La France désignée pour accueillir l'Euro 2016 !

dimanche 30 mai 2010

A maintenant deux semaines de la Coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, tous les yeux étaient tournés ce vendredi 28 mai 2010 vers Genève et le vote pour le pays hôte de l'Euro 2016.
Opposée à l'Italie et à la Turquie, la France a fait valoir ses qualités d'innovation (et d'élocution) à travers un dossier et une délégation hautement compétente. Comme dans un match parfois, la victoire des Bleus ne s'est pas jouée à grand chose : une petite voix d'écart sur la Turquie (7 voix contre 6). L'Italie, quant à elle, avait été éliminée dès le premier tour. Accueillie avec beaucoup d'enthousiasme, cette désignation a ravi la délégation française, composée d'anciennes stars du ballon rond (Zidane, Karembeu) et de personnalités politiques (Rama Yade et Roselyne Bachelot). Au-delà de l'enjeu sportif, cet Euro 2016 sonne déjà en France comme un pari sur l'avenir économique et culturel du pays : de nombreuses rénovations devraient en effet être effectuées et de nouveaux Stade seront construit.

Zidane : "Je me devais d'être là".
Notre "Zizou" national, conseiller au Réal Madrid, était présent à Genève pour faire pencher la balance en faveur de la France. Conscient que son soutien était de tout premier ordre, l'ancien Galactique s'est pris à rêver d'un été 1998 bis. "Je me dis juste que ce que j'ai fait sur le terrain était tellement important pour moi, qu'aujourd'hui j'avais envie, en accompagnant tous ces gens, de le revivre de l'extérieur. (...) Pour tous les Français, ce sera formidable parce que ça rappellera 1998, beaucoup de choses. Moi qui l'ai vécu en tant qu'acteur, je le vivrai en tant que spectateur". Zidane a enfin expliqué les raisons de son soutien par une reconnaissance éternelle à l'Equipe de France : "Je me devais de le faire. L'équipe de France m'a apporté tellement de choses dans la vie que je me devais d'être là, tout simplement".

La politique des grands travaux.
Nicolas Sarkozy, dont la présence et la prise de parole à Genève avant les résultats a, selon Michel Platini, donné un avantage à la France, s'est dit "très heureux, très honoré" de cette désignation. "On va faire nos meilleurs efforts pour que les 24 nations soient reçues merveilleusement en France, on va se mettre au travail pour les stades, les rénovations de stades et les constructions de stades". Une mesure annoncée par le Président et qui semble ravir la plupart des maires des grandes villes françaises, qui devraient du coup bénéficier d'aides de la part de l'Etat pour rénover, agrandir ou construire un stade à l'envergure de l'Euro 2016.
A Lille, le projet du grand stade de l'agglomération lilloise, qui sera livré d'ici juillet 2012, a joué un rôle déterminant dans la victoire de la France, tout comme le Vélodrome de Marseille qui, selon Jean-Claude Gaudin (maire de Marseille), "sera un pari sur l'avenir, un équipement moderne construit pour les 50 prochaines années qui permettra à notre ville de confirmer son statut de grande métropole internationale". En Gironde aussi, on se frotte les mains : Alain Juppé, maire de Bordeaux, s'est félicité du choix français en mettant en avant l'évidence même : le Stade Chaban-Delmas sera agrandi à 43000 places d'ici juin 2014. A Nice, le maire (et accessoirement ministre de l'Industrie) Christian Estrosi a pour sa part annoncé qu'un grand stade serait construit dans la Ville. "Nous avons monté notre projet aux normes UEFA et nous étions dans le dossier de candidature présenté par la Fédération française de football. Cela nous garantira le financement de la construction de notre grand stade, une construction à énergie positive et donc intégrée dans l'éco-quartier".
Côté lyonnais, enfin, il est convenu, sans aucun doute désormais (?), que le Grand Stade de l'OL se fera sur le site du Montout, à Décines, malgré les nombreux opposants au projet OL LAND. Jean-Michel Aulas a confirmé les objectifs de départ : l'ouverture du complexe économique, sportif et environnemental d'ici le deuxième semestre 2013.
La victoire française dépasse donc les préoccupations quotidiennes, et le sport, en France, s'inscrit véritablement et de plus en plus comme un élément d'union et d'ivresse populaire. Le coq est fier aujourd'hui. Son "cocoricoooo" devrait résonner encore tard dans la nuit, et atteindre les frontières italiennes et turques. Ne leur déplaise : 2016, nous voilà !


Mikhaël Defoly


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Football : OL, le calendrier de la Ligue 1 pour 2010 / 2011

lundi 24 mai 2010

La Ligue de Football Professionnelle a dévoilée ce vendredi 21 mai 2010 le calendrier de la Ligue 1, saison 2010-2011.
Pour l'OL, la nouvelle saison débutera le 7 août avec la réception de Monaco. Les lyonnais auront un passage délicat mi-septembre avec un déplacement à Bordeaux et la réception de Saint-Etienne dans la foulée. Les cinq derniers matchs de 2010 seront aussi compliqués, puisque l'OL ira à Montpellier et à Marseille, et qu'il recevra Paris, Toulouse et Auxerre. En 2011, les rhodaniens auront un lourd mois d'avril et de mai (10 rencontres lors de ces deux mois). Ils se rendront à Saint-Etienne le 12 février, à Rennes le 26 février et à Paris le 16 avril. Ils recevront le Champion en titre Marseille le 7 mai, lors de la 34ème journée. Un match qui pourrait bien se révéler décisif si les deux formations olympiennes sont au rendez-vous.

Voici le calendrier 2010/2011 de la Ligue 1.

