Ligue 1 : Lyon / Montpellier, la bonne opération de la 4ème journée

dimanche 28 août 2011

Bonne opération pour l’Olympique Lyonnais qui jouait à domicile pour la  4ème journée de Ligue 1. Cette victoire 2-1 face au leader Montpellier (buts de Miralem Pjanic à la 49ème et de Jeremy Pied à la 83ème) propulse les lyonnais à la seconde place du classement. Seule ombre au tableau, la blessure de Lisandro Lopez après un choc avec un défenseur montpelliérain.  Une blessure qui s'est avérée superficielle. Pas de casse et des lyonnais de plus en plus en phase avec leur public !
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Champions league, l'OL prend l'avantage sur Rubin Kazan (3-1)

mercredi 17 août 2011

Dominateur et plutôt inspiré, l'Olympique Lyonnais s'est imposé le 16 août face aux Russes du Rubin Kazan, pour le compte du tour préliminaire aller de la Ligue des Champions (3-1). Match retour prévu en Russie mercredi 24 août prochain.
On savait les lyonnais frustrés, déçus par le dernier match qu'ils avaient disputé à Gerland trois jours plus tôt, contre l'AC Ajaccio : trois barres, une transversale et un gardien corse en état de grâce avaient permis à la formation ajaccienne de repartir de Lyon avec le point du match nul, un partage des points pas vraiment mérité (1-1).

Hier soir, dans l'enceinte lyonnaise, les joueurs de Rémi Garde affichaient donc un certain esprit de revanche. Non pas qu'ils n'aient déjà croisé la route des russes du Rubin Kazan, la revanche portait surtout sur l'envie de l'emporter cette saison à Gerland, de créer du jeu et de faire taire les sceptiques (et les statistiques) en concrétisant davantage les occasions de but ; les lyonnais ont passé le test positif sur ces trois objectifs. Mais le match ne fut pas facile.

Lyon systématiquement mené au score en 2011-2012
Premier obstacle, et de taille : l'ouverture du score précoce de Dyadyun pour le Rubin Kazan, sur le deuxième corner obtenu par la formation russe (0-1, 3'). Comme à Nice, Lyon encaissait un but dès les premières minutes du match. Et comme contre les azuréens et les corses d'Ajaccio, l'OL, systématiquement mené au score, devait se mettre en position de réaction. Naturellement, le doute s'installa, mais il fut vite dissipé. Lyon prenait peu à peu le cours du jeu et avait le contrôle du ballon.

Bastos, voyant sa frappe passer de peu à côté du poteau de Ryzhikov, c'est Bafé Gomis d'une reprise victorieuse au point de penalty sur un centre du même brésilien qui remettait les deux formations à égalité (1-1, 10'). L'OL revenait vite et fort dans la partie, mené par un quatuor offensif technique d'excellente qualité (Bastos, Gomis, Briand, Lisandro). L'argentin, à la pointe de l'attaque (et de nouveau capitaine des Gones) tentait sa chance (14'), sans plus de réussite néanmoins que son coéquipier Jimmy Briand dont le lob astucieux surprenait tout le monde, sauf le gardien Ryzhikov (34').

Gomis double la mise
Lisandro Lopez, symbole d'une équipe lyonnaise en forme et se battant sur tout les ballons, administrait à Bafé Gomis une petite passe en profondeur savamment dosée que l'ancien stéphanois plaçait dans les filets russes (2-1, 40').
La mayonnaise prenait bien à Gerland, entre un public conquis par le spectacle proposé et des joueurs dont les automatismes permettaient un jeu rapide et fluide vers l'avant. Les combinaisons et les occasions se succédaient au rythme des minutes. Bastos sollicitait une nouvelle fois le portier russe (50'), mais les joueurs de Kurban Berdyev n'avaient pas dit leur dernier mot.

Karadeniz expédiait un missile sous la barre qu'Hugo Lloris s'en allait chercher. Le gardien International faisait valoir son rang, sûr et rassurant dans les cages, bien qu'un peu fébrile sur coups de pieds arrêtés. A vingt minutes de la fin du match, la rencontre allait définitivement basculer.

Lyon prend une option sur la qualification
L'OL obtrnait un énième corner, tiré par Kim Källström au premier poteau. C'est le moment que choisit Jimmy Briand pour être efficace et placer une tête imparable sous la transversale des visiteurs (3-1, 71'). L'avantage était définitif, même si Bastos manquait l'immanquable, seul face aux buts, sur une contre-attaque menée par Gomis (81'), et que le Rubin Kazan faisait une nouvelle fois briller Lloris en fin de match.

