moitié. Ce fut le cas de Rennes ce samedi 3 avril 2010. Buteur dès le premier quart d'heure de jeu, après que la frappe de Briand ait heurté le poteau droit de Lloris, Gyan avait mis les bretons sur de bons rails (1-0, 14').

Les hommes d'Antonetti, à l'image du beau trio offensif Marveaux-Briand-Gyan, déstabilisaient l'OL en passant sur les côtés et en multipliant un jeu de passes courtes à une ou deux touches de balle. Le Stade Rennais, avoisinnant les 60% de possession de balle, poussait dans ces 30 premières minutes pour accroître son avance mais ne parvenait pas à inscrire le deuxième but libérateur. L'OL, pourtant, avait la tête dans le sac. En effet, Gassama, par sa qualité de centre ou Pjanic par sa qualité de passe tentaient bien quelques combinaisons, mais Lisandro était trop esseulé à la pointe de l'attaque, et la défense très expérimentale proposée par Claude Puel (Gassama, Cris, Boumsong, Lovren) ne séduisait pas. Ce n'est pas non plus la belle frappe de Lisandro (35') ou celle d'Ederson sur le gardien (42') qui allait arranger les affaires rhodaniennes. Conscient que son équipe manquait de consistance en milieu de terrain, et parce que Bodmer se plaignait d'une douleur aux ischios-jambiers, coach Puel remplaçait l'ancien Lillois par Toulalan peu avant la mi-temps (43'). Cela donnait lieu à un repositionnement tactique : Toulalan jouait en milieu de terrain, Lovren se décalait de l'aile gauche vers l'axe central et Källström passait de milieu de terrain à latéral gauche. L'OL regagnait les vestiaires en étant mené 1-0 par le Stade Rennais.
Bastos est en forme !
Buteur la semaine passée contre Grenoble et contre Bordeaux mercredi, le Brésilien a récidivé face à Rennes au terme d'une action individuelle de grande classe. Un contrôle parfait sur une passe de Pjanic, un dribble efficace et rapide pour éliminer son vis-à-vis, une frappe puissante et précise pour tromper Douchez : toutes les qualités de l'ex-lillois étaient mises en application dans ce but (1-1, 52'). Les lyonnais revenaient sur la pelouse avec de biens meilleures intentions et, malgré la fatigue, allaient prendre le contrôle du match. Ederson sur la gauche délivrait du droit un centre absolument parfait pour la tête lobée de Lisandro Lopez à l'heure de jeu : Douchez était de nouveau battu (1-2, 60').

Rennes reculait de plus en plus, et l'entrée en jeu de Jérôme Leroy n'apportait rien de vraiment concret ; au contraire, c'est l'OL, déchaîné, qui manquait d'assomer les bretons par Bastos (66'), Gonalons (75') ou Lisandro (78'). Les hommes de Claude Puel laissaient le contrôle du ballon à ceux de Frédéric Antonetti lors des dix dernières minutes, une tactique aussi dangereuse que dûe aux jambes lourdes des efforts faits mardi dernier en Ligue des Champions. Peter Hansson se montrait motivé en cette fin de match, mais c'est Lloris qui était le plus prompt pour capter le ballon à l'entrée de sa surface de réparation. Après une ultime occasion rennaise dans les arrêts de jeux, sur une tête du défenseur suédois (Hansson), l'arbitre Monsieur Thual sifflait la fin de la partie sur ce score à l'avantage des Gones : 2-1.
Lyon a fait une excellente opération en Ligue 1, puisqu'il s'est emparé provisoirement de la première place du classement. Profitant des faux pas bordelais (défaite 2-1 contre Nancy), lillois (défaite 1-0 à Valenciennes) et montpelliérains (nul 0-0 face à Monaco), l'Olympique Lyonnais reste cependant lucide à travers les mots de son entraineur Claude Puel : "Ce n'est pas important [d'être leader]. Le championnat, avec son calendrier, est galvaudé (car Auxerre, Bordeaux et Marseille comptent respectivement 1, 2 et 3 matchs en moins, ndlr). Pour nous, le plus important était de gagner ici, il était important de continuer à avoir de l'ambition dans ce championnat".

L'ambition, les lyonnais l'ont. Le talent, ils l'ont aussi. Et même si la finition laisse parfois à désirer, l'OL de 2010 a retrouvé un certain courage face aux situations difficiles, une vertue que l'on appelle le mental. Quart de finaliste de la Ligue des Champions, l'OL à 74% de chances d'être demi-finaliste après le match aller (statistiques UEFA). Il est aussi pleinement engagé dans la course au podium en Ligue 1. Et même si tout va très vite en football, on a envie de s'exclamer : "qu'il semble loin, l'OL de la fin 2009"...