7 août 2010 / 1ère journée : OL-Monaco
14 août 2010 / 2ème journée : Caen-OL
21 août 2010 / 3ème journée : OL-Brest
28 août 2010 / 4ème journée : Lorient-OL
11 septembre 2010 / 5ème journée : OL-Valenciennes
18 septembre 2010 / 6ème journée : Bordeaux-OL
25 septembre 2010 / 7ème journée : OL-Saint-Etienne
2 octobre 2010 / 8ème journée : Nancy-OL
16 octobre 2010 / 9ème journée : OL-Lille
23 octobre 2010 / 10ème journée : Arles-OL
30 octobre 2010 / 11ème journée : OL-Sochaux
6 novembre 2010 / 12ème journée : Rennes-OL
13 novembre 2010 / 13ème journée : OL-Nice
20 novembre 2010 / 14ème journée : Lens-OL
27 novembre 2010 / 15ème journée : OL-PSG
4 décembre 2010 / 16ème journée : Montpellier-OL
11 décembre 2010 /17ème journée : OL-Toulouse
18 décembre 2010 / 18ème journée : Marseille-OL
22 décembre 2010 / 19ème journée : OL-Auxerre

15 janvier 2011 / 20ème journée : OL-Lorient
29 janvier 2011 / 21ème journée : Valenciennes-OL
5 février 2011 / 22ème journée : OL-Bordeaux
12 février 2011 / 23ème journée : Saint-Etienne-OL
19 février 2011 / 24ème journée : OL-Nancy
26 février 2011 / 25ème journée : Lille-OL
5 mars 2011 / 26ème journée : OL-Arles
12 mars 2011 / 27ème journée : Sochaux-OL
19 mars 2011 / 28ème journée : OL-Rennes
2 avril 2011 / 29ème journée : Nice-OL
9 avril 2011 / 30ème journée : OL-Lens
16 avril 2011 / 31ème journée : PSG-OL
24 avril 2011 / 32ème journée : OL-Montpellier
30 avril 2011 / 33ème journée : Toulouse-OL
7 mai 2011 / 34ème journée : OL-Marseille
11 mai 2011 / 35ème journée : Auxerre-OL
15 mai 2011 / 36ème journée : Brest-OL
21 mai 2011 / 37ème journée : OL-Caen
29 mai 2011 / 38ème journée : Monaco-OL

Mikhaël Defoly



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Ligue 1 / Lyon-Le Mans (2-0) : Un "happy end" à la lyonnaise.

dimanche 16 mai 2010

A la faveur de sa victoire hier soir contre Le Mans (2-0) à Gerland, l'Olympique Lyonnais s'est octroyé la deuxième place du Championnat. A six petits points du Champion Marseillais, Lyon aurait pu bien mieux finir. 

Mais avec cette belle qualification pour la Ligue des Champions, un sprint final bien mené et les festivités liées au départ de joueurs cadres (Govou et Clerc en tête), l'heure n'est pas aux regrets.

Résumé du match.
Le Mans a dominé les cinq premières minutes, plus frais (les Manceaux n'avaient pas joué en milieu de semaine, à l'inverse des lyonnais) et un peu plus dynamiques que les rhodaniens. Reste que les premières attaques étaient lyonnaises, avec des frappes de Makoun (6'), Gomis (9') et Lisandro (22'). Bafé Gomis accumulait les occasions sur une belle ouverture de Källström (24') ou un bon centre de Réveillère (27'). 

Le Mans partait en contre-attaque, mais c'est l'OL qui poussait encore pour la délivrance par Govou (28') et Pjanic sur un centre de Lisandro (32'). 

Le 4-2-3-1 concocté par Claude Puel offrait une bonne animation offensive aux Gones qui ne souffraient que sur une frappe de Dossevi, bien déviée en corner par Lloris (33'). Makoun, seul devant la défense, réalisait l'un de ses meilleurs matchs de la saison et délivrait de bons ballons. C'est l'ancien Vert Gomis qui allait faire vibrer Lyon en reprenant victorieusement un ballon dévié de la tête par Cissokho puis Pjanic juste avant la mi-temps (1-0, 45'). Lyon maîtrisait son avantage au retour des vestiaires et Gomis, encore lui, ne cadrait pas son tir puissant (53'). 

C'est le plus jeune garçon de l'effectif, Miré Pjanic, qui allait assurer la victoire à l'OL, à la réception d'une excellente passe de Lisandro Lopez (2-0, 67'). Sidney Govou n'avait pas vraiment la réussite de son côté, mais s'offrait son moment de gloire lorsqu'il sortait au profit de Mathieu Bodmer (91') : l'ancien capitaine lyonnais, pas vraiment brillant cette saison, a reçu une ovation de la part de Gerland pour l'ensemble de sa carrière. Il quitte Lyon et l'OL la tête haute, bien décidé à faire ses preuves dans un championnat autre que la Ligue 1.

Le point sur... la soirée de Sidney Govou.
Ca n'aura échappé à personne, ce match contre Le Mans était le dernier de Sidney Govou sous les couleurs lyonnaises. 412 rencontres au total, effectuées dix années de rang dans le meilleur club français, voilà qui a de quoi vous porter un joueur au statut de légende. Et il en fait bien parti, "Sid'" Govou, des légendes du club. Son doublé contre le Bayern Munich reste inoubliable (2001), de la même manière que sa reprise de volée pleine lucarne face à l'OM (2006) ou son but décisif en finale de Coupe de France contre le PSG (2008). Au niveau international, c'est son doublé face à l'Italie qui lui a donné des ailes (2006). Sidney Govou a vécu une soirée très particulière hier. Protocole, discours, banderoles et autres chasubles ont émaillé une rencontre où il n'a pas vraiment été décisif. 