3 buts à 1 en faveur de l'OL, le score ne bougeait plus et ravissait l'entraîneur rhodanien, Rémi Garde. «Je suis satisfait de voir une équipe capable de produire du jeu intéressant et de marquer des beaux buts, a-t-il déclaré. On s’attendait à une rencontre difficile, des joueurs de couloir sont montés très haut et nous ont fait reculer. L’état d’esprit était au service du collectif, je suis très fier des joueurs ».

L'Olympique Lyonnais s'en ira donc défier le Rubin Kazan en Russie mercredi prochain avec une avance confortable mais non définitive de deux buts. Attention à ce que le but des Russes en début de match ne sois pas un élément décisif dans la course à la qualification. Après une telle prestation de la part de l'OL, ce serait plus que regrettable.

Mikhaël Defoly
-FootbOL -

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Lyon-Rubin Kazan le 16 août 2011 à 20h45

mardi 16 août 2011

OL
Après un début de saison plutôt réussi, une victoire (1-3) face à Nice et un nul (1-1) contre Ajaccio, Lyon repart en campagne. Il pourrait s’agir de politique, mais non, l’OL jouera bien sa place en Ligue des champions en affrontant le Rubin Kazan, le 16 août à Gerland, et le 24 août au Tatarstan. Et là, pas de mauvaise blague, les Rhodaniens ne devront pas jouer à celui qui touche le plus les montants du portier adverse. Le Rubin est loin d’être favoris dans cette rencontre, mais si l’Olympique Lyonnais pourra compter sur son expérience pour éviter de tomber dans le piège Russe, il n’en reste pas moins, le Rubin Kazan est un adversaire redoutable.

Le Rubin, un club en plein boom
Le club Russe est tout sauf une équipe à prendre à la légère pour les Gones. Les protégés de Berdyyev sont en jambe depuis un bon bout de temps, 20 journées se sont déjà écoulées dans le championnat Russe, et le Rubin pointe toujours à la 4ème place, totalisant 34 points. On ne va pas vous sortir l’argument pas très futé, victoire du Rubin au Barça, qui plus est au Camp Nou, lors de la LDC 2009-2010. Je vous évite ce supplice. En revanche, l’historique récent du club parle de lui-même : Champions de Russie en 2008 et en 2009 et vainqueur de la TransTelecom Russian Super Cup, Kazan s’installe progressivement comme une référence en Russie.

Certes, la formation d’Aleksandr GUSEV ne possède pas la renommée du CSKA ou du Dynamo, mais les faits sont là, dans leur enceinte de Tsentralnyi, les Rubiniens n’ont plus grand-chose à envier aux deux Géants Russes. Ils s’immiscent véritablement dans la bataille et jouent les troubles fêtes. Sans trop se perdre dans les liasses fiscales, le Rubin parvient à séduire les grands championnats Européens, et pour preuve, la signature encore toute fraiche de l’international Paraguayen, Nelson Valdez. Et si tout ceci ne suffisait pas, les Rubiniens vont également bénéficier de ce qu’on appelle avec courtoisie, l’avantage du terrain. Qu’on se le dise, si la formation Russe revient de Gerland avec un bon résultat sous la main, les choses risquent sérieusement de se compliquer pour l’OL. D'autant que dans son enceinte de 29 000 places, Kazan est quasiment imprenable.

L’OL et la tour de Pizz, même combat
Lyon traverse sans aucun doute une période primordiale dans son Histoire. En 1989, les Gones remontaient en D1 après sept années passées en D2. Le plan « Lyon-Europe » mis en place par Aulas se déroulait comme prévu. Les Rhodaniens découvraient alors les joies de la notoriété. Si par malheur l’Olympique Lyonnais venait à chuter face au Rubin, le club de la capitale des Gaules pourrait bien retomber dans l’anonymat. En effet, l’accident industriel sonnerait à la porte, et une non qualification en LDC pour le prochain exercice pourrait bien achever Jean Michel Aulas et toute sa troupe.

Mais, voyons que de catastrophisme, nous n’en sommes pas là ! L’OL est certes en reconstruction, l’entraineur à changé, Claude Puel a laissé sa place à un connaisseur de la maison, Rémi Garde. « Rien ne se perd tout se transforme », telle pourrait être la devise des Lyonnais. Les joueurs sont les mêmes sur le terrain, ou presque. Seuls Toulalan et Delgado ont quitté le navire, malgré leur loyauté envers le club... Une nouvelle page s’ouvre, un nouveau projet de jeu inspiré d’Arsenal se dévoile, le boss JMA a décidé d’écrire cette nouvelle page avec les mêmes acteurs, sur le terrain. Mais, avait-il seulement le choix ? C’est une autre Histoire. Les protégés de Garde affirment leur volonté, ils veulent repartir de l’avant, ils veulent voir s’afficher un titre sur leur palmarès à Lyon. Voir s’afficher ou afficher ? Telle est la question.