 
Mikhaël Defoly.



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Ligue 1, 32ème journée / Rennes-OL : Lyon court un risque en Bretagne !

samedi 3 avril 2010

Ce samedi 3 avril à 19h, l'Olympique Lyonnais (5ème) se déplace en Bretagne pour affronter le Stade Rennais (7ème). Les hommes de Frédéric Antonetti, qui réussissent bien habituellement face aux lyonnais, sont dans une très bonne dynamique.
L'OL, après son succès européen contre Bordeaux, mardi dernier (3-1), ne veut pas perdre de points dans la course à la Ligue des Champions. Après la grosse débauche d'énergie générée contre les Girondins, dans quel état de forme et d'esprit seront les lyonnais ?

L'Olympique Lyonnais veut surprendre.
Fort de sa victoire contre Bordeaux lors du 1/4 de finale aller de la Ligue des Champions (3-1), l'OL espère bien surfer sur la vague de son succès pour ramener un bon résultat de Rennes. Car trop souvent, et même s'il est le deuxième meilleur club à l'extérieur, l'OL a peiné après ses rencontres de Coupe d'Europe : seulement 10 points pris sur 24 possibles cette saison (8 matchs : 2 victoires, 4 nuls, 2 défaites).

Dans l'optique de la course au podium, et en vue du resserement des équipes de tête, les hommes de Claude Puel ne peuvent pas se permettre de laisser encore passer des points. L'OL, au coude à coude avec Montpellier, Auxerre et Lille, sera moins frais physiquement que ses adversaires indirects du soir, mais peut refaire son retard s'il brille en Bretagne. En effet, une victoire rhodanienne condamnerait Montpellier, Auxerre et Lille à l'emporter obligatoirement pour garder leur avantage au classement et ne pas se faire dépasser par le Septuple Champion de France. Le club de Jean-Michel Aulas n'a donc pas encore totalement perdu ses espoirs de podium ; ceux-ci passent bien sur par un résultat au Stade de la Route de Lorient, comme le confirmait Claude Puel en conférence de presse jeudi dernier : "on doit répondre présent car on est dans la dernière ligne droite. Le fait d’affronter un concurrent direct pour l’Europe nous empêche de connaitre la décompression". Une décompression interdite aussi au sortir de ce match, où les lyonnais tenteront d'obtenir, pour la première fois de l'Histoire du club, une place en demi-finale de Ligue des Champions.
Rennes espère la passe de 5 en Championnat.
Victorieux de ses quatre derniers matchs de Championnat (contre Monaco, Valenciennes, Toulouse et Le Mans), le Stade Rennais s'est véritablement relancé dans la course à l'Europe. Septièmes avec 49 points, à 7 points du podium comme du leadership, les hommes de Frédéric Antonetti feront tout pour réaliser la passe de cinq et se rapprocher, un peu plus encore, des places européennes. Pour vaincre l'OL, ils compteront sur le retour en forme de Briand (7 passes décisives) et du Ghanéen Gyan, meilleur buteur du club avec 12 réalisations. Sylvain Marveaux (8 buts) et Ismaël Bangoura (6 buts) tenteront eux aussi d'apporter leur pierre à l'édifice, mais le soutien viendra aussi du public rennais, satisfait des résultats de son club à la Route de Lorient(Rennes est le 4ème meilleur club à domicile). Le Stade Rennais a eu toute la semaine pour préparer ce match et aura très certainement l'avantage physique en fin de rencontre.

L'OL devra donc se montrer vigilant face à une équipe qui ne lui réussit pas très bien ; pour preuve, le club de Jean-Michel Aulas reste sur une sévère claque la saison dernière infligée par Rennes (3-0, triplé de Pagis). L'ancien Marseillais, justement, a été laissé pour ce match à la réserve CFA, tout comme Boye, Luzi, L.Badiane et Echiejile. Diallo est indisponible.

 Côté lyonnais, avant de subir les absences de Lisandro et Govou à Bordeaux mercredi, Claude Puel va devoir revoir ses plans en fonctions des absences de Makoun et Govou ce samedi. Du coup, avec ces absences et en prévision du match de Ligue des Champions, l'entraîneur lyonnais devrait faire tourner l'effectif, et c'est Ederson qui pourrait tirer profit de ce turn-over pour débuter en milieu de terrain. L'ancien Aiglon voudra retenir à coup sur toute l'attention de son ex-coach (sous les couleurs de Nice), qui sera cette fois sur le banc rennais : Frédéric Antonetti. Le Brésilien, que l'on annonce partant en fin de saison, aura certainement l'une des dernières possibilités de se mettre en lumière avec l'OL.


Mikhaël Defoly




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