Durant l'échauffement, tout les joueurs lyonnais ont porté des chasubles à son effigie et lui ont fait une haie d'honneur avant de rentrer aux vestiaires. Avant le coup d'envoi, le natif du Puy en Velay recevait des mains de Sonny Anderson un plateau en argent résumant sa carrière. Le public l'a soutenu durant le match, l'acclamant et chantant son nom durant les 90 minutes. Des banderoles ont également été sorties. A la fin du match, Jean-Michel Aulas a pris la parole au micro, indiquant que la demi-finale de Ligue des Champions et la deuxième place en Ligue 1 acquise in extremis étaient en l'honneur du numéro 14 de l'OL. Après une saison très mitigée, tant sur le plan personnel que professionnel, Sidney Govou a donc quitté Gerland sur une excellente note. Il nous reste simplement une chose à faire : lui souhaiter bon courage dans son futur club, et lui dire merci. Merci Sidney.

Mikhaël Defoly



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Lyon-Monaco (3-0) : Monaco subit la règle de trois !

jeudi 13 mai 2010

L'Olympique Lyonnais s'est imposé sans trembler ce mercredi 12 mai face à Monaco (3-0). Trois buts synonymes de trois points et d'une... troisième place au classement.

Monaco n'a pas vraiment inquiété le demi-finaliste de la dernière Ligue des Champions, dominé physiquement mais surtout techniquement par des lyonnais surmotivés. Que Jean-Michel Aulas se rassure : son équipe a encore les cartes en main pour participer à la prochaine Coupe d'Europe. Il lui faudra simplement l'emporter à Gerland samedi soir contre Le Mans.

L'arbitre du match, M. Lannoy, pas vraiment irréprochable.
Excepté quelques arrêts de Lloris face à Nênê (24') ou Maazou à deux reprises (42' et 59'), l'OL n'aura jamais tremblé contre Monaco. Les lyonnais ont pris le match par le bon bout, devant cependant procéder à un changement prématuré lorsque le suédois Källström se réceptionnait mal après un saut au bout d'une minute de jeu. Simple claquage musculaire ou torsion (cheville), nous en saurons plus dans la semaine, reste qu'il était remplacé par Ederson dès la 8ème minute de jeu. Les rhodaniens ne se laissaient pas abattre par ce coup du sort et allaient de l'avant, bien décidés à prendre l'avantage le plus rapidement possible.

Gomis était légèrement bousculé dans la surface monégasque, mais rien d'assez flagrant pour siffler un penalty selon M. Lannoy. Ce même arbitre allait commettre en 30 minutes deux erreurs en faveur des Gones : la première, relativement bénine, voyait un coup franc de Pjanic (qui n'était pas justifié) terminer sa course dans le mur rouge et blanc (13') ; la deuxième, en revanche, allait conduire au premier but de l'OL. Sur une erreur d'appréciaton de l'arbitre et de ces assesseurs, un corner était attribué à l'OL. Sur celui-ci, Bastos trouvait la tête de Cris en remise pour Pjanic qui, d'une reprise puissante (et légèrement déviée par le postérieur de Jérémy Toulalan), allait terminer sa course en pleine lucarne monégasque (1-0, 27').

Guy Lacombe avait de quoi râler après l'arbitrage : ce premier but était une libération pour l'OL qui allait continuer à pousser pour accroître le score en sa faveur. Bastos, sur la liste de la sélection du Brésil, touchait même le poteau de Ruffier à la 45ème minute de jeu après un cafouillage monstre dans la surface de Monaco. Lisandro Lopez, quant à lui, s'essayait aux frappes et aux coup de tête, mais il ne tutoyait pas la réussite, tout comme Gomis, aligné en pointe par Claude Puel. Pourtant, l'ancien Stéphanois et l'argentin "chouchou de Gerland" allaient être récompensés de leurs efforts.

Gomis et Lisandro récompensés.
Souvent décrié cette saison, en raison de son rendement (pourtant pas si mauvais) et de ses problèmes de vitesse, Bafé Gomis a retrouvé le chemin des filets peu après la reprise. Il profitait d'un excellent travail de Bastos côté droit et d'un centre fort et intelligent de Pjanic pour reprendre instantanément le ballon et donner un avantage plus conséquent à l'OL (2-0, 48'). L'ancien vert n'avait plus marqué depuis près de deux mois, son dernier but remontant au 21 avril dernier, à Marseille. Il était même tout proche du doublé personnel mais, seul face aux cages aux deux-tiers vides, il trouvait le moyen d'envoyer de la tête le ballon sur Ruffier, le gardien Monégasque (60'). Huit minutes plus tard, l'attaquant (et attachant) Licha Lopez manquait la même chose, trouvant la claquette magnifique de Ruffier comme dernier rempart sur une tête puissante. Lyon manquait clairement de réussite voire de concentration, mais c'est l'un des rares matchs cette saison que l'OL a su prendre par le bon bout et mener à son terme, en dominant les débats de la tête et des épaules.

Gomis, pourtant décisif, sortait sous de timides applaudissements, remplacé par Govou. L'appelé en Bleus ne se montrait pas beaucoup, et Bastos faisait briller Ruffier sur un magnifique coup franc flottant d'une limpidité rare que le portier du Rocher renvoyait en corner. Les hommes de Guy Lacombe allaient pousser un peu en fin de match, se procurant coup sur coup deux occasions de buts par Sagbo (82') et Modesto (83'), mais leurs tentatives passaient à côté des cages du meilleur gardien français (et international ?) de la saison. Lisandro, qui avait amené l'égalisation dans les arrêts de jeu à Valenciennes, allait cette fois pleinement assumer son petit but, partant à la limite du hors jeu et coutournant Ruffier avant de marquer dans les buts vides (3-0, 87'). Il était acclamé par Gerland et remplacé par Bodmer la minute suivante. Les deux minutes de temps additionnel n'y faisaient rien : l'OL l'emportait largement à Gerland contre l'ASM et pouvait dorénavant se concentrer pleinement sur le dernier obstacle de la saison en cours, à savoir la réception du Mans ce samedi soir, à Gerland.