Si le début de saison est encourageant, Lyon est toujours très loin de posséder un effectif complet. 7 jeunes Lyonnais sont toujours en course à la coupe du Monde des U20, en Colombie. NDinga tardant à pointer le bout de son nez, Maxime Gonalons est toujours le seul véritable milieu défensif. Le secteur défensif a enfin été renforcé avec l’arrivée en urgence de Bakary Koné. Visiblement, on attendait de voir si Cris et Mensah pouvaient tenir leur rôle toute la saison. Et là je pose la question, qu’aurait-on fait si on avait constaté, après le 31 août, qu’il fallait recruter un autre défenseur ? Décidément, quelque chose ne tourne vraiment plus rond dans ce club. On ignore les réelles motivations de Michel Bastos, Ederson joue bien malgré lui les éternels potentiels, Pjanic, malgré sa bonne prestation contre le club Corse, sera à priori bloqué par Gourcuff, joueur dont on ne sait absolument pas si il sera capable de retrouver un niveau de jeu digne de sa réputation. Bref, tant d’interrogations avant ce tour préliminaire !

Une chose est sûre, les Gones ont l’air en bonne forme physique, on constate déjà des changements par rapport à l’ère Puel. L’avenir du club bouché par un terrible brouillard commence à s’éclaircir... Pour terminer sur une note positive (« Ha bah quand même ! », me direz vous), les Rhodaniens possèdent un gigantesque avantage pour aborder cette confrontation, l’expérience des joutes Européennes. Et pour cette raison, les Lyonnais partent favoris. L’enjeu est de taille, l’obstacle est plus délicat à franchir, Anderlecht était l’entrée, voilà le plat de résistance, attention au dessert, il ne faudrait pas se faire entarter.

Matthieu Lemaire
- FootbOL -
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Olympique Lyonnais / Ajaccio : 1-1 à Gerland

lundi 15 août 2011

L'Olympique Lyonnais a concédé le match nul le 13 aout à Gerland, contre l'AC Ajaccio (1-1). Les corses, tenaces et en réussite, n'ont pas plié, bien aidés par le talent de leur gardien Ochoa... et par les montants de Gerland.
Une fois de plus, l'adage "Dominer n'est pas gagner" a tenu à se confirmer. Car si l'OL n'a empoché qu'un point à domicile face aux promus corses, c'est en grande partie à cause de son manque flagrant de réussite. Au total, les Gones auront eu plus d'une dizaine d'occasions de buts, toutes repoussées par le gardien International Mexicain Ochoa, ou stoppées par les poteaux du goal ajaccien. Un manque de réussite déjà constaté lors des matchs amicaux de l'OL...

C'est sous un soleil de plomb que le match s'emballait dès les dix premières minutes. Lisandro Lopez, buteur à Nice la semaine dernière (3-1), et capitaine de l'équipe, se montrait en grande forme : il trouvait coup sur coup les montants de Gerland, d'abord sur une remise astucieuse de Gomis (7') puis sur un centre inspiré de Cissokho (8'). L'argentin, peu fataliste, tentait une nouvelle fois sa chance d'une reprise au point de penalty, mais Ochoa, transféré cet été à Ajaccio, s'illustrait dans une première parade réflexe (10').

L'OL, qui dominait pleinement ce début de rencontre, allait perdre pied physiquement. Malgré de nouvelles occasions de Briand (21'), Cissokho (33') et Gonalons (54'), toutes repoussées par le portier mexicain, les Gones se heurtaient bien souvent au rude bloc défensif des visiteurs. Ainsi, les lyonnais devaient tenter leur chance de plus en plus loin, tant les corses verouillaient l'entrée dans leur moitié de terrain. Opportunistes, les joueurs d'Ajaccio allaient mettre un coup derrière la tête des lyonnais.

Sammaritano crucifie l'OL
Juste avant l'heure de jeu, l'ancien auxerrois Sammaritano profitait d'un excellent travail de son coéquipier Kinkela pour reprendre du droit et tromper Lloris (0-1, 58'). Un avantage pas vraiment mérité à la vue du match, mais acquis honnêtement à force d'abnegation et de rigueur tactique ; les protégés de Rémi Garde devaient s'employer et revenir au score, comme à Nice lors de la première journée.