Cette fois, c'est sur, si Lyon l'emporte, il prendra part à la prochaine édition de la Ligue des Champions. Ce sera dès lors l'expression "saison ratée" qui s'atténuera au profit de "saison mitigée". En effet, une demi-finale de Ligue des Champions et une place sur le podium de la Ligue 1 n'apparait pas immédiatement comme la pire des saisons qu'un club puisse réaliser. Relativisons cependant : pour la deuxième année consécutive, les vitrines demeurent étonnamment vides depuis la Coupe de France 2008, et l'OL n'ajoute plus de lignes à son palmarès. Et ça, ça commence à manquer sur les bords du Rhône...


Mikhaël Defoly



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Lyon-Monaco : Fin de saison sur fond de tension (match en retard / Ligue 1 : 34ème journée)

mercredi 12 mai 2010

L'Olympique Lyonnais reçoit l'A.S. Monaco ce mercredi 12 mai 2010 dans le cadre d'un match en retard. Les rhodaniens n'ont plus le choix s'ils veulent retrouver la Ligue des Champions la saison prochaine : ils doivent s'imposer impérativement contre les hommes de la Principauté.

Ceux-ci, justement, sont installés à la 8ème place et veulent saisir à pleine main l'occasion qui leur est donnée de dépasser Lorient, 7ème. Ce match prend donc des airs de dépassement général et se déroulera dans une extrème tension. L'emportera celui qui saura garder ses nerfs.

Jean-Michel Aulas veut gagner des millions.
Le Président lyonnais, volontairement très discret dans les médias cette saison, est littéralement sorti de ses gonds samedi dernier à Valenciennes (2-2). Il a en effet estimé que l'arbitrage avait été défavorable à l'OL et avait, du même coup, pénalisé son club dans l'optique d'une qualification en Ligue des Champions (l'arbitre du match M. Bré a accordé un penalty très généreux aux valenciennois et refusé un penalty aux lyonnais). Répétant que le manque à gagner était de l'ordre de 20 millions d'euros en cas de non-qualification, Jean-Michel Aulas a en fait montré toute la tension qui entoure l'ex Septuple Champion de France. Une saison frustrante, symbolisée par une communication de crise en décembre, puis un plein pouvoir médiatique laissé à Claude Puel à l'approche des échéances européennes. Mais au final, une saison blanche. La deuxième consécutive. Et histoire de rassurer les supporters de l'OL, soucieux de l'avenir du club, le Président se fait de nouveau entendre par la voix des médias. Pour ceux qui doutent de la "méthode Puel", le credo martelé par JMA est le même : il sera bien sur le banc de l'OL la saison prochaine, quoi qu'il se passe lors des dernières échéances. Pour ceux qui doutent de la capacité de l'OL à décrocher une place sur le podium, une réponse simple : l'OL finira sur le podium (et à fortiori sera présent en Ligue des Champions) s'il gagne ses deux derniers matchs à Gerland et qu'il est poussé par son public. Pour ceux qui doutent d'une équipe renforcée au prochain mercato, il annonce que les meilleurs éléments de l'équipe (à savoir Lloris, Toulalan et Lisandro) ne partiront pas cet été (n'en déplaise à Arsenal, qui a proposé 16 millions d'euros à la Toul'). Et ajoute que même si l'OL investira moins qu'au mercato estival précédent et subira le départ de quelques joueurs, il fera tout pour se renforcer qualitativement.

Nous voici donc revenus quelques temps en arrière, à l'époque où Jean-Michel Aulas prenait la parole sur toutes les composantes du club. A cette époque, l'OL ne connaissait pas l'expression "saison blanche". Depuis que Claude Puel est aux manettes de l'équipe professionnelle et que JMA s'efface du domaine médiatique au profit de son entraîneur, c'est une expression qui s'enlise sur les bords du Rhône. Le retour du Président lyonnais au premier plan est-il dès lors anecdotique ?

Monaco privé d'une partie de son potentiel offensif.
L'A.S. Monaco, qui reste sur une victoire samedi dernier contre Nancy (2-1), va tenter d'égayer sa fin de saison en chippant une place grâce à ce match en retard. En effet, les hommes de Guy Lacombe pointent à la 8ème place du classement général, à un petit point de Lorient (7ème). Dès lors, une victoire à Gerland (qu'ils n'ont plus obtenue depuis la saison 2002-2003) serait une belle consolation pour les supporters des rouges et blancs, après la finale de la Coupe de France perdue contre Paris. D'autant plus que cette saison, les monégasques ont pris le dessus sur l'OL, réalisant un match nul (1-1) à l'aller et se qualifiant au détriment des lyonnais en Coupe de France (2-1). Monaco aborde donc ce match avec une certaine confiance, mais aussi la peur de tomber sur une équipe remontée qui, si elle demeure friable à domicile, est capable de tout.

Avec l'appui de son public et le talent du meilleur gardien de France (Hugo Lloris) et du meilleur attaquant de l'année (Lisandro Lopez) (récemment récompensés aux trophées UNFP), la tâche sera très compliquée pour Guy Lacombe et ses hommes. Monaco sera privé d'une partie de son attaque, avec les absences de Alejandro Alonso (6 passes décisives), Cédric Mongongu, Chu-Young Park (8 buts), Frédéric Bulot et Eduardo Costa. Muratori, quant à lui, sera suspendu.

En revanche, l'A.S.M. pourra compter sur Nênê, meilleur buteur du club avec 14 réalisations, et très bon plongeur aussi (il avait obtenu un penalty imaginaire pour la Principauté en Coupe de France). Côté lyonnais, Aly Cissokho demeure incertain tandis que Delgado, Gonalons et Clerc ne joueront plus de la saison avec l'OL. Ederson est opérationnel, de même que Bodmer, mais aucun des deux hommes ne devrait débuter la partie. Michel Bastos (et ses 10 buts en Ligue 1) devrait quant à lui être de la composition initiale ; gageons que sa convocation avec l'équipe nationale du Brésil lui donne des ailes et lui permette d'être une nouvelle fois décisif.

Voici les compositions d'équipe probables :
Lyon : Lloris - Réveillère, Cris (ou Lovren), Boumsong, Cissokho - Pjanic, Toulalan, Makoun - Govou, Lisandro, Bastos

Monaco : Ruffier - Modesto, Adriano, Puygrenier, Traoré - Nkoulou (ou Perez), Mangani - Pino, Haruna, Nenê - Maazou

Mikhaël Defoly




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37ème journée de L1 / Valenciennes-OL : Un amer souvenir qu'il faudrait effacer...

vendredi 7 mai 2010

L'Olympique Lyonnais se déplace à Valenciennes ce samedi (19h) pour le compte de la 37ème journée de Ligue 1. Vainqueur des deux chocs qui lui ont été proposés (à Montpellier dimanche dernier (1-0) et contre Auxerre ce mercredi (2-1)), l'OL s'est parfaitement relancé pour terminer sa saison en beauté. Reste qu'il va falloir gagner à Nungesser. Face à des Valenciennois qui n'ont plus grand chose à jouer, les rhodaniens comptent sur la démotivation des troupes de Philippe Montanier pour valider leur troisième étape... et être idéalement placés avant le match en retard mercredi contre Monaco.

Triste souvenir d'un naufrage collectif.
Les plus soucieux supporters de l'OL verront ce déplacement de leurs protégés en cette fin de saison d'un mauvais oeil : c'est en effet face aux mêmes Nordistes que l'OL avait touché le fond la saison dernière, s'inclinant 2-0 et perdant du même coup son titre de Champion de France au profit des Bordelais. C'était le 2 mai 2009, précisément. Et voilà qu'un an plus tard, rebelotte : Lyon doit de nouveau croiser le fer avec Valenciennes, avec dans l'optique une place sur le podium de la Ligue 1. Même si la dynamique et le groupe sont différents, le match de la saison dernière à Nungesser a marqué les esprits et ne doit en aucun cas être remis au goût du jour. D'autant plus que si mathématiquement l'OL a encore la possibilité de terminer deuxième du championnat, il n'est pas non plus à l'abris d'une cinquième place, synonyme de vide européen. Il va donc falloir effacer le traumatisme de Nungesser et enchaîner un troisième match en six jours. Difficile pour les organismes, qui plus est en fin de saison et à un gros mois de l'ouverture de la Coupe du Monde, où certains internationaux pourraient être soupçonnés de ménagement. Ainsi, Claude Puel pourrait renouveler en grande partie l'effectif lyonnais.
Des blessures et des méformes qui peuvent changer quelque peu la composition d'équipe de l'OL.
La défense lyonnaise (qui a souffert mercredi contre Auxerre) sera-t-elle renouvelée ? On peut imaginer un Gassama (très bon à Montpellier) en lieu et place de Réveillère, tout comme un Lovren remplaçant le capitaine brésilien Cris (en grande difficulté contre Munich et Auxerre). En milieu de terrain, le coach ne peux pas faire grand chose, puisque les absences de Bodmer, Gonalons et Ederson laissent relativement peu de place à la concurrence. Le seul doute émis est relatif à la présence de Pjanic ou de Källström en milieu créateur, devant la doublette récupératrice Toulalan/Makoun.
Aux avant-postes, Lisandro Lopez bataillera pour inscrire son 15ème but en Ligue 1, suppléé à gauche par Michel Bastos (voire Källström) et à droite par Sidney Govou. Bafé Gomis devrait ronger un peu son frein sur le banc, tout comme Yannis Taffer.

Alexandre Lacazette, qui a fait une brêve apparition à Gerland mercredi, a ressenti une douleur au talon et ne sera pas sur la feuille de match. Caude Puel devrait donc opter pour un 4-3-3 à tendance défensive (deux milieux récupérateurs), car les récentes défaites de Lille (1-0) et de Bordeaux (2-0) à Nungesser ne lui ont pas échappé. Valenciennes justement, 10ème, n'a plus rien à jouer mais a montré de belles qualités mentales mercredi en allant arracher le match nul au Parc des Princes face au PSG (2-2).

L'OL devra se méfier particulièrement de Fahid Ben Khalfallah et de Mamadou Samassa, les deux meilleurs buteurs du VAFC avec 7 réalisations.
Quelle fin de saison pour l'OL ?
S'ils ne s'imposent pas demain à 21h contre Valenciennes, les rhodaniens rateront un rendez-vous important mais ils n'auront peut-être pas tout perdu. Tout dépendra en fait des résultats de Lille, Auxerre et Montpellier, qui recevront tous au même moment. Lille accueillera le nouveau Champion Marseille et tentera de profiter des récentes soirées festives Olympiennes pour prendre les trois points. Auxerre recevra Lens dans un match où les nordistes joueront décomplexés, soulagés de ne plus avoir la menace de relégation sur les épaules (c'est Grenoble, Boulogne et Le Mans qui descendront en Ligue 2). Montpellier enfin jouera contre Lorient et son excellent et meilleur buteur du Championnat Kévin Gameiro (16 réalisations). Voilà donc trois matchs que les principaux adversaires de l'OL n'ont pas encore gagné. Cependant une chose est sure : si les lyonnais ne s'imposent pas à Nungesser, ils n'auront plus leur destin entre les mains et devront espérer un faux pas d'Auxerre, Lille ou Montpellier pour disputer la prochaine Coupe d'Europe. Mais à l'heure de faire les premiers comptes, une question légitime se pose : l'OL mérite-t-il vraiment de terminer sur le podium ?