L'OL, bien qu'un peu assomé par cette ouverture du score, ne se laissait pas abattre et repartait rapidement de l'avant. Gomis trouvait la transversale d'Ochoa sur une reprise puissante du droit (60'), et se battait bien, à la lutte avec Poulard dans la surface corse (68'). Le temps défilait à Gerland, et malgré l'appui et le soutien du public, les Gones ne parvenaient pas à trouver les filets.

Le salut allait finalement venir de Lisandro Lopez. L'argentin, en forme, était à l'origine et à la conclusion du but ; il controlait le ballon et centrait en direction de Miralem Pjanic. Le bosniaque temporisait et centrait, lui aussi, en direction de Lisandro qui trompait de la tête Ochoa dans un angle fermé (1-1, 82'). La partie était totalement relancée, et ce but allait décomplexer les Gones, qui partaient à l'assaut du but corse.

Pjanic trouve le poteau à l'ultime minute
En toute fin de match, Miralem Pjanic prenait la responsabilité de tirer un bon coup-franc. Il enveloppait le ballon, lequel flottait et venait s'écraser au pied du poteau d'Ochoa, une nouvelle fois sauvé de justesse par ses montants. Les Dieux du football avaient choisis leur favori !

Ajaccio arrachait dans la douleur un point à Gerland, le premier de son histoire en terres rhodaniennes. De leur côté, les joueurs de Rémi Garde rentraient lessivés aux vestiaires, persuadés d'avoir tout fait pour l'emporter. C'est aussi la frustration qui dominait, comme l'affirmait Rémi Garde au sortir du match : « La frustration domine ce soir surtout pour les joueurs car ils ont fait beaucoup d’effort, a-t-il affirmé. Nous n’avons pas pu faire la différence. Il a manqué ces occasions en début de match. On aurait pu faire moins d’efforts et faire courir le ballon. J’ai aimé le souci et le désir de mes joueurs de produire du jeu. Je trouve qu’on a eu plus d’espace à Nice. On a peut être manqué d'un peu de patience. On sait qu’on a des choses à améliorer mais le terreau est là. Quand on aura un peu plus confiance les uns en les autres, on pourra espérer encore ».

Le Rubin Kazan, mardi à Gerland (20h45)
La prochaine étape pour les Gones est pour le moins périlleuse : ce mardi, ils affrontent le Rubin Kazan à Gerland, pour le compte du tour préliminaire de la Ligue des Champions. Du résultat de ce match aller (et du match retour, programmé au mercredi 24/08) dépend la participation ou non de l'OL à la plus prestigieuse des compétitions européennes ; deux rencontres capitales qu'il ne faudra pas rater. Malgré le bon match en défense centrale de la nouvelle recrue rhodanienne Bakary Koné, l'entraîneur de l'OL espère le retour de Cris d'ici mardi. « J'espère également retrouver Cris mardi prochain pour le match des barrages. Mardi on va rencontrer une équipe assez semblable, le Rubin Kazan. On va s’adapter, faire une bonne récupération pour être aptes mardi » déclarait Rémi Garde.

Cette-fois, et qu'importe si les Dieux du football seront avec ou contre l'OL : la victoire à Gerland sera impérative.


Mikhaël Defoly
 - FutbOL -
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Nice Lyon 1-3 , un Olympique Lyonnais convaincant

dimanche 7 août 2011

Les hommes de Rémi Garde ont marqué un premier coup hier soir, en s'imposant 3 buts à 1 face à l'OGC Nice (buts de Lisandro, Gomis et Gonalons) lors de la première journée 2011/2012 de Ligue 1. Ils prennent provisoirement et anecdotiquement la tête du championnat.
C'était le grand retour à la compétition hier soir pour l'OL. Un OL "new look" pas si différent de la saison dernière d'un point de vue de l'effectif, mais totalement transformé dans ses valeurs morales par la main-mise du nouvel homme fort du club : l'entraîneur, Rémi Garde. Car si la victoire est belle et signifiante, elle ne fut pas facile ; elle symbolise, en quelque sorte, la saison compliquée à laquelle doivent s'attendre les lyonnais.

Première frayeur de la saison avec une frappe de David Hellebuyck, claquée par Lloris au-dessus de sa transversale (3'), et premier but encaissé dès la cinquième minute de jeu, sur coup de pied arrêté (une tête sur corner de l'ancien lyonnais Anthony Mounier, 0-1) : le début de match laissait perplexe. Les Gones, dépassés, ne parvenaient pas à construire de jeu, le collectif étant peu performant dans le 4-4-2 concocté par Rémi Garde et son staff.