Mikhaël Defoly


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Ligue 1, L'OL maintient l'espoir ! (2-1 face à Auxerre)

mercredi 5 mai 2010

En s'imposant 2-1 contre Auxerre dans les dernières minutes du match, l'Olympique Lyonnais a validé sa deuxième étape, avec toutefois un commentaire à ne pas négliger : peut mieux faire. 
Car il est vrai que face à une équipe Iconaise très bien regroupée défensivement, les lyonnais ont souffert, physiquement, techniquement, mentalement. 4 poteaux et 1 penalty auront émaillés un choc bien terne au final. Avec cette victoire, Lyon garde ses chances dans la course à la Ligue des Champions. Objectif rempli !

L'OL à Gerland... c'est pas toujours la joie !
Même si, le plus souvent, les lyonnais nous avaient habitué à un triste spectacle à Gerland, la première mi-temps était quand même très désagréable à supporter. On aura vu un peu tout et n'importe quoi durant les 45 premières minutes. Des grossières erreurs défensives, comme le raté de Cris face à Jelen (lequel trouvait le poteau gauche de Lloris dès la 4ème minute) ou encore la passe décisive involontaire de Réveillère au même Jelen dans le dos de la défense pour le but du polonais (0-1, 15'). 

Des approximations et des relances hasardeuses, symbolisées par un Jean II Makoun conspué lors de sa sortie (60') et un Toulalan en légère méforme. Un déchet technique indigne du haut niveau, tant lors des contrôles des Gomis et Lisandro que des moult corners gâchés par Pjanic puis Bastos (5 corner au total dans la même mi-temps). Une totale désorganisation tactique, au cours de laquelle on voyait Lisandro et Makoun permuter de l'axe à l'aile gauche et vice-versa, sans aucun résultat probant. Un manque de réussite, aussi, lorsque Makoun, encore lui, voyait sa frappe improbable terminer sa course sur le poteau de Sorin (45'). C'était la seule occasion lyonnaise jusque-là, ce à quoi certains optimistes trouvaient à dire que c'était le calme Olympien avant la tempête. Mouais. 

En tout cas, ce n'est pas la tempête, mais bel et bien l'ancien lyonnais Benoît Pedretti qui balayait Cissokho dans la surface de réparation juste avant la mi-temps ; l'arbitre M. Thual sifflait un penalty sans hésiter. Transformé par Lisandro Lopez (1-1, 46').

Lloris un jour... Lloris toujours décisif.
Bien sur, il n'y a pas que des choses à jeter dans ce match. Heureusement, les Gones avaient la deuxième mi-temps pour se rattraper. Face à une A.J.A. toujours aussi bien regroupée derrière (on ne se demande plus pourquoi c'est la meilleure défense du Championnat), l'OL allait devoir emballer le match pour l'emporter et garder tout rêve d'Europe en tête. Aussitôt sorti des vestiaires, Pjanic expédiait un coup franc enroulé sur le poteau d'Olivier Sorin (46') ; Cris au rebond ne parvenait pas à donner l'avantage aux siens. On notait plus d'envie, plus de mouvement dans la formation rhodanienne, et le gardien d'Auxerre devait s'employer dans un face à face avec Gomis pour sortir le ballon (58') ; il était décidémment en grande réussite, profitant d'un troisième poteau, de Källström cette fois-ci, sur un bon centre de Lisandro (84'). Auparavant, Hugo Lloris avait réalisé les arrêts qu'il fallait pour maintenir l'OL à flots face à Oliech (68') et Jelen (82'). 

Le but de la délivrance allait venir dans les cinq dernières minutes, et c'est le jeune meneur de jeu Miralem Pjanic qui allait l'inscrire d'un plat du pied, à la réception d'un dégagement maladroit de Sorin sur un centre tendu de Källström (2-1, 85'). Les lyonnais reculaient et souffraient dans les derniers instants du match : l'International et phénoménal Lloris montrait une nouvelle fois toute sa classe sur une tête auxerroise qui filait dans la lucarne (87'), puis toute sa réussite lorsque Jelen ne cadrait pas son ultime tentative, pourtant très bien placé (91').

Plus de peur que de mal donc pour un OL toujours quatrième au classement, mais qui pointe à deux petits points désormais de Lille et Auxerre, respectivement deuxièmes et troisièmes. Lyon compte un match en moins, qu'il jouera la semaine prochaine à Gerland contre Monaco. Mais pour l'heure, la prochaine étape se profile déjà à l'horizon : ce week-end, l'OL va à Valenciennes. Ce sera là encore un match très important, comme chaque rencontre restant aux lyonnais en réalité. Lyon a réussi à passer ses deux premiers cols, Montpellier et Auxerre. A Nungesser, ce sera le troisième d'une série de cinq. Et l'on aimerait faire parler un peu les proverbes : ne dit-on pas "Jamais deux sans trois" ?

Mikhaël Defoly


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Ligue 1 ; 36ème journée, OL - Auxerre Lyon et l'Yonne au coude à coude !

L'Olympique Lyonnais reçoit l'A.J. Auxerre ce soir à 19h. Les iconais, 2èmes de Ligue 1 et meilleure défense de l'hexagone, arrivent à Gerland sans complexes.
Ils comptent bien poursuivre leur très belle série de 12 matchs sans défaites. Lyon, après sa victoire importante du côté de Montpellier dimanche (1-0), s'est relancé dans la course au podium et peut prendre une belle option s'il l'emporte sur les vaillants auxerrois.

L'A.J.A. réceptive à la "tuch" Fernandez.
Du jeu, du plaisir et de l'envie. Voilà trois éléments qui avaient quitté l'OL le temps d'une double parenthèse européenne, mais qui sont revenus dimanche face à Montpellier. Lyon a retrouvé de l'allant, et du même coup de la réussite contre les héraultais ; reste maintenant à confirmer ce bon match par un nouveau résultat qu'on espère positif face aux Auxerrois. Auxerre, éternellement rattaché à l'image de Guy Roux, a pourtant fait pas mal de chemin depuis que l'ancien coach s'est reconverti consultant sur Canal +. Un nouvel entraîneur a pris les rennes du club bourguignon et s'est imposé, au fil des années, pour le résultat que l'on connait actuellement : une deuxième place en Championnat. Cet entraîneur, qui officie depuis juin 2006, c'est Jean Fernandez : il a insufflé à son groupe un état d'esprit et un mental de gagneur. Ce mental n'a lâché qu'une seule fois depuis la nouvelle année : c'était contre Grenoble, le 6 février dernier (0-5). Depuis les joueurs de l'Yonne ont accumulé 8 victoires et 4 matchs nuls. Surtout, les Auxerrois ont toujours répondu présent face aux grosses équipes de Ligue 1 : on met à leur crédit des victoires contre Marseille, Lille, Montpellier et deux victoires (aller et retour) contre Rennes et Bordeaux.

Un parcours impressionnant qui témoigne de la régularité du groupe, mais aussi de sa qualité et de sa santé.

Auxerre, fort de sa défense centrale performante Coulibaly/Grichting, peut aussi compter sur l'ancien lyonnais Benoît Pedretti en milieu de terrain pour contrôler l'équipe, et sur Jelen, meilleur buteur du club avec 13 réalisations. Cependant, le grand absent de la rencontre sera le roumain Daniel Niculae, qui apporte énormément en complément d'attaque (9 passes décisives). Un argument offensif de moins pour l'AJA, qui sera aussi privée de Kamel Chouafni.

L'OL doit réussir à faire le jeu à domicile s'il veut l'emporter.
A Lyon aussi, les blessés s'accumulent en fin de saison. Gonalons et Delgado sont out et ne devraient pas rejouer d'ici la fin de la saison, tandis que Bodmer, Clerc et Ederson sont en reprise ou en soins. L'OL enregistre néanmoins le retour de Réveillère, suspendu dimanche et remplacé par le jeune Gassama, très bon intérimaire.
L'OL, à 5 points d'Auxerre, compte un match en moins. Avec une victoire contre son adversaire du soir et une autre lors de son match en retard contre Monaco (le 12 mai prochain), il passerait donc devant les hommes de l'Yonne au classement général. C'est de toute façon l'objectif de Claude Puel et de ses hommes : finir la saison en beauté avec, pourquoi pas, quatre victoires à la clé. En guise de motivation, cette statistique : si Lyon réalise un parcours parfait, il sera assuré de finir 2ème du Championnat. Le bilan fait en fin de saison serait alors bien différent, mais le défi est de taille, d'autant plus qu'il se déroule à domicile, là où Lyon doit faire le jeu, et où il a tant déçu cette saison (ce n'est que la 10ème équipe du Championnat à domicile). Les lyonnais n'ont pas oublié non plus la correction qu'ils avaient subi à Gerland l'an passé face à la même AJA (0-2) : un résultat qui reste inédit, car Auxerre n'a remporté qu'un seul des 20 derniers matchs qui l'a opposé à l'Olympique Lyonnais.

 Les Olympiens devraient évoluer ce soir en 4-3-3 avec Lloris dans la cage, Réveillère, Cris, Boumsong (ou Lovren) et Cissokho de droite à gauche, Toulalan, Makoun (ou Källström) et Pjanic dans l'axe, devancés d'un Bastos à gauche et d'un Govou à droite, sans oublier Lisandro Lopez en pointe.

On n'est bien sur pas à l'abri de surprises, d'autant plus que le coach lyonnais est un peu le roi du turn over ; ainsi, on pourrait avoir d'entrée Gomis en pointe ou Källström en latéral gauche. Peu importe, au fond, la composition d'équipe, du moment que l'OL fait vibrer Gerland...


Mikhaël Defoly


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35ème journée de Ligue 1 / Montpellier-OL (0-1) : Le Lyon rugit encore !

lundi 3 mai 2010

Ils sont heureux et soulagés, les lyonnais. En l'emportant sobrement mais logiquement 1-0 dans les vingt dernières minutes du match à Montpellier, l'Olympique Lyonnais a fait parler son expérience et son mental pour arracher les trois points à des Héraultais avares à domicile. 
Le buteur de la soirée, Michel Bastos, a une nouvelle fois fait parler la poudre avec son pied magique. Le club de Jean-Michel Aulas remporte donc la première manche d'une série de cinq, qui devrait l'amener, s'il continue ainsi, tout droit vers la Ligue des Champions.