Lisandro et Gomis, associés en pointe, remettent l'OL sur de bons rails
Les dix premières minutes étaient à l'avantage des Aiglons, avant qu'un aigle argentin prénommé Lisandro ne profite d'un long ballon anodin pour placer un pied malin et égalisateur entre Ospina et les cages azuréennes (10', 1-1). Cette inspiration allait remettre l'OL dans le droit chemin, et lui permettre de débuter mentalement une nouvelle partie. Mabiala se heurtait à un Lloris déjà décisif (22'), repoussant la tête du joueur niçois, sur corner. Lyon tenait davantage le ballon et poussait les niçois à la faute. Et c'est sur un corner que l'OL allait prendre l'avantage.

A la retombée du ballon, un cafouillage dans la surface niçoise profitait à Bafé Gomis, lequel expédiait un missile sous la transversale d'Ospina (32', 2-1). Le duo d'attaque fonctionnait à merveille, complémentaire et efficace. Cris trouvait le poteau sur un coup de tête (39'), et Gomis voyait sa tentative contrée au dernier moment (43'). Les Gones repartaient aux vestiaires avec l'avantage au score.

Lloris évite l'égalisation niçoise
Au retour des vestiaires, les niçois tentaient de revenir dans la partie mais se heurtaient à un Hugo Lloris toujours aussi affûté. Il sortait bien dans les pieds de Digard (55'), réalisait une magnifique parade réflexe sur un centre détourné de Mounier (60') et repoussait la frappe cadrée de Mouloungui (66'). L'orage était passé et Lyon allait se mettre définitivement à l'abri, une nouvelle fois sur coup de pied arrêté.

Källström frappait un coup franc, détourné par Lovren sur Ospina. Le gardien azuréen détournait lui-même sur Maxime Gonalons, qui ne se faisait pas prier pour cruxifier les sudistes (73', 3-1). Le score était acquis et la manière était au rendez-vous. Le dernier quart d'heure voyait Cris tacler de très belle manière un Mouloungui intenable, qui avait auparavant effacé Lloris, et Bastos décroiser un peu trop son tir (80').

Fidèle et respectueux de la nouvelle politique du club, qui veut que les jeunes du centre de formation soient intégrés petit à petit à l'équipe professionnelle, Rémi Garde remplaçait Bafé Gomis par Ishak Belfodil

Monsieur Lannoy sifflait la fin de la rencontre sur une belle victoire lyonnaise, plus belle encore une fois les résultats des autres matchs communiqués, car du Big Four français, l'OL est la seule équipe à l'avoir emporté.

Les grosses écuries calent
Paris, battu au Parc des Princes par Lorient (0-1), Marseille tenu en échec au Vélodrome par Sochaux (2-2), et Lille à Marcel Picot par Nancy (1-1), seul Lyon a réussi à s'imposer hier soir, du côté de Nice. Une remarque certes anecdotique, mais qui donne raison, pour l'heure, au mercato peu flamboyant qu'à réalisé l'OL. En s'appuyant sur des joueurs cadres (Lloris, Cris, Lisandro...) et un collectif déjà rôdé par les saisons passées (la composition d'équipe était en tout point semblable à celle de la saison dernière), l'OL a su relancer la machine au moment où Marseille et Paris, clubs aux mercatos estivaux très agités, n'ont pas encore trouvé leurs marques.

De bon augure pour la suite de la saison, mais aussi et surtout pour le barrage de la ligue des Champions, organisé mi-août. L'OL jouera le Rubin Kazan, un club pour le moins compliqué à jouer, et devra, pour avoir la joie de goûter une année supplémentaire à la Coupe aux Grandes Oreilles, éliminer la formation russe. Un tirage au sort pas très heureux dont parlait Bernard Lacombe dernièrement. « C'est le pire tirage que nous puissions avoir, surtout en disputant le match retour à l'extérieur, expliquait-il. C'est une équipe difficile à jouer qui est bien organisée. Elle est en plein championnat. Elle n'en est plus au stade du début de saison comme l'OL ».

Nul doute que le col du Rubin Kazan sera plus difficile à gravir que celui d'Anderlecht, dernier adversaire de l'OL en barrage de Ligue des Champions, il y a deux saisons. Mais avant le match aller, l'OL aura encore la possibilité de s'améliorer ; les Gones reçoivent l'AC Ajaccio, samedi prochain (19h), à Gerland. Un autre véritable test avant une rencontre qui déterminera l'avenir européen de l'OL.

Mikhaël Defoly


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