Pas de syndrome Barcelonais.
On craignait que l'OL reproduise le même scénario que la saison dernière après son élimination européenne contre Barcelone (1-1, 5-2), à savoir une lente mais profonde descente au fil de la Ligue 1. Légitimement déçus et frustrés par leur élimination en Coupe d'Europe, les lyonnais sont apparus prêts à en découdre et motivés à bloc pour le combat qui les attendait dans l'antre de la Mosson. Claude Puel a procédé à quelques changements vis-à-vis de la composition d'équipe de mardi dernier. Gassama prenait le couloir droit en l'absence de Réveillère (suspendu), tandis que Lovren occupait l'axe gauche de la défense centrale lyonnaise, aux côtés de Cris. 
Toulalan, qui avait terriblement manqué contre Munich, faisait son retour dans l'effectif, devancé par ses co-équipiers à tendance offensive Pjanic et Källström. Dans le trio d'attaque, Govou occupait le flanc droit, Bastos le flanc gauche et Lisandro Lopez était en pointe. 

Le match commençait sur les chapeaux de roue entre deux équipes fraîches physiquement et qui valorisaient le jeu rapide et latéralement long. L'attaquant de Montpellier Aït-Fana était le premier à se mettre en action, mais sa frappe, qui manquait de puissance et de précision, était captée par Lloris sans difficultés (12'). Lyon frappait peu mais se montrait très dangeureux : sur sa première véritable incursion, Lisandro Lopez trouvait l'extérieur du poteau droit de Jourdren (14'). L'OL allait prendre le contrôle du ballon et, de ce fait, dominait des Héraultais trop peu agressifs : Lisandro (21'), Pjanic (24') mais aussi Govou (25') faisaient trembler les spectateurs de la Mosson. Sans conséquences. Au terme d'une première demi-heure dominée à près de 60% de possession de balle par les rhodaniens, le match allait prendre une nouvelle tournure avec la révolte du promu. Les joueurs lyonnais baissaient un peu le pied, en manque de solutions proposées ou simplement fatigués du match européen de milieu de semaine.
Camara, décalé par Aït-Fana, effaçait Lovren d'un petit contrôle astucieux et frappait à ras-de-terre pour la parade de Lloris (36'). Le club de Louis Nicollin jouait en roue libre en fin de première mi-temps, et Lloris devait s'employer sur un corner pour écarter le danger héraultais (45'). La mi-temps était sifflée et bienvenue pour des lyonnais qui commençaient à souffrir. 
O-O à la mi-temps...
Au retour des vestiaires, Montpellier poursuivait sa marche en avant mais se heurtait à la rugueuse défense de l'OL ou aux anticipations du gardien International Hugo Lloris ; ainsi Costa (50' 56' 60') et Pitau (53') n'exploitaient pas la domination devenue sudiste. Lyon commençait à reculer de façon dangeureuse : il était temps de tenter un coup tactique.

Un changement tactique qui fait la différence.
Claude Puel procédait à deux changements peu après l'heure de jeu. Il y voyait un double objectif : la solidification de son milieu, avec l'entrée en jeu de Makoun et la sortie de Källström, mais aussi la variation de son trio d'attaque, en remplaçant Govou par Gomis, ainsi l'ancien Stéphanois s'emparait de l'axe, reléguant Lisandro Lopez sur le côté gauche et Michel Bastos à droite. Une tactique plutôt défensive malgré tout, qui pouvait laisser perplexe. Seulement le public n'aura pas eu le loisir de s'interroger très longtemps : Gomis, sur son premier ballon exploitable, faisait un enchaînement "récupération-contrôle-frappe" remarquable, seule la précision manquait à son tir puissant (69').
 Comme souvent cette saison, la délivrance allait venir d'Hugo Lloris. Le gardien lyonnais, sur un long dégagement au pied, perturbait la défense du MHSC et El-Kaoutari et Yanga-Mbiwa se trouaient complètement, laissant Michel Bastos partir dans leur dos. Le Brésilien ne réfléchissait pas et mettait, comme à son habitude, une puissante frappe en direction des buts : Jourdren ne pouvait que constater l'ouverture au score rhodanienne (1-0, 72'). 
A la suite d'une belle action collective, Gassama lançait Makoun qui offrait une balle de doublé pour l'ancien Lillois Bastos : sa frappe croisée passait de peu à coté (83'). Claude Puel, bien inspiré hier soir, procédait à un dernier changement, histoire de casser la dynamique montpelliéraine : Clément Grenier remplaçait Lisandro Lopez. Une action à mettre au grenier, justement : la dernière occasion du match, à l'avantage des hommes de René Girard. Sur un ballon aérien, Dejan Lovren plaçait un coup de tête très maladroit qui partait en direction des cages de Lloris et lobait l'ancien Niçois (91'). Heureusement pour lui, cette déviation de la tête, de peu à côté, n'avait aucune conséquence, si ce n'est d'avoir apporté quelques sueurs froides aux supporters lyonnais.

L'OL est donc parti de la Mosson avec l'agréable sentiment du devoir accompli : la victoire était essentielle pour continuer à rêver d'une folle fin de saison. Et elle le sera, folle ! Marseille, l'intouchable leader, est premier avec 72 points, mais derrière ça bataille dur pour les places européennes : Auxerre tient la corde avec 67 points, suivent Lille avec 64 points, Lyon avec 62 points et Bordeaux et Montpellier avec 60 points chacun. Si le Championnat s'était terminé hier soir, l'OL aurait fini 4ème du Championnat et aurait empoché son ticket pour l'Europa League. Seulement, et c'est là une donnée importante, les lyonnais ont un match en moins que tout leurs concurrents directs. En d'autres termes, ils ont leur destin entre les pieds pour espérer une qualification en Ligue des Champions. Et même si, pour le titre, ça semble définitivement perdu, qui sait le genre de fin de saison qu'est capable de nous délivrer cet Olympique Lyonnais...

Mikhaël Defoly